Nos Concerts

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BRNS au Reflektor

L’idéal après un accident de bagnole est d’y survivre. Après ma mésaventure campagnarde, me voici au Reflektor. Je suis prêt à écouter les rythmiques de BRNS. Sans oublier leurs parties vocales, leurs transitions sonores et leur messes extraterrestres. BRNS réunit bel et bien ces composantes. Celluloid Swamp, leur dernier album en date, illustre à nouveau une envie d’innover, quitte à se détacher de la scène rock ! Ce soir, je ne voulais pas être déçu.
Le quatuor est-il aussi efficace en concert qu’en studio ? Affirmatif.
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Insert Name Festival #6

Deux ans ! Deux ans à subir le flou des mesures gouvernementales. Les mélomanes sont de retour, face à leurs spectacles fétiches, prêts à honorer Euterpe !
Le KulturA. est une association connue des Liégeois pour ses programmations éclectiques. Cette salle de concerts fêtera ses cinq ans d’existence. Avant d’entamer ces festivités, ce lieu organise une nouvelle édition de l’Insert Name. Il s’agit d’une journée entière où les styles punk, metal et stoner sonnent à tout va.

Le seize avril dernier, onze groupes défilent sur deux scènes. S’y ajoute un quotient de l’hypoténuse conséquent. Je n’oublie pas les divers organisateurs (on salue PopKatari), les serveurs souriants et le public visiblement fêtard.

Les moments durant lesquels ça chante faux, l’arrivée de larsens imprévus, le triste bilan déclarant : Putain, c’est tout le temps la même musique… ne décrivons pas ces instants foireux.
Place aux coups de cœur de la sainte journée.
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Eosine au Hangar

Je voue un culte pour les bières ambrées. Lorsque je fous les pieds chez l’association Le Hangar (Liège), j’aperçois la vente d’une boisson de ce type. Il est impossible de me souvenir de son nom, mon cerveau alcoolisé est à plaindre. Reprenons nos esprits ! Nous ne sommes point disposés à faire la promotion de ce Saint Breuvage ! Les concerts reprennent de plus belle. Il est temps de se manger plusieurs murs du son, et d’en parler haut et fort.

En cette soirée de février, Eosine joue devant une salle complète. La formation vient défendre un premier EP enregistré au Wood Studio, à Chênée. PopKatari, collectif liégeois porté par des mélomanes, invite les jeunes membres à faire leurs preuves. Continuer la lecture

Groupe Metal 1 Chenée-4

Down to Dust au Wood Studio

Les lumières sanguinaires du Wood Studio (Chênée) n’inspirent pas l’hostilité. Au contraire, elles accueillent des mélomanes afin d’aider Pilori. Suite à une de leur date annulée, des Belges sont venus à leur secours ! (bien sûr) Quoi de mieux qu’un spectacle à deux centimètres des musiciens, sur quelques mètres carré ?! Vu que plus on est de fous, mieux on rit, Down to Dust s’occupe de la première partie, le soir même. Continuer la lecture

JFJFJ

Bothlane au Reflektor

Ca faisait longtemps que je n’avais pas vécu de vrai concert. Heureusement que la Cité Ardente bouillonne d’évènements totalement fous.
Je me retrouve au Reflektor plus vite que mon ombre dès que je remarque Bothlane programmé à une soirée Hybrid Nights (collectif liégeois). Alain Deval (Ginger Bamboo, Quark, Ana Junnonen) est derrière ce projet. Je l’avais déjà aperçu lors de deux concerts de The Brums. Quant à son aventure solo, elle paraît assez barge!

J’ai testé pas mal de set up mais je ne ressentais pas spécialement le besoin de faire un projet solo. J’étais plus dans l’optique du jazz, de l’improvisation et de l’échange avec d’autres musiciens. Je n’étais pas près pour ça!
Puis, au fur et à mesure, j’ai composé des espèces de morceaux assez expérimentaux, avec peu de beat. Je cherchais beaucoup une texture sonore et de l’improvisation autour d’une idée. Le modulaire m’a permis de synthétiser tout ça. Je ressentais le besoin de faire un truc plus personnel, sans concession et sans l’empreinte d’autres musiciens.
Je viens des arts plastiques, de la peinture. J’aime bien l’idée de passer des journées seul à travailler dans un atelier. Cette sorte d’introspection artistique me manquait. C’est un peu ce que je retrouve avec ce projet. –Alain Deval

Tout le matos batterie/synthé-modulaire du batteur n’est pas sur scène mais bien dans la fosse. La batterie s’entoure d’une multitude de câbles. Lors du show, des lumières aux pieds d’Alain permettent de voyager dans différentes couleurs. Tout est en place afin de vivre un rite electro.

Autour de moi, on balance des têtes et on se dandine. Alain Deval nous fait signe pour qu’on se rapproche de lui. C’est là que se provoque la transe. Les coups de batterie entrent dans l’estomac. Les sonorités, dignes d’un Blade Runner sous coke, transportent de stupéfaction à contemplation. Le batteur ne joue pas pendant 2 heures. 30 minutes suffisent pour créer l’attention.

Il est clair que si tout le monde dansait ce soir-là, je me serait emporté et j’aurais cassé ma clavicule sur un beat d’Alain. Chaque note de sa sainte machine s’arrêtait à de bons moments pour repartir de plus belle. Quelques fois, sa rythmique et ses roulements semblaient provenir d’influences africaines!

On a peut-être l’impression d’écouter des rythmiques africaines parce que j’ai étudié le jazz. J’adore Elvin Jones et son jeu complètement organique. Ainsi que Nasheet Waits, proche des tambours bata et de la trance. D’ailleurs, il y a des disques de bata où l’on dirait presque de la techno.
Dans Bothlane, on s’en éloigne. Je ne cherche pas vraiment ce mélange.
En tout cas, je ne désire pas pondre quelque chose de trop propre ou de trop synthétique. Je veux pouvoir continuer à jouer dans l’instant.
Alain Deval

Alain Deval est la preuve existante qu’une formation jazz, telle que la sienne, amène à de merveilleuses créations artistiques. La musique et ses délires. La musique et ses surprises.

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Photo ©Felipe Obrist

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Damned Soul Fest III : une affiche éclectique

Premier Damned Soul Fest de ma vie. Ce petit festival à la (déjà) grande réputation m’intrigue, et je décide donc de m’aventurer dans le magnifique petit village de Bomal sur Ourthe. A mon arrivée, le froid est déjà perçant. Une petite bière pour réchauffer tout ça, et c’est parti! Je découvre la salle, minuscule mais très chaleureuse et accueillante, avec son côté  »underground ». Qui dit petite salle, dit public serré. Mais pas ici ! Malgré la fréquentation importante, nous ne sommes pas les uns sur les autres.

A l’affiche, des groupes belges, mais pas seulement: Luxembourg, France ou encore Pays-Bas, les pays limitrophes sont fièrement représentés. Une diversité qui me plaît. Il y a une diversité de styles aussi : death, hardcore, rock n’roll, ou encore symphonique. Je ne connaissais que trois groupes de l’affiche. Tant mieux, j’aime les découvertes.

Je commence avec Dirty Wolfgang. Première fois que je les vois en live. Récemment, c’est un nouveau batteur qui a rejoint les rangs des « fils de pute » au rock dur version  »loud ». La bande offre un set carré et énergique, mais assez peu naturel. Malgré la qualité des enchaînements, on sent que les trois musiciens doivent encore jouer ensemble avant d’acquérir une réelle cohésion. Mais mises à part les petites erreurs rythmiques, c’est prometteur! Les influences du groupe sont multiples, mais Dirty Wolfgang arrive à les fusionner en un style propre, puissant, et crade à la fois. Bref, on aime !

DirtyDirty Wolfgang

Anwynn enchaîne. Première fois que je revois le groupe  depuis que Kelly Thans de Pandora’s Key remplace « Bouc » au growl. C’était justement ce mélange de voix que j’aimais. Je suis donc sceptique. Mais je me rends vite compte que mes doutes étaient infondés, tant l’alchimie entre Kelly et Eline est intense! Le mélange marche parfaitement bien. Par contre, toujours au niveau des voix, je ne change pas d’avis sur la voix d’Eline au fil des ans : ses notes méritent d’être mieux « posées ». Quant au reste de la bande, c’est toujours aussi bon et précis! Peut être un petit regret : le set perd en constance et en énergie à sa deuxième moitié.

AnwynnAnwynn

Ma découverte de cette édition

C’est devant Dysrancor que je prends une claque monumentale. J’avais déjà entendu parler d’eux, mais je ne m’attendais pas à ce que mes yeux soient scotchés à la scène de A à Z. Je suis plutôt du genre distraite. Donc, si le groupe qui joue ne me transporte pas, je décroche et ne raccroche jamais. Ce n’est pas le cas avec Dysrancor ! Pas grand chose à redire de leur set, plus que maîtrisé. Avec une bonne interaction entre musiciens et une énergie débordante, le groupe propose un mélange très original et convaincant de brutal death et de black sympho. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fonctionne !

Je n’ai qu’un regret : ne pas avoir pu assister au concert des Français de Fractal Universe, qui a bénéficié de très bons échos. Globalement, le son et les lights étaient très bons. Et les prix des boissons et snacks, plus que raisonnables. En résumé, une troisième édition réussie! Au total, ce sont près de 500 personnes qui ont fait le déplacement cette année.

Pour finir sur un mot de Matthieu Addonisio, l’organisateur: « Mes attentes sont comblées, et au niveau financier, c’est une édition plus que réussie ». Il faudra encore attendre quelques semaines pour savoir si une nouvelle édition aura lieu en 2021. Mais nous, on l’espère !

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Valentine Cordier
Photos ©Lau Pi / Illustration bannière ©Lau Pi (Ayoub)
Article également publié sur Metal Overload

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Landing Planes au Waterfall Racoon Studio

Lorsque tu traverses à pied et en pleine soirée la N673 (Trooz) juste pour la musique, alors, la passion brûle en toi. Si je pars à la campagne avec mon photographe de choc, c’est pour voir les prestations scéniques de Landing Planes (trio franco-belge/stoner rock).

Une fois arrivé sur les lieux, tout est confort (bière 1 euro, pains/saucisses gratos, bonne humeur au rendez-vous). La salle, petite soit-elle, me rappelle toujours à quel point j’aime l’ambiance d’un concert à petite échelle. 

La salle du Racoon Waterfall offre une atmosphère particulière: du fait d’être isolée dans la campagne et d’avoir une capacité de 50 personnes à peine. Une fois à l’intérieur, on se sent dans une petite bulle entre copains, même avec des inconnus. D’un point de vue pratique, un des avantages est l’accès à la scène pour monter et démonter le matériel, qui se fait à part de l’entrée du public. Chose peu commune pour les petites scènes. On peut aussi y enregistrer l’audio de son live en ramenant une carte SD à l’organisateur. Il a installé tout ce qu’il faut pour y arriver. De quoi promouvoir tout ce qui est post-concert. –David Annenkoff (batteur de Landing Planes)

Le trio débarque sur scène et le soundcheck envoie déjà du lourd! Dès les premières notes jouées, la claque est sévère. Une sonorité bien plus frontale, directe et agressive que celle du premier groupe avant eux. Tout sonne clair. On distingue chaque performance. Le slap du bassiste. Les cris mélodieux du chanteur. Le public, lui, gronde sa joie après chaque fin de chanson. Les morceaux s’enchaînent à merveille. Plus le concert avance et plus mon ami me fait remarquer que Landing Planes serait peut-être la relève de feu Mølk. Une nouvelle met du baume au cœur! Certes, nous n’avons pas connu Kyuss. Cependant, Liège regorge désormais de groupes (Hetouht, Elefar, Karma Nova) dont les concerts deviennent mémorables pour tout féru de rock!

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Le stoner est-il pour autant un genre musical bien reçu en Belgique?

Le stoner vit bien en Belgique! Mieux en Flandre qu’en Wallonie. Mais globalement très bien. D’ailleurs, ce sont des Flamands qui nous ont offert notre première scène (No Name Collective). Le fait qu’il y ait NNC, un collectif dédié au stoner accueillant des groupes du monde entier en Belgique, montre que le genre y est bien reçu. La Belgique rayonne à l’international. Puis, on a des groupes qui fonctionnent bien. Ils sont nombreux et ont un public très fidèle. Atomic Vultures, Your Highness, MIAVA, My Diligence, Fire Down Below, Tangled Horns, Psychonaut,…
Si on regarde du côté des festivals, depuis 2014, on a le Desertfest, un des plus gros festivals de stoner au monde. L’Alcatraz se veut éclectique et a une scène dédiée au genre depuis l’an passé: une scène rien que pour le stoner, un signe de bonne santé!
Quant au public stoner, ce sont des experts qui ont une grande culture. Ils connaissent leurs classiques mais sont toujours ouverts aux nouveautés. Ça change des « true metalheads » qui ne jurent que par les groupes de plus de 30 ans. Dans le stoner, il y a cette recherche de la nouvelle pépite. Sans oublier qu’un esprit communautaire encourage à partager de nouveaux sons et à soutenir les groupes émergeant. Tout le monde s’entraide et s’apprécie.
-David Annenkoff

Ce n’est que le second live pour Landing Planes. Les membres fourmillent d’idées concernant d’autres dates. Il n’est pas trop tard pour découvrir ce groupe qui laisse un bon souvenir d’écoute. Du riff inoubliable et implacable de « Falling Apart » à « Define », dont la violente douceur a su clore le concert en beauté! Rien ne tient qu’à vous d’écouter cette musique d’une lourdeur apaisante (comme dirait David).

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Photos ©Alexis Docquier – 04/01/2020

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Fléron tremble pour la release party d’Obsolete Humanity

Au bout d’un parking immense, après un dédale entre des bâtiments délabrés, j’atteins finalement les locaux de Primitive Music: une salle minuscule, mais chaleureuse, à la très bonne acoustique.

Ce soir, Obselete Humanity présente son EP éponyme et partage l’affiche avec Squidhead, Ashes Into Blood et Komah. Une affiche de qualité en accord avec le style que propose les nouveaux venus de la scène liégeoise. Je vois débarquer sur scène quatre jeunes gars vêtus de masques à gaz. Remake death metal de Rise Of The Northstar? La suite me prouvera que non. Continuer la lecture

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Deathtura au Reflektor

J’étudie à Louvain-la-Neuve. Lorsque Deathtura passe au Reflektor, je reconnais plusieurs têtes de la cité universitaire. Une communauté prête à se taper presque 100 km afin d’afficher ses cornes digitales. Mon fief se fait envahir par une audience heureuse de retrouver sa jeune bande.

Le chanteur, habillé d’un gilet pare-balles, oscille toujours entre un chant clair et un terrifiant grondement. Un trait assez particulier au groupe. Certains considèrent ces musiciens comme la relève de Channel Zero. D’autres affirment qu’ils ont la qualité de jouer un metal accessible à tout auditeur. 

Les différentes approches de styles caractérisent le plus Deathtura. Tout le monde trouvera son compte avec notre musique. Pour preuve, 85% des personnes qui n’aiment pas le metal adorent nos concerts! On a la jeunesse et l’audace. On a aussi nos influences assez old school.
Le manager de notre label nous a décrit comme faisant du 360° metal. On compte évidemment mieux définir notre style pour notre deuxième album en cours d’écriture. –
Nico Mike D., batteur de Deathtura

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D’ailleurs, ils collent parfaitement à l’affiche liégeoise, derrière un Dagoba qui a fait ses armes dans le mélange des genres (rock/electro/metal).

A titre personnel, mon souvenir le plus marquant au Reflektor, c’est le contact qu’on a eu avec Dagoba. On est passé de fans à collègues le temps d’une soirée! Avant le concert, j’ai passé un moment mémorable, seul sur scène avec Nicolas Bastos. On a parlé batterie forcément… Il a beaucoup complimenté mon kit de batterie et m’a donné plein d’astuces de placements d’éléments. J’ai même réussi à lui glisser quelques conseils sur son propre kit. Un instant un peu particulier qui a plus de valeur aux yeux d’un batteur qu’à ceux d’un lecteur. Cet échange privilégié a été très important pour moi. –Nico Mike D.

Dès les premières notes, je m’avance vers le devant de la scène. L’adolescent ne jurant que par le metal remonte en moi et contemple le jeu du groupe.
Le titre m’épatant le plus: « Escape the Time ». Le riff initial me fascine tant que je ne cesse de fixer les doigts du guitariste. Des mélodies bien plus graves viennent s’y imbriquer. Laissez-les mijoter, puis ajoutez une batterie tapant plus fort que le cœur d’un tachycardique! Sacrée turbulence.

On savoure encore jusqu’au dernier morceau, « Purgatory of Our Future ». De quoi laisser une vague de notes agressives. Le tout accompagné d’un jouissif timbre de voix caverneux. Une chanson qui donne la sensation d’en vouloir plus… Toujours plus de Deathtura! Je souhaite en entendre beaucoup plus après ces trente minutes de live. Un spectacle court mais intense. Un avant-goût prometteur et optimiste quant aux nouvelles générations metal.

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Photos ©Alexis Docquier – Reflektor, 01/09/2022

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Jovanotti à Rocella Ionica

Il faut souffrir pour être belle. Une expression à laquelle on pense fortement lorsqu’on passe ses vacances d’été dans le Sud de l’Italie. C’est comme si Greta Thunberg se cachait derrière nos têtes pour nous rappeler qu’il n’y a pas que les banquises qui croulent… Puis, arrive ce jour où l’on m’annonce que je pars assister au Jova Beach Party de Jovanotti, à Rocella Ionica (Calabre). Je pensais avoir fumé la moquette. Pourtant, ça n’avait rien d’irréel. J’allais voir l’artiste italien le plus inspirant et inspiré de ces dernières années !

Jovanotti, ou Lorenzo Cherubini de son vrai nom, est un faiseur de miracle. Tout au long de sa carrière, il n’a cessé de toucher à tout: rap, rock, hip hop, électro, jazz. C’est peu dire d’admettre que ses créations font partie du patrimoine culturel méditerranéen.

L’enthousiasme pour les nouveautés fait partie de notre système opératif aussi bien que la peur du neuf. Entre ces deux fonctions, nous nous dirigeons vers le futur. -Jovanotti

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