Les faits sont non négociables. Quand on est journaliste, s’en rappeler est un devoir. D’ailleurs, plusieurs personnalités modèlent les faits et présentent des réalités alternatives. Certains chroniqueurs de LN24, comme les fachos de CNews, ne font pas du journalisme, mais bien de la propagande méprisante envers les classes populaires les plus fragilisées.
C’est pourquoi, lire et stimuler l’esprit critique sont deux actions nécessaires. Il ne faut plus se faire entuber !
Le premier tome de Billy Bat, le manga de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki, introduit Kevin Yamagata, un dessinateur américain d’origine japonaise. Ce dernier vit à Los Angeles et connaît le succès en 1949 avec son comic Billy Bat. Cette série met en scène une chauve-souris détective. Il apprend soudainement qu’il aurait pu plagier cette fameuse chauve-souris, en voyant une image similaire au Japon. Pour avoir le cœur net et rencontrer le créateur originel, Kevin se rend à Tokyo.

Tout au long de la lecture, l’auteur nous transporte de pays en pays, d’époque en époque. Comme pour 20th Century Boys, Naoki Urasawa joue avec les symboles. A travers Billy Bat, la chauve-souris sembler traverser le temps et l’espace, laissant sa trace partout.
Mon voyage s’arrête après 6 tomes. Non pas que la lecture soit insupportable. Mais je préfère savourer à mon rythme, tant les infos à absorber sont nombreuses.
J’ai tout de même hâte de reprendre la lecture. Pourquoi ? J’aimerais enfin résoudre les principaux mystères. Que représente cette chauve-souris ? Quel sera le message principal de l’œuvre ? Est-ce possible de combiner complotisme et faits historiques, sans être incohérent une seule fois ?
La notion de vérité est aussi au centre du récit. Faut-il croire ce que l’on contemple ? Qui dit vrai ? Qui dit faux ?
Aujourd’hui, notre réalité devient une mauvaise fiction. En d’autres mots, nos dirigeants n’ont plus besoin de brouiller les pistes à la manière d’Urasawa. Comment le prouver ? En lisant les paroles d’Olivier Corten, spécialiste du droit de la paix et de la sécurité internationale.
Il y a des violations du droit tout le temps. Pour moi, une règle ne vaut plus quand on ne s’en prévaut plus […] Donald Trump n’essaie même plus d’invoquer le droit international. À un journaliste du New York Times, il a déclaré que sa seule limite était sa propre moralité. Si chacun a sa morale, il n’y a plus d’ordre du tout.
Désormais, même un dessin peut nous piéger, rapidement. Car si on fait confiance aux paroles des politiciens, pourquoi une chauve-souris ne pourrait pas être la source de nos maux ?
brunoaleas – Illustrations ©Naoki Urasawa













