Musique

Sarah Kinsley, l’avenir de la pop ?

Si en Europe, beaucoup de gens sont passés à côté du phénomène indie du moment, l’Amérique, elle, a la vision. Sarah Kinsley, révélée notamment grâce à son titre « The King » sur TikTok, est absolument l’artiste sur laquelle se brancher en 2026.

Elle fait partie de la génération d’artistes émergents, créatifs mais surtout polyvalents. Formée dès l’enfance à la musique classique, puis passée par des études en ingénierie du son, elle développe un univers mélodramatique qu’elle maîtrise avec une précision remarquable. 

Après plusieurs EP aux ambiances introspectives et mélancoliques, elle dévoile en 2024 son premier album, Escaper. Honnêtement, ça claque. C’est un album qui sait varier dans l’intensité des morceaux qu’il propose, sans pour autant qu’il y ait d’incohérences. Il reste énergique, malgré des thèmes comme la quête de soi ou le désir d’évasion qui peuvent vite devenir lassants et finir en bruit de fond. 

Escaper, c’est un album que j’aime qualifier de graphique, parce que les prods sont minutieusement travaillées et permettent de le vivre de manière immersive. 

Certains sons me font par exemple penser à des décors de dark fantasy, tout en restant pétillants et modernes, créant un super contraste. Une forme de nostalgie dans laquelle on se projette s’impose et c’est là que la magie de Kinsley opère.

Plus récemment, l’artiste a dévoilé Fleeting, un EP à la fois plus moderne et plus épuré, qui se démarque par un style électro-pop qui  pulse entre des percussions tonitruantes, des nappes de synthés texturées et la voix aérienne de l’artiste. 
S’il ne fallait retenir que quelques titres de sa discographie, peu importe l’humeur ressentie, on pourrait citer « Fleeting », « The Escape », « Reverie », « Lovegod », « I’m not a mountain » ou encore « Cypress », dont le clip, aux couleurs saisissantes, mérite largement le détour.

Smash
Photo ©Dillon Matthew

Publié le 15 mai 2026

LA DURE A CUIRE #150

La Dure à Cuire est un concept né en 2018. Commentons l’actu rock de la plus douce, à la plus brutale. Puis, écoutons sa playlist !

Lorenzo Di Maio

Lorenzo Di Maio est le meilleur guitariste du Plat Pays ? L’un des meilleurs. Pourquoi ? Via Ruby II, il joue une patte reconnaissable, tant ses arpèges font voyager !

Salmo

Forse l’amore non esiste. Non è una favola di Disney. È un’odissea e non sono Ulisse, nah.
È inutile capirsi, è colpa dell’eclissi, baby.

Violet Grohl

Après quelques paragraphes dédiés à Violet Grohl, « Cool Buzz » mérite amplement sa place dans la Dure à Cuire. Hâte d’écouter son premier album, fin mai !

Perseide

Depuis 2010, Perseide mélange rock, metal et punk. Les Français balancent la sauce sur « Shadows ». Les fioritures electro ne sont jamais de trop et le refrain demeure accrocheur.

brunoaleas

Publié le 12 mai 2026

Violet Grohl, déjà vu ?

La musique de Violet Grohl me rappelle ô combien faire du neuf avec l’ancien est accrocheur. Rock, vif et mélodieux, voici des qualificatifs parfaits pour désigner ses productions. Be Sweet to Me, tel est le nom de son premier album dont la sortie est prévue fin mai. Parmi ses inspirations, l’artiste cite Pixies, Soundgarden, Cocteau Twins et The Breeders.

Puis, insistons un instant sur son travail. Elle n’a pas composé une soupe déjà vue et revue – à la différence d’un groupe comme Oasis, englué dans son genre musical, de facto, peu intéressant –. Non. Elle semble bel et bien suivre la marque des grands ! En d’autres mots, c’est comme si elle continuait de tracer le chemin entamé par les musiciens grunge. Et ce, sans pour autant singer les vieux de la vieille. D’ailleurs, son daron, ex-batteur de Nirvana, avoue s’être inspiré du mixage de son album pour concevoir Your Favorite Toy, le nouvel opus des Foo Fighters !

Pourquoi s’arrêter à un seul parallèle ? Giulio Greco écrit la préface de La Fragranza della Terra (Giuliano Ladolfi Editore, 2025). Il décrit une expérience vitale.

Comme l’enseigne l’histoire, nulle génération n’est révolutionnaire au point de supprimer les éléments de la précédente. Pour construire le futur, les racines sont nécessaires. Elles se trouvent dans le passé.

Donc, personne n’a de futur, si on n’a pas de passé. Brava Violet !

brunoaleas
Photo ©Bella Newman

Publié le 11 mai 2026

L’univers de Theodora : entre identité, corps et esthétique contemporaine

L’univers de Theodora, révélée notamment par le titre « Kongolese sous BBL », s’impose comme une proposition artistique hybride, à la croisée des influences culturelles et des esthétiques contemporaines. À travers ce morceau emblématique, la chanteuse affirme un univers singulier, où se rencontrent identité, corporalité et affirmation de soi.

Avec « Kongolese sous BBL », Theodora ne se contente pas de livrer un titre musical : elle pose les bases d’un imaginaire fort, ancré dans une double culture et nourri de références diasporiques. L’univers qu’elle développe s’inscrit dans une dynamique à la fois intime et politique, où le corps devient un territoire d’expression. Le titre, provocateur et revendicatif, interroge les standards de beauté et célèbre des esthétiques longtemps marginalisées.

Cet univers se distingue par une énergie plus affirmée que dans certaines formes traditionnelles de chanson introspective. Ici, la retenue laisse place à une présence assumée. Les sonorités, souvent rythmées et influencées par des courants afro, urbains et pop, participent à construire un espace sonore vibrant, en phase avec les scènes actuelles. Theodora y affirme une identité artistique qui ne cherche pas à se lisser, mais au contraire à revendiquer ses contrastes. Visuellement, l’univers associé à « Kongolese sous BBL » prolonge cette démarche. L’esthétique est plus frontale, plus incarnée : les corps sont mis en avant, les images jouent avec les codes de la représentation et détournent certains clichés. Couleurs marquées, attitudes affirmées, symboliques culturelles. Tout concourt à créer un univers visuel puissant, en dialogue direct avec le propos du morceau.

Mais au-delà de l’affirmation, l’univers de Theodora conserve une dimension réflexive. Derrière l’énergie et la mise en scène, se dessine une volonté de questionner les regards, de déplacer les normes et de proposer de nouvelles représentations. Son travail s’inscrit ainsi dans une génération d’artistes qui utilise la musique comme un outil d’expression identitaire, autant qu’un vecteur esthétique.

En définitive, l’univers de Theodora, tel qu’il se déploie avec « Kongolese sous BBL », repose sur un équilibre entre puissance et intention. Un univers qui assume sa visibilité, joue avec les codes contemporains et s’inscrit dans une réflexion plus large sur le corps, la culture et la représentation.

Fortuné Beya Kabala
Deuxième photo ©Lea Esmaili

Publié le 4 mai 2026

Help(2) : s’engager est aussi artistique

L’album Help(2) est sorti le 6 mars et il m’a posé une question immédiate : participer à ce projet, est-ce un engagement politique suffisant pour un artiste ? Ou simplement un beau geste humanitaire ? Help(2) est un album produit par War Child dans le but de récolter des fonds pour les familles touchées par des conflits militaires, sur le plan psychologique, éducatif et matériel.
L’album n’est qu’un fragment du travail réalisé par l’organisation ; leur site donne une idée de l’ampleur de leurs actions.

Sur l’album, on retrouve des artistes déjà connus pour leurs prises de position : Fontaines DC, Olivia Rodrigo, Big Thief, Damon Albarn, English Teacher, Pulp, Sampha, Young Fathers. Des noms dont on connaît la colonne vertébrale. Et puis, il y en a d’autres qui m’ont surprise : Arctic Monkeys, Depeche Mode, Wet Leg ; des artistes qui ont longtemps cultivé une certaine discrétion politique, et dont la présence ici dit peut-être quelque chose. Peut-être que le contexte actuel rend le silence de moins en moins tenable, même pour ceux qui l’avaient choisi.

Il y a toujours ce débat : un artiste a-t-il le choix de rester neutre ? Pour moi, la réponse est non. L’art n’est jamais neutre. Avec son art, sa communauté, son influence vient une responsabilité : celle de ne pas regarder ailleurs quand le monde brûle. Prendre position sur des valeurs fondamentales ne fait pas couler une carrière, au contraire, ça construit une relation de confiance durable avec son public.

Olivia Rodrigo en est l’exemple le plus parlant. Artiste pop devenue célèbre via Disney Channel. Depuis 2022, elle soutient activement les organisations qui défendent l’éducation sexuelle, la contraception et le droit à l’avortement. Elle s’est publiquement positionnée contre l’administration Trump. Elle a dénoncé la situation à Gaza. Dans un univers (la pop) où prendre position reste rare et risqué, elle le fait quand même. Et ça compte.

Parce que de mon côté, écouter de la musique n’est plus un acte anodin. Je veux savoir à qui je donne mon argent, mon écoute, mon attention. Pas par idéalisme naïf, mais parce que ces ressources ont une valeur réelle, et je refuse de les offrir à des artistes dont les valeurs sont contraires aux miennes, ou pire, à ceux qui profitent d’un système qu’ils ne remettent jamais en question. Ce n’est pas un boycott systématique, c’est un choix conscient. Celui de soutenir des artistes qui luttent, résistent et utilisent leurs plateformes pour quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes.

Dans le contexte politique dans lequel on vit, c’est le minimum qu’on peut demander.

Erin Terlier 

Publié le 10 avril 2026

LA DURE A CUIRE #148

La Dure à Cuire est un concept né en 2018. Commentons l’actualité rock de la plus douce, à la plus brutale. Puis, écoutons sa playlist !

En Route, Boys

Technique. Pointu. Apaisant. Rêvez yeux ouverts, en écoutant En Route, Boys. Ces Canadiens forment un trio. Ils offrent un album éponyme à savourer lors d’un long voyage.

Sevendust

Sevendust est mon groupe metal préféré. Je ne connais pas leur discographie par cœur, j’avoue. Toutefois, je sais quand un morceau est bon sa race de ses grands morts fini au napalm. « Unbreakable » est d’une durée trop grande, mais demeure jouissif !

Muse

I won’t bow to the universe. I can break its curse. And build us something new. I long to fall into the sun (be with you). It can’t just be with anyonе. It’s got to be with you.

The Antlers

Blight est le dernier album en date des Antlers. Ce groupe, on aimerait le voir jouer, face au coucher de Soleil, quand on fête son dernier anniversaire.

brunoaleas

Publié le 25 mars 2026

LA DURE A CUIRE #147

La Dure à Cuire est un concept né en 2018. Commentons l’actualité rock de la plus douce, à la plus brutale. Puis, écoutons sa playlist !

A.gris

Alex Delamard se lance en solo pour proposer une musique ultra moderne. Le chanteur s’associe à la voix de Tessa Gustin. Le résultat : un morceau fort, rappelant la maestria d’Alex G.

Father John Misty

God said, « No »
I said, « Twice »
C’mon, big man
Won’t you make me?
Year Zero in the summertime

Messa

The Spin est un album si riche ! Le groupe déploie son talent. Chaque morceau est une pièce unique de l’héritage stoner.

Jules Henriel

« Pour Jules Henriel « Our own self assurance » représente donc la première pierre d’une nouvelle aventure humaine, personnelle et musicale ». Le communiqué de presse est clair. Ici, les oreilles apprécient la magie éternelle d’une guitare et d’une voix.

brunoaleas

Publié le 3 mars 2026

Florence + The Machine à l’AFAS Dome

Anticipons les « Il y en a qui disent… »Se réjouir, profiter des nouveaux albums ou des concerts de nos artistes préféré·e·s, avec tout ce qui se passe dans le monde, c’est fermer les yeux sur une réalité très négative ?

Si on ne doit se concentrer que sur ce qui se passe mal, comment sommes-nous censés tenir le coup ? Evidemment, il faut être à jour, manifester, faire du relais d’infos… mais il n’y aura plus personne pour le faire si on a aucune échappatoire. Et c’est le but de notre gouvernement aujourd’hui avec l’augmentation de la TVA, entre autres, dans le culturel, sur le sport, etc.

Personnellement, je ne saurais pas vivre sans concerts. Mais, entre le fait que les prix des billets sont de plus en plus chers et que le gouvernement belge n’en fait qu’à sa tête, il n’y aura bientôt que les riches qui pourront en profiter. 

J’ai eu la chance d’aller voir Florence + The Machine, à l’AFAS Dome. Ce genre de concert me rappelle à quel point la musique doit rester accessible. 

On connait déjà le talent de Florence grâce à « Dog Days Are Over », « Shake It Out », ou encore « Say My Name », cependant, c’est son dernier album Everybody Scream qui a vraiment donné vie à ce spectacle. Avec une scéno très « witchy » et un peu gothique, j’ai vu quelque chose de différent. Elle a transporté le public (majoritairement queer) dans son univers du début à la fin. 

L’ouverture de concert avec les danseuses, appelées witchchoir, nous a tout de suite mis dans l’ambiance. Quant aux moments plus intimistes, où il n’y avait que Florence et son micro, ils ont permis une profondeur émotionnelle qu’on voit de plus en plus rarement chez les artistes. 

Une autre artiste m’a étonnée. Paris Paloma était en première partie. Je la connaissais grâce à son titre très connu « Labour ». Elle était parfaitement en accord avec la direction artistique du groupe. Des textes féministes, engagés, ajoutés à ça, une énergie douce mais entrainante. Le public était conquis ! Elle a terminé son set avec « Labour » et c’est ce moment qui m’a le plus marqué. J’ai enlevé mes bouchons et j’ai juste eu une vague d’émotions, en entendant tout le public chanter le refrain de cette hymne féministe. 

Et c’est ça aussi les concerts. Ça nous rappelle les raisons pour lesquelles on se bat contre le système actuel.

Erin Terlier – texte & photos

Publié le 27 février 2026

LA DURE A CUIRE #146

La Dure à Cuire est un concept né en 2018. Commentons l’actu rock de la plus douce, à la plus brutale. Puis, écoutons sa playlist !

Friko

Seven degrees
Just one more for you and me
We’re souls in a line
Waiting to meet
Waiting for that summer breeze

Buck Meek

Connu comme guitariste et choriste de Big Thief, Buck Meek sort un album, fin du mois. Son chant amène un côté vif à son style folk si électrique.

Young The Giant

Young The Giant revient pour un nouvel album. Le groupe fut l’une des meilleures découvertes Youtube de mon adolescence. Pouvoir écouter leur morceau est souvent une surprise inévitable, tant le chant est béni des cieux, tant leurs mélodies accrochent de la tête aux pieds.

brunoaleas

Publié le 9 février 2026

Kendrick Lamar – DAMN.

DAMN. est le quatrième album studio de Kendrick Lamar. Il est sorti en 2017, quelques mois après l’élection de Trump pour son premier terme. Très rapidement, il fut salué par les critiques : du point de vue des ventes physiques, des classements d’écoute et même d’institutions aussi élitistes que l’académie qui décerne le Prix Pulitzer (prix américain de littérature, journalisme et composition musicale).

C’est d’ailleurs le premier album de hip-hop qui l’a obtenu. Comment ? Est-ce que cette œuvre vieille de presque 10 ans peut-elle continuer à nous apprendre des choses sur notre époque ?

Grande amatrice de rap anglophone, je me suis rapidement jetée sur cet album. Comme pour ses deux albums précédents, Kendrick Lamar raconte une histoire dans une histoire. Chaque chanson peut être écoutée individuellement, mais toutes ensemble dans l’ordre inscrit sur la setlist, elles forment un tout, une narration cohérente.
Comme je l’ai écrit dans l’introduction, cette œuvre a vu le jour dans un climat politique particulier. Après des mois de campagne entre Hillary Clinton, celle qui avait pu ainsi devenir la première femme présidente des Etats-Unis, et l’agresseur sexuel notoire (maintenant, condamné coupable), Donald Trump.

Le pays est plus divisé que jamais. Comment expliquer cette dichotomie ? Lamar y répond avec une autre polarité. Son album force à se demander : « Est-ce que les souffrances que nous vivons sont dues à notre faiblesse ou à notre malice ? La violence est-elle une réponse motivée par nos traumas ou par une véritable volonté de nuire ? ».

Kendrick Lamar décrit son milieu, les violences physiques, verbales et systémiques qui ont fait de lui l’homme qu’il est. Il continue à toucher les afro-américains de manière disproportionnée. Les traumatismes qui ont été infligés à cette communauté sont les socles des Etats-Unis d’Amérique. De l’esclavagisme à la ségrégation raciale, en passant par l’incarcération de masse et les violences policières. Le rappeur met en lumière le fait que toutes les violences extérieures ont créé un climat de peur et de haine interne. Comment est-ce que les médias peuvent diaboliser les gangs, les émeutes, tout en crachant constamment sur les minorités (raciales ou autres) ?

A travers ces différents questionnements, Kendrick synthétise, avec beaucoup de poésie, l’époque et le milieu dans lequel il évolue. Sur des prods sublimes, il décrit, analyse et critique. Quand, j’ai écouté cet album pour la première fois, je bouillonnais de rage. Cet artiste légitimise sans inciter la colère. Son dernier titre, « Duckworth », montre comment un acte de bonté, même insignifiant, peut avoir un impact énorme sur nos vies.

En conclusion, je dirais que DAMN. est toujours pertinent car nous sommes, malheureusement, encore dans une période de tension. Trump est parti pour un second terme désastreux.
Mais chaque acte de bienveillance compte. Nous sommes parfois affaiblis mais jamais anéantis.

Marie-Henriette – Ecrit pour Scan-R

Publié le 9 février 2026

LA DURE A CUIRE #145

La Dure à Cuire est un concept né en 2018. Commentons l’actu rock de la plus douce, à la plus brutale. Puis, écoutons sa playlist !

Jadu Heart

Post Heaven, quel album fabuleux. Il faut écouter Jadu Heart. Pourquoi ? Pour comprendre qu’il existe d’autres artistes aussi talentueux que King Krule.

Crache

L’écurie Howlin’ Banana surprend toujours aujourd’hui ! Le groupe Crache sert un jeu vif et brut. Perdez-vous dans les bois, en écoutant leur musique, à la fois fanfaronne et terrifiante.

Avalon Bloom

Une personne ne peut pas changer le monde. Mais une personne peut nous changer. « Maya », composé par Avalon Bloom, semble l’affirmer !

Atum Nophi

First you’ll knock and I’ll let you in
You’ll say you’re cold and ask for tea
I’ll pick up the brandy

brunoaleas

Publié le 2 février 2026

LA DURE A CUIRE #144

La Dure à Cuire est un concept né en 2018. Commentons l’actu rock de la plus douce, à la plus brutale. Puis, écoutons sa playlist !

Pixies

Après Mac DeMarco, vlà un autre nom à oublier. Pixies ne fait plus d’effort. Difficile de rester debout, quand on sait que la bande partageait Surfer Rosa, en 1988… là, c’est bon !
La recette est la même depuis longtemps : chant cartoonesque, guitare aux échos prévisibles, et jeu à la batterie à peine mémorable.

Karnivool

You almost had the honesty
To lead us to the fall
The hardest part is fear, my friend,
We almost had it all

Arctic Monkeys

En 1995, la première compilation Help est pensée pour venir en aide aux populations touchées par le conflit dans l’ex-Yougoslavie. Aujourd’hui, les humains sont encore aussi demeurés et assoiffés de sang. Pire, ils ne comprennent pas qu’appuyer et financer une guerre est la plus grande des injustices. Arctic Monkeys compose alors un morceau nommé « Opening Night ». Elle sera présente sur la nouvelle compilation, censée sortir en mars. A quoi servira l’argent des ventes ? Assurer un avenir meilleur aux enfants dont la vie a été bouleversée par la guerre.
Et cette année marque les 20 ans d’un album mythique, Whatever People Say I Am, That’s What I’m No. Il faut fêter ! Pourquoi ? Ce disque demeure indémodable.

brunoaleas

Publié le 29 janvier 2026