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La Carrière Festival remet le couvert

Après une première édition soldout, La Carrière Festival revient avec son lot de découvertes musicales.

La Carrière est en passe de devenir le rendez-vous estival des amoureux de musique indépendante. Ce festival à taille humaine se déroule le 17 août, le long du Burnot, entre les villages de Bioul et d’Arbre, à 20 kilomètres de Namur, et propose une ambiance conviviale, un cadre naturel, des produits locaux… Mais surtout une programmation musicale hétérogène qui mêle pop, slacker, folk, post punk, kraut et électro. Une diversité des genres qui réunit les plus vieux comme les plus jeunes. Continuer la lecture

Publié le 13 août 2019

TOP 5 PERSOS TARANTINO

Hauts en couleur, les personnages de Quentin Tarantino ne cessent de surprendre.

Le dialogue a toujours eu son importance dans les longs métrages de Quentin Tarantino. Ce qui les sublime par-dessus tout, ce sont ses personnages. Incarnés par des acteurs et des actrices d’exception (Brad Pitt, Leonardo DiCaprio, Uma Thurman, etc.), ils font honneur à l’imagination et aux scènes cultes du cinéaste. Avant la sortie de Once Upon a Time… in Hollywood au cinéma, un petit classement des meilleurs personnages de Quentin Tarantino s’impose.

1. Calvin J. Candie (Django Unchained)

Messieurs, vous aviez ma curiosité, maintenant vous avez mon attention.

Il pourrait être votre meilleur ami comme votre pire ennemi. Cette dualité résume la complexité comportementale de Calvin J. Candie. Qui de mieux que Leonardo DiCaprio pour refléter cette crapule sans nom? On ne compte plus les films où l’acteur brille à travers ses prestations (The Departed, Shutter Island, The Revenant). Pourtant, Django Unchained marque un renouveau dans son jeu. Le raciste, imprévisible dans ses actes et aux diverses nuances, colle parfaitement à la peau d’un Leonardo DiCaprio. Tout comme Hans Landa (Christoph Waltz, Inglourious Basterds), Calvin J. Candie fascine, tant sa rhétorique effraye et séduit.


2. King Shultz (Django Unchained)

Je n’avais jamais rendu sa liberté à quelqu’un. Je me sens responsable de toi.

Père spirituel de Django, le docteur King Shultz symbolise une rare générosité au sein du septième film de Quentin Tarantino. Plongés dans un western sans foi ni loi, King Shultz et Django forment un duo passionnant à suivre. Ils enchaînent dialogues et stratégies utiles pour s’échapper d’un monde brutal. La sagesse du docteur fait de Christoph Waltz un être intelligent et attachant. L’allemand n’a jamais été aussi doux à entendre!


3. Jules Winfield (Pulp Fiction)

Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand, sur toi, s’abattra la vengeance du Tout-Puissant!

Jules Winfield constitue la part la plus symbolique de Pulp Fiction. Son costume, sa réplique tirée de la Bible et son duo avec Vincent Vega (John Travolta) sont mémorables! Samuel L. Jackson campe un premier rôle quoi va relancer sa carrière. Son personnage désire s’éloigner de son travail de tueur à gages. Il souhaite s’exiler et changer de code moral. Il vise à rompre sa routine trop pesante… De quoi intriguer le spectateur et le pousser à mieux saisir sa personnalité!

 

4. Hans Landa (Inglourious Basterds)

J’adore les rumeurs. Les faits sont parfois trompeurs alors que les rumeurs, vraies ou fausses, sont souvent révélatrices.

Et si le Mal incarné se cachait derrière un sourire? Il serait nazi et se nommerait Hans Landa. La scène d’ouverture d’Inglorious Basterds donne le ton. Le colonel SS débarque chez une famille française dans le but de débusquer des Juifs… Et de les exterminer. La tension est à son comble. Le sadisme du colonel s’illustre en tout point. Antagoniste par excellence, Christoph Waltz interprète le personnage le plus terrifiant de la filmographie de Quentin Tarantino.


5. Marquis Warren (The Hateful Eight)

Tu crois en Jésus maintenant, hein salope? Bien bien. Parce que tu vas le rencontrer.

S’il y a quelqu’un à ne surtout pas embêter, c’est bien le Major Marquis Warren. A la fois juge et témoin, il scrute chaque détail de ce qui l’entoure. La neige ne suffira pas à laver les mains ensanglantées des salopards… Marquis Warren en est tout à fait conscient. Malgré un talentueux casting, il représente le plus charismatique des protagonistes perdus à Red Rock. Une réussite pour cette sixième collaboration entre Samuel L. Jackson et Quentin Tarantino.

Et les femmes?

L’exercice du classement est toujours une tâche difficile. Difficile d’affirmer qu’aucune femme forte n’apparaît dans les œuvres de Quentin Tarantino.

Comment ne pas penser à Béatrix Kiddo (Uma Thurman)?! Elle qui manie le sabre et qui a soif de vengeance. Son dialogue avec Bill (Kill Bill 2) et sa détermination à vaincre ses ennemis ne seront jamais oubliés du public.

Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh), elle, s’apparente aux remarquables brutes de The Hateful Eight. De féminine, elle n’a que le physique. Le côté le plus impressionnant de cette prisonnière se résume à sa pure sauvagerie.

Quant à Zoë (Zoë Bell), elle porte les couleurs de sa courageuse bande d’amies (Death Proof). Doublure et cascadeuse de choc, l’actrice n’a pas froid aux yeux. Durant le sixième film du réalisateur, elle n’hésite pas à jouer une scène à risque, couchée sur une voiture à toute vitesse.

brunoaleasArticle paru aussi à La Libre Belgique.

Publié le 31 juillet 2019

Les rappeurs, entrepreneurs 2.0

Les rappeurs multiplient les coups de communications divers et variés pour promouvoir leur musique. De la réalisation d’un film à la production de chocolat. Petit passage en revue de ce marketing des temps modernes.

Octobre 2017,  une photo de Paul Rosenberg, le manager d’Eminem, circule sur Instagram. Il y présente le CD Trial by Fire de Yelawolf devant une affiche publicitaire dotée d’un « E » inversée et imaginée pour le médicament Revival. Puis vient une vidéo diffusée sur Youtube, où l’on voit des patients assurer la promotion d’un nouveau genre de médicament : « Revival », sorte de pilule magique destiné à éradiquer les « musiques atroces ».

L’ensemble est évidemment un fake, un détournement, une campagne choc conçue par le rappeur Eminem pour promouvoir son nouvel album et toucher le plus de gens possibles. La technique n’est pas novatrice. Elle a fait ses preuves depuis des années sur le sol américain. Mais on la retrouve désormais en France, et en Belgique, où les rappeurs multiplient les démarches inédites et parfois farfelues.

L’originalité à la française

Poids lourd du rap français, Nekfeu disparaît des radars entre 2016 et 2019. Il revient en force avec un album décliné sous divers formats, tout en restant très silencieux sur ses activités. Sort alors au même moment, Les Etoiles Vagabondes. Ce documentaire, réalisé par Syrine Boulanouar et Nekfeu lui-même, se centre sur la création de ce nouvel opus.

Diffusé lors d’une date unique dans 200 salles françaises et d’autres pays francophones, ce long métrage est visionné par près de 100 000 personnes en même temps, le 6 juin à 20h.
Les surprises ne s’arrêtent pas là ! Il était prévu qu’un album éponyme soit disponible le même soir. Mais un autre album vient s’y ajo
uter quelques jours après ! Intitulé Les Étoiles Vagabondes : Expansion, il regroupe 34 morceaux sur un double volume. S’ensuit le clip de « Sous les nuages », une façon de capter l’attention du public. Résultat : un disque de platine en moins de 2 semaines pour le premier disque et 39 667 exemplaires écoulés pour le second.

Face à ce phénomène, PNL, déjà applaudi pour son clip réalisé sur la Tour Eiffel (« Au DD »), riposte. Le duo dévoile quatre titres inédits disponibles en exclusivité sur Apple Music, pendant une semaine. Il cultive lui-aussi le mystère et suit à la lettre un code particulier très strict. Les frères refusent toute interview et s’adressent régulièrement à leurs fans à travers des vidéos live.

Vald surprend également, puisqu’il intègre une dimension participative à son travail. Deux exemples à la clé. Le clip de « Eurotrap » (2017) met en scène le rappeur dans une pièce tapissée de fond-vert. Il donne la possibilité à plusieurs internautes d’incruster ce qu’ils y veulent. Même raisonnement pour la pochette de XEU (2018), entièrement blanche, que n’importe qui peut illustrer à sa manière et la partager publiquement.

Quant à Lomepal, le 30 avril dernier, en partenariat avec Radio Nova, il accomplit un de ses rêves : présenter son propre programme audiovisuel en direct, Le Vérité Show. Il le prépare et l’anime de A à Z. La radio française lui laisse ses locaux, le temps d’organiser une soirée pleine de surprises et de réaliser un clip en direct. De quoi tourner un clip avec Orelsan, mener des interviews avec ses amis (Roman Frayssinet, Caballero, Roméo Elvis, etc.) et traiter de sujets peu présents dans le monde de la télévision (les feux tricolores à Paris). 

Une fierté d’être belge

Au plat pays, les artistes contemporains ont aussi recours à ce genre d’astuce marketing. Citons Stromae qui n’a cessé de mêler auto-dérision et idées saugrenues.
En avril dernier Roméo Elvis, lui, s’allie à une entreprise belge de confiserie ! Lors de la sortie de Chocolat (2019), il s’associe à Galler afin de produire des « Crocs Roméo », de petites barres chocolatées aux couleurs de son album. Fanatique des crocodiles, le Bruxellois collabore également avec une marque de vêtement, Lacoste en l’occurrence. Une pratique courante chez nos amis Français, notamment pour Orelsan, égérie d’Avnier x Umbro.

brunoaleas – Illustration ©13or_du_hiphop

Publié le 21 juillet 2019

The Black Keys – Let’s Rock

Le duo de rock américain sort un neuvième album au titre digne d’un slogan pour pogoteurs: Let’s Rock. Tout ce qui entoure l’univers de ces musiciens de l’Ohio continue de fasciner… A l’opposé d’un projet qui s’essouffle.

L’écart d’inquiétude était de 5 ans. On doutait sur un possible retour des Black Keys. Jusqu’en septembre dernier, les deux compères revenaient à l’attaque, sans réunion, de “pré-production” ou de chansons écrites à l’avance. Continuer la lecture

Publié le 14 juillet 2019

Rumours Interview

Rumours est un groupe à l’univers spécial. Ils ont une apparence chamanique et humoristique. Découvrons-les en cinq questions !

Lorsque j’écoute votre musique, j’ai toujours l’impression d’assister à un véritable rituel. Comme si votre son reflétait l’atmosphère d’un sacrifice.
Concevez-vous votre musique comme cela ?

Quand nous écrivons notre musique, le son sera toujours une réflexion de notre humeur du moment. Nous n’écrivons pas des choses parce qu’elles sonnent biens, mais aussi parce qu’on le sent bien.
Nous sommes très sensibles à ce genre de choses. Le vrai sacrifice repose dans notre volonté de se submerger d’un sentiment particulier. Quelque chose qui nous fait du mal, ou quelque chose qui nous a fait du bien, puis essayer d’aller aussi profond que possible, et la capturer dans notre élan. Nous pensons que c’est la seule voie par laquelle les gens peuvent assimiler la musique. L’artiste doit vouloir aller jusqu’au bout pour que l’auditeur puisse être capable de ressentir ne serait-ce qu’un peu de ce qu’ils veulent dire.
On peut voir cette honnêteté comme un sacrifice, mais dans nos têtes, il n’y a pas d’autres façons de faire. Si c’est une charge ou une bénédiction, on ne le sait pas encore. Mais ça le vaut bien.

Quel est le sens caché de votre clip ‘I Dance’ ?

‘I Dance’ est là où tout a commencé. Hannah, a rendu ce groupe possible. Elle a toujours été intriguée par la manière dont l’endroit influence la musique qu’on fait.
‘I Dance’ a été fait dans un vieux monastère de Bruges, là où elle grandissait. Tous les sons de cette chanson ont été enregistrés dans cette pièce. Le clip essaye de capturer l’atmosphère qu’elle a ressenti pendant la réalisation de cette chanson : sombre, isolé, chamanique, mystique. Ce fut là le tout début de Rumours. Nous étions un peu obsédés par le mot chamanique. Pour nous, tout ce que nous faisions était chamanique. C’est un mot qu’à l’époque, nous ne comprenions pas tout à fait. C’était juste quelque chose qui apaisait nos esprits quand ils étaient coupés du monde qui nous entourait. Notre communauté est plus grande que ce que les gens pensent. Nous sommes entourés par de nombreuses personnes qui pensent comme nous et nous en sommes reconnaissants. Sans cette communauté, beaucoup d’entre nous ne pourraient survivre comme ils le font. Une fleur n’est jamais appréciée que parce qu’elle est belle. Personne ne sait que nous sommes les seuls à l’arroser.

Je pense que la série TV Dark s’apprêterait très bien de votre musique.

C’est justement le rêve d’Hannah de faire la musique d’une bonne série. Nous espérons que ça se passera dans le futur.

Stefanie est un membre du groupe BRUTUS. Elle fait les beats de Rumours. Procure-t-elle un peu de sa rage artistique dans les compositions de Rumours ?

Tout d’abord, elle ne fait pas que les beats de Rumours. Dans Rumours, chacun fait ce qu’ils ont envie de faire pour ce qui est d’écrire des chansons. Nous n’avons aucune barrière. Pour ce qui est du jeu, lorsque nous disséquons une démo pour la jouer en live. Nous ne prenons jamais en considération qui a écrit telle ligne. Nous savons juste qui va la jouer parce que nous connaissons bien nos instruments. La rage artistique est une mauvaise manière de décrire faire ce qu’on sent bien. On ne voit pas Stefanie comme une artiste malveillante, qui fait tout à partir d’une rage artistique. Elle écrit sa musique par amour, et uniquement par amour véritable. Sa musique peut sembler dure, mais si vous l’écoutez vraiment, c’est sa tendresse qui fait frissonner. Alors oui, elle nous procure sa tendresse artistique. Et pas qu’un peu.

Comment décrieriez-vous l’image et l’esthétique de votre groupe ?

Nous avons pris de nombreux chemins différents, ces trois dernières années. Nous jouons un style chamanique jusqu’au rétro, en passant par la techno, jusqu’à littéralement des choses qui ne se combinent pas du tout ensemble. Nous avons toujours été conscients de ce à quoi nous devrions ressembler, mais pas de ce à quoi nous ressemblions vraiment. Surtout à nos débuts. Nous expérimentions avec ce qui nous faisait plaisir, ce qui nous faisait rire et nous rapprochait. Maintenant, on se rend compte que ce n’est pas vraiment dans les extrêmes que nous trouverons cette beauté ou cette densité.
Depuis notre EP Infant, nous étions obsédés par tout ce qui était sombre et bizarre. C’était la forme que la rébellion avait pris dans notre vie, je suppose. Mais maintenant nous sommes libérés de tout ça. Nous sommes plus vieux et plus à l’aise. Là où tout se joue maintenant, c’est à l’écriture d’une true story, qui pourrait ou pas inspirer les gens, mais que nous aurons avant tout écrit en tant que famille. Ce à quoi nous essayons de ressembler n’a désormais plus d’importance. Nous nous rendons compte que, plus tu es honnête à propos de qui, et de ce que tu es, plus les gens sont touchés. Et nous, en tant que musiciens, avons aussi besoin de faire quelque chose de nos vies, non ? Nous ne trouvons pas de sens dans l’amélioration de soi. Et si c’était le cas, on ne tiendrait même pas deux jours.

DRAMA – Photo ©Vi.be

Publié le 7 juillet 2019

TH da Freak – Freakenstein

La créature de Frankenstein car il est un peu couillon

Telle était la réponse de TH da Freak lorsqu’on leur demandait quel monstre les symbolise. Via cette figure fictionnelle, on devine que la bande pratique le fantastique et la dérision à travers ses créations. La pochette de leur troisième album, Freakenstein, témoigne d’un amour déraisonné pour la bête de Mary Shelley. D’ailleurs, l’intro de l’album nous embarque vers une troublante ambiance proche d’un film de Tod Browning (Dracula, Freaks). Continuer la lecture

Publié le 28 juin 2019

Raketkanon à L’Entrepôt

Il y a une sacrée trotte de Liège à Arlon ! Pourtant, mon frère et moi partons vers L’Entrepôt afin d’assister à ce que décrit le nom d’un évènement : une déflagration sonore. En première partie, on retrouve Brutus (que l’on n’a pas vu). Raketkanon assure en tête d’affiche. Notre objectif se limite à se diriger vers l’attraction forte.

Trois chansons suffisent pour dépeindre le contexte dans lequel on a sué. Trois moments forts propres à Raketkanon.

Anna

Perfectionniste acharnée, Anna sort de l’ordinaire. Assez douce, elle sort souvent les griffes pour convaincre son audience. On la retient pour son tempérament atypique. Elle qui mélange son thé au whisky. Elle qui se marie à Las Vegas l’hiver prochain.

Débutant sur une fausse note du guitariste, tout est oublié juste après cette faute au vu du groupe délivrant une prestation hors-norme. « Anna » a très bien ouvert le bal. Il est étonnant d’ailleurs de commencer avec un tel morceau à la fois brutal et doux. Le chant déformé de Pieter-Paul Devos nous éclate directement à la face. Comme si sa voix devenait un nouvel instrument à part entière. L’auto-tune pétée de Booba ne fait pas le poids ! Le groupe se la joue radicale en désirant peut-être nous habituer à ce chant anormal dès les premiers instants du live.

Ernest

Tout le monde connaît Ernest. Depuis son enfance, il porte l’étiquette d’enfant terrible. Celui qui s’amuse à poser des punaises sur les chaises de chacun. Celui qui préfère démonter des serrures plutôt que de s’ennuyer.

Véritable bombe sur scène, « Ernest » représente un des morceaux les plus violents du groupe. Deux guitares au lieu d’une seule, des riffs bruts et efficaces, ainsi que des alarmes jouées au synthé, similaires à une sirène militaire prévenant d’une menace imminente.

Une installation en métal (logo de la bande, au fond de la scène) s’illumine aux couleurs du nouvel opus, RKTKN #3… L’épilepsie provoquée est minime tant les danses s’enchaînent au sein du public (yeux fermés ou têtes balancées à tout sens). Impossible de ne pas crier :

C’est Hiroshima !

Comme tant d’autres pistes du concert, la durée de « Ernest » est écourtée. L’effet n’a rien de décevant. Le concert est d’autant plus carabiné ! Etions-nous prêts pour une telle torgnole ? Clairement pas ! « Ernest » est parfait pour la scène. Une preuve que le groupe se renouvelle dans son genre, tout en gardant un esprit taillé à tout balayer en quelques minutes.

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Lou

Faut-il résumer Lou à un cliché d’adolescente incomprise ? Parfois, elle se remémore ses périodes de scarifications. Sans oublier ses petits rituels satanistes, où les esprits lui soufflaient ses décisions d’avenir. Aujourd’hui, Lou travaille dans la finance. Bizarrement, elle est l’employée modèle respectée de tous…

Pour clôturer ce spectacle, « Lou » est un très bon choix. Comparable à « Anna » pour certains aspects de sa composition, « Lou » synthétise l’atmosphère du dernier album. Au ton schizophrène, les 9 morceaux de RKTKN #3 voguent entre agressivité et berceuses malsaines.

Les gobelets plastiques jetés en l’air, la bière pleuvant sur nous et les pogos terminés, la foule souhaite un autre morceau. Le temps pour Pieter-Paul Devos d’envoyer à la merde un gus qui ne cessait de répéter que le concert était dégueulasse. Le chanteur ne se gène pas pour un fameux

Fuck you all

3 mots qui résument la simplicité de Raketkanon. Lors de l’ultime morceau, un pogo repart de plus belle. Devant la scène, les lumières aux diverses teintes transpercent les yeux des fans.

Le Luxembourg a vibré ce soir-là. Deux souvenirs inoubliables : une ambiance folle et un spectacle intense. Quand sonne la fin, on est presque en manque… Et on prie pour que le quatuor passe prochainement à la Cité Ardente !

brunoaleas – Photos ©Pasquale Caruana et ©Ludovic André – L’Entrepôt

Publié le 9 juin 2019

Metronomy 4Eva

Avant de nous balancer leur nouvel album, les Anglais de Metronomy nous ont concocté un peu plus de 3 heures de musique! Une playlist disponible sur Itunes, Spotify et Youtup’! Au nom de Metronomy 4Eva, on se ballade parmi ce qui a sûrement inspiré les sonorités de la bande. De R.E.M. à Sébastien Tellier, on a même droit à du blink-182. Il serait réducteur de résumer l’ambiance des Britanniques à de la simple électro… C’est bien plus que cela. Un mélange des tubes ultra-dansants parfois trop oubliés et un rock gras et soigné par des professionnels de la guitare.

DRAMA

Publié le 30 mai 2019