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TH da Freak – Freakenstein

La créature de Frankenstein car il est peu couillon

Telle était la réponse de TH Da Freak lorsqu’on leur demandait quel monstre les symbolise. Via cette figure fictionnelle, on devine que la bande pratique le fantastique et la dérision à travers ses créations. La pochette de leur troisième album, Freakenstein, témoigne d’un amour déraisonné pour la bête de Mary Shelley. D’ailleurs, l’intro de l’album nous embarque vers une troublante ambiance proche d’un film de Tod Browning (Dracula, Freaks).

Plus abouti que The Hood (2017), ces enfants de Beck et Nirvana conçoivent un projet ayant de la gueule ! Même s’il demeure une claque auditive, le précédent opus baigne dans une homogénéité (une soupe de distorsions) qui peut vite lasser. Alors que ce nouvel album met au goût du jour chaque point positif du groupe : slow, fast, brutal, melodic, chorus, hard ! Après avoir diffusé deux albums, T-Sides et H-Sides, le groupe nous concoctait encore un cocktail raffiné ! Un de ceux qu’on appelle « molotov » !

TH_DA_FREAK_-_Salle_du_Grand_Parc_27.01.19_Credit_Olivier_Seguin
Ils tournent la page en portant un bébé mieux mixé et plus sophistiqué ! A la manière des Libertines, on pourrait croire que TH da Freak enregistre à l’arrache… Pourtant, ce n’est pas du tout le cas ! L’entièreté de Freakentsein fait honneur à la guitare… Mais pas que ! Les diverses parties instrumentales ne se perdent pas dans un brouillon auditif.

Freakenstein ne perd rien de la simplicité et de l’humour transpirant de nos Français. Pensons aux paroles de leurs chansons, n’ayant rien de la métaphysique de Kant. Du ressentis pur et dur délivré grâce à une plume aux mots légers.

I just want you to be my friend

I don’t want to overextend

Yeah, what is the problem with me?

I’m peeling the onion

Ces paroles de « Peeling the Onion » s’assimilent parfaitement à son côté bourrin. Un savant mixage entre une écriture presque je-m’en-foutiste et une instru quasi grunge.

Malgré un « Mars Attack » beaucoup trop horripilant, Freakenstein allie guitare acoustique et électrique avec brio. Tout comme une dynamique incroyable aux percussions et une ligne de basse parfois surprenante.

Longue vie à l’homme anormal et incompris !

DRAMA

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