Après une série de plusieurs critiques pour le bilan de l’année 2016, on va calmer le jeu en parlant de Dungeon ni deai o motomeru no wa machigatteiru darō ka, ou Danmachi » pour les intimes.
Danmachi est un anime de 13 épisodes publiés en 2015. Il est licencié en français par Wakanim et a une deuxième saison en cours de diffusion, reprenant les aventures d’Aiz Wallenstein.
Le rap belge existe. Une nouvelle vague de rappeurs belges déferle sur les scènes francophones. L’artiste liégeois, Ledé, a décidé de nous livrer quelques mots autour de son projet, ses influences et ses convictions.
Pourquoi ne pas avoir combiné les chansons de Napalm et de Delta-Plane pour en faire un et un même album ?
Parce que je les ai faites à 2 périodes différentes de ma vie. Delta-Plane a été enregistré en 2015, et est sorti début 2016, alors que Napalm a été enregistré fin 2016, pour sortir finalement en 2017. Quand tu débutes, c’est mieux de sortir beaucoup de morceaux en une courte période, plutôt que d’attendre trop longtemps avant de sortir quoi que ce soit.
Est-ce que tu composes tout seul au niveau des instrus ou t’as un groupe qui te suit ?
Je compose tout seul quand je fais des instrus, mais je fais parfois appel à des musiciens professionnels pour mettre une basse, une guitare ou encore une trompette. Pour Napalm, j’ai aussi collaboré avec le beatmaker Mataya pour la moitié de l’album.
Est-ce de façon naturelle que tu parles de Liège dans certaines de tes chansons ou c’est parce que tu t’es inspiré d’autres rappeurs qui parlent de leurs villes ?
C’est clair que si j’avais pas entendu des gens comme Kendrick Lamar parler de L.A. ou Kanye West parler de Chicago, j’aurais peut-être jamais parlé de Liège comme je le fais. Parler de sa ville, c’est la base, car on est un produit de son environnement et si je rends pas hommage à la ville qui a fait ce que je suis actuellement, ce serait un manque de respect. Après, chacun parle de ce qu’il veut. C’est pas non plus un plan stratégique, je ne me force pas, je parle de Liège parce que mon inspi fait que je vais parler de Liège.
Comment définirais-tu Liège par rapport aux autres villes que tu connais ?
C’est une ville particulière pour moi. Elle peut être un mélange de toutes les autres villes du monde, et en même temps, elle est unique. Elle n’est pas assez grande pour rivaliser avec Bruxelles, Paris ou autre, mais elle n’est pas assez petite pour passer inaperçu. Liège est sous-côtée alors qu’elle a un potentiel incroyable. Mais la seule difficulté dans la vie, c’est d’arriver à exploiter son potentiel au maximum.
Est-ce important que le rap soit un genre de musique aux paroles engagées ?
Non. Car je ne me considère pas comme un rappeur engagé. Engagé dans quoi? Je donne de l’importance aux paroles mais il faut aussi qu’il y ait des morceaux comme « Rapper’s Delight » de Sugarhill Gang pour pouvoir décompresser en soirée. Il n’y a pas de case dans le rap, pas de barrière. Il y a des règles certes, mais le champ d’action est incroyablement vaste.
N’as-tu pas l’impression que c’est l’heure de gloire du rap belge en ce moment, avec notamment des artistes comme Roméo Elvis, Damso, Caballero et JeanJass ? Qu’en penses-tu ?
Ce serait viser trop bas que de penser qu’on est actuellement dans l’heure de gloire du rap belge. Le meilleur est à venir. L’apogée viendra quand le rap belge sera connu internationalement et aura quelques « Grammies » à son compteur. Là, on pourra parler « d’heure de gloire ».
Durant les années 90, ce que les adolescents écoutaient énormément était le grunge, mouvement musical lancé par Nirvana entre autres. J’ai l’impression que ce qui fonctionne vraiment et qui parlent aux jeunes de nos jours, c’est le rap. As-tu une réponse à ce phénomène ? Comment l’expliquer ?
Le rap c’est hyper facile à faire au final en terme de ressources matérielles. Le grunge, c’était une guitare, un ampli, 4 accords et on est parti. Le rap c’est un micro, un ordi, une voix et c’est bon. C’est comme le football, un ballon, un goal et tu peux jouer. Ça explique pourquoi les DJ et les rappeurs sont les nouvelles stars du moment. C’est simple et c’est dans l’ère du temps. La technologie a permis au rap d’être facile à faire et a donc contribué à son succès.
Qu’est-ce que tu as voulu faire passer comme message dans ton morceau « Momentum » ?
« Momentum » est une carte de visite. C’est l’équivalent de ce que je peux faire, la vibe que je peux donner et le message que je peux faire passer juste à l’aide de mots bien choisis. Si on va plus loin, une des idées que je voulais faire passer c’est: « Je débarque sans prévenir, sans demander la permission, et je vous impose ma façon de voir les choses. », sans me soucier de ce que les gens bien-pensants pourraient juger de ma musique.
Qu’est-ce que tu entends par Trop tard pour vivre la vie de rêve dans « Nitro » ?
C’est un message pour tous les gens obnubilés par l’envie de devenir une star, d’avoir des millions dans le compte en banque. C’est pessimiste mais réaliste. Si tu ne te bouges pas le cul maintenant pour réaliser tes rêves, c’est trop tard. C’est un peu pour faire réfléchir. C’est pas en pensant à ses rêves qu’ils vont se concrétiser, c’est plutôt en les faisant que tout devient réel.
Parmi les chansons que tu connais, quelles sont les paroles qui t’ont le plus marquée l’esprit ?
Des artistes comme Baloji, Gandhi, James Deano en rap francophone. Pour les américains, Eminem, Kendrick Lamar, Kanye West, et beaucoup d’autres m’ont marqué au niveau des paroles. C’est impossible de choisir un seul morceau. Je n’aime pas me limiter à un seul son. C’est un artiste, et non pas pas une phrase tirée de son contexte, qui me touche. J’aime bien avoir l’impression de connaître un artiste grâce à sa musique.
Bête de scène, guitariste talentueux et chanteur de folie, Talisco est un musicien français qui, avec Capitol Vision, signe un second opus aux morceaux ensoleillés et directs.
Cette interview dévoile ses projets futurs, son amour pour L.A. et la musique.
Qu’est-ce qui t’as poussé à faire de la musique ?
Bonne question. Je n’en ai aucune idée. Ça date de quand j’étais gamin. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu ce besoin de créer, raconter des choses et de m’exprimer. J’ai commencé à jouer de la musique lorsque je j’ai appris à manier une guitare, à mes 11 ans. C’était un moyen assez facile pour s’exprimer. Il suffit de faire deux ou trois accords, de chanter par dessus et après tu peux faire d’autres choses de façon spontanée. C’est pas si important de savoir si « c’est bien » ou « pas bien », le principal est de pouvoir s’exprimer. Voilà comment tout a démarré.
Est-ce que t’as débuté avec Talisco ou avec d’autres petits groupes ?
Talisco existe depuis 5 ans, c’est-à-dire depuis peu. Talisco c’est le nom d’un projet, à part ça, j’ai toujours fait de la musique. J’ai fait beaucoup de chose de manière dilettante, puis plus sérieuses depuis 5 ans.
Quand j’écoute ta musique, je m’imagine toujours plongé en plein dans un western. Est-ce qu’il y a un lien entre ce genre du cinéma et ta musique ? Y as-tu puiser des influences ?
Il y a beaucoup de choses qui m’ont influencé et marqué. J’aime les grands espaces car on y retrouve une notion de « liberté ». En ces lieux, j’aime aussi y voir de la lumière. Du coup, t’as une projection qui est intimement liée à toute ma conception de la liberté. Quand on regarde des western, on rencontre toujours ce que j’explique, que ce soit quand on nous montre le Far West ou alors de grands déserts espagnols. Le western m’a donc probablement influencé. En tout cas, le décors colle bien avec l’image que je me fais de cette « évasion » et de cette « liberté ». Ce qui m’intéresse et influence le plus quand je fais de la musique, c’est cette volonté de vouloir aller chercher de la liberté et de l’évasion.
T’as dû découvrir plusieurs endroits tels que tu viens de décrire, n’est-ce pas ?
Oui, en grand nombre.
Est-ce que ces mêmes endroits ont été inspirant pour tes chansons ?
Je ne sais pas. Aux États-Unis, on peut retrouver des espaces assez incroyables, surtout en Californie. Puis, il y a également un climat qui ressemble à celui présent au Sud de l’Espagne. Un climat méditerranéen qui est chaud, rempli de lumières, agréable, qui te donne envie de rester et de profiter. Je pense que beaucoup de paysages de la Californie m’ont inspirés.
Est-ce qu’ont t’as déjà proposé de composer des musiques de film ?
Oui on me l’a déjà proposé. Malheureusement, pour le moment, je n’ai pas le temps pour cela car je suis vachement concentré pour ce que je produis au sein du projet Talisco. Autour de ça, il y a la création de l’album, beaucoup de concerts et par conséquent beaucoup de voyages. Au final, c’est quelque chose que je réserve pour plus tard mais on peut dire que c’est prévu pour un futur proche.
Ah super. Je te vois bien là-dedans.
J’adorerais.
Entre la sortie de ton premier album et le second, y a-t-il eu des événements qui ont fait en sorte que tu n’as plus perçu ou joué la musique comme avant ?
Le live, les concerts ont un tout petit peu changé ma façon d’écrire la musique. Je n’ai pas réellement changer dans ma manière d’appréhender la musique et de la créer. Le live m’a donné une envie de créer une musique plus vivante. J’ai voulu rapprocher, et non assimiler, le disque et le live. En effet, certains sons sont plus bruts et directs, et c’est en cela qu’il y a un changement.
Y a-t-il un concert que tu as vraiment aimé faire, où les gens bougeaient réellement plus qu’ailleurs ?
C’est difficile à choisir vu qu’on en a fait beaucoup depuis ces 3 dernières années. Il y a des scènes marquantes. Un des concerts qui m’a le plus marqué, c’est quand on avait fait un petit live où on avait joué une quarantaine de minutes, place de la République à Paris. C’était devant près de 10 000 personnes. Et cette même place se trouve juste à côté de chez moi. Si tu veux, quand tu fais un live avec autant de personnes à un endroit que tu côtoies tous les jours et où d’habitude il ne passe quasiment jamais rien de spécial… Se rendre compte qu’on est en présence de 10 000 personnes qui sont à fond, juste pour un concert… Fin c’est fou quoi. J’ai adoré ce moment.
Quelle est la chanson dont tu es le plus fier pour ce qui est de sa composition ?
En fait, je les aime toutes. Il n’y a aucun morceau que j’ai placé par dépit. J’ai eu le choix et j’ai fait beaucoup de morceaux avant d’en sélectionner dix ou un onze pour un même album. Aucun n’est mis à l’écart. Ce n’est pas une question de « fierté », mais ceux que je retiens sont « Behind the River » ou encore « Sitting with the Braves », complexes à créer étant donné qu’ils abordent des thèmes durs comme la Mort. Pour ces raisons, ce sont des morceaux que je retiens.
Personnellement, j’aime beaucoup « The Race ». J’espère que tu la joueras à ce concert.
On ne va pas la jouer ce soir. On a pas eu le temps de la bosser mais on va la travailler pour la pouvoir l’exécuter bientôt.
« The Race » a son côté Pixies…
Complétement. Je fais référence aux Pixies.
Juste dans sa sonorité ?
Dans sa sonorité et dans les paroles. J’ai fait en sorte d’inventer un son dans l’esprit des Pixies. Je parle aussi vite fait de l’album Sufer Rosa.
Je ne retrouve plus leur magie et je pense qu’ils sont dans une routine qui leur fait défaut. N’est-ce pas une hantise de toujours faire le même style de musique ?
Ouais, ouais peut-être. Mais je crois que pour ce cas-ci, c’est différent parce que les Pixies forment un groupe…
Qui ont influencé pas mal d’autres…
No no, ils forment un groupe avec une certaine méthode et façon de travailler. Ce n’est pas pareil quand on est seul comme moi. Par exemple, je ne crains pas de faire toujours le même son.
Est-ce que les Pixies font parties de tes idoles ?
Ils m’ont vraiment impressionné quand j’étais gosse. Quand j’ai découvert Sufer Rosa, j’ai trouvé ça génial.
C’est vrai que c’était simple et efficace.
Sufer Rosa contient des morceaux de 2min30, voire 3 min grand maximum, et tu te prends une tarte rien qu’avec ça. Cet album est fou.
Tu sais assurément partager ton meilleur souvenir, lors de l’enregistrement de ton deuxième album.
Le meilleur souvenir n’est pas un évènement survenu pendant l’enregistrement, mais bien avant. C’est lorsque j’ai rencontré Joshua Johnson pour le mix. On s’est rencontré à une soirée à Los Angeles, où on a sympathisé.
Est-ce un producteur ?
C’est un mixeur. Moi quand j’ai enregistré l’album, j’ai fait un pré-mix, où j’équilibre les morceaux et après, je vais voir un mixeur qui va mettre le tout en évidence. Ainsi, il engendre les sons avec la bonne fréquence, avec la couleur et l’empreinte qu’il faut. Joshua Johnson est un mixeur assez connu qui a beaucoup travaillé avec des personnages hip hop, comme Asap Rocky, Jay-Z, Snoop Dog, des énormes…
Et il s’était intéressé à toi, c’est ça ?
C’est plutôt moi qui m’étais intéressé à lui. J’ai été le voir pour savoir si ça le tentait de bosser avec moi. Je lui avais clairement dit que j’avais envie que ce soit lui qui mixe mes morceaux. Ma musique n’est pas du hip hop mais je trouvais ça cool que ce ne soit pas empathique comme démarche, qu’il n’aille pas faire un mix pop rock ou autre. J’attendais quelque chose qui ait un peu plus de gueule. L’avoir rencontrer, aller dans ses studios et s’être focalisé avec lui sur l’opus, à Los Angeles, c’était dingue.
Est-ce qu’on peut s’attendre à de futures collaborations avec des artistes hip hop ?
C’est possible.
C’est possible?! Wow. Ce serait différent…
Ouais. J’ai plein de projets annexes. Beaucoup de choses vont arriver bientôt…
Beaucoup de choses se sont passées à Los Angeles, c’est ça ?
Effectivement. C’est une ville que j’aime beaucoup. J’y retourne d’ailleurs dans quelques semaines. Je m’y sens vachement bien et on y vit à la « cool ».
Et le climat est toujours le même depuis que Donald Trump a été élu ?
Je n’y suis pas allé depuis. Je suis resté en France pour la sortie de Capitol Vision.
A de nombreuses reprises le cinéma s’est intéressé à la vie politique, aux arcanes d’un pouvoir qui nous est souvent (trop?) opaque. Entre Frank Capra, Bertrand Tavernier, Otto Preminger, et Roman Polanski, nombreux sont les cinéastes ayant tenté de montrer ceux qui nous dirigent de façon satyrique, plus humaine, ou à l’inverse plus cynique, voire machiavélique. L’excellente série House of Cards, produite par David Fincher, en est un des exemples les plus contemporains. Sans pour autant embrasser ce parti pris radical, Henri Verneuil, l’un des plus grands cinéaste de genre français, auteur de Un Singe en Hiver, Week-end à Zuydcoote, Le Clan des Siciliens, livre un récit teinté d’amertume sur la politique française telle qu’elle se pratiquait sous la IIIe République. Mais pas que.
Membre d’un groupe français, séjournant à Bruxelles, nommé Insecte, Oscar Pouts-Lajus a accepté de répondre aux questions de DRAMA. Après votre lecture, vous n’aurez plus aucun secret au sujet de ce petit phénomène en expansion !
D’où tirez-vous ce nom de groupe ?
À l’origine on s’appelait Inceste. Douce provocation qui n’a pas fait rire tout le monde. Dans notre intérêt, on a préféré inverser 2 lettres et voilà Insecte. Beaucoup plus facile à porter.
Pourquoi avoir choisi de chanter en français et non pas en anglais ?
Au début, je chantais en anglais. J’ai essayé un premier morceau en français (« Fil d’eau Fil d’air ») et j’ai trouvé ça tout de suite plus originale et plus intéressant. Comme mes influences sont en grande partie anglo-saxonnes, le simple fait de chanter en français me donne la sensation d’être moins dans le mimétisme d’une culture qui n’est en fait pas la mienne. Depuis quelques années, le français revient à la mode. Je pense que c’est une bonne chose.
Est-ce que les paroles de vos chansons ont une place importante (où les mots ont une certaine profondeur) dans vos compostions ou vous choisissez des mots juste pour qu’ils collent à une certaine mélodie, pour leurs sonorités ?
Avant d’écrire le texte d’un morceau, je compose toujours la mélodie. Les paroles sont donc au service de la mélodie. C’est rarement l’inverse. Le texte a tout de même son importance, même si il reste étrange, voire énigmatique. Le but c’est que chacun peut l’interpréter comme il le souhaite. Ça pousse à l’imagination.
N’avez-vous pas peur de vous renfermer très vite et très facilement dans un seul style de musique ?
Pas spécialement. Les 2 EPs ont été fait pendant la même période et sont liés. Il fallait qu’il y ait une certaine homogénéité entre les morceaux. On verra l’évolution qu’aura pris le prochain album.
Quels sont les auteurs, chanteurs, cinéastes qui vous ont poussé à faire de la musique ?
J’ai commencé à composer quand j’étais au collège. À l’époque j’écoutais les groupes du moment, c’est-à-dire Radiohead, Arctic Monkeys, The Strokes, etc. Mais très sincèrement j’ai toujours été passionné par la musique en générale. Je ne pense pas que ce soit des auteurs, chanteurs ou cinéastes en particulier qui m’ont poussé à faire de la musique.
Quels sont les albums que vous admirez pour le moment ?
Le dernier album que j’ai adoré c’est celui d’Arca qui s’intitule également Arca. Sinon je citerai Drunk de Thundercat, Process de Sampha, Recto Verso de Paradis et Have You In My Wilderness de Julia Holter. Ah oui, et Currents de Tame Impala bien sûr.
La chanson « Tokyoto » me fait énormément penser aux sons du groupe Le Colisée, les connaissez-vous ? Si oui, serait-il possible de voir une future collaboration entre eux et vous ?
Oui effectivement on les connaît. J’ai déjà fais des enregistrements pour leur prochain album. On verra comment cela évolue. Il y aura surement une collaboration avec David pour un projet futur d’Insecte.
Qu’est-ce qu’annonce et qu’est-ce qu’il faut comprendre dans le « Au Revoir ! » lâché de multiples fois dans le dernier morceau deDeux?
Je pense qu’on peut tout simplement voir ce morceau comme l’outro des 2 EPs. Et ça veut surtout dire qu’Insecte reviendra très prochainement avec de nouveaux projets.
DRAMA Interview faite le 21/04/17
Première photo : Lev. (prise à son, au Welcome Spring Festival, le 26/04/17)
Nocturnal Animal est le second long-métrage du styliste et cinéaste texan nommé Tom Ford.
La ville et les alentours désertiques de Los Angeles sont mis en exergue dans ce thriller us bien ficelé. Ce film focalise surtout son récit autour du personnage de Susan Morrow (Amy Adams). Galeriste blasée de son travail, femme trompée par son mari, elle reçoit le nouveau roman de son ex-mari, Edward (Jake Gyllenhaal). Les pages de ce même manuscrit appelé « Nocturnal Animals » développent une histoire qui lui est dédiée et dont Edward voudrait qu’elle lise, pour qu’il en reçoive son avis.
Vous aimez la logique? Vous n’aimez que les rappeurs qui s’expriment de manière sérieuse et sensée? Si la réponse est oui, vous allez avoir du mal à suivre le véritable délire que représente l’album Agartha de Vald.
Le petit Valentin nous a habitué à sortir de l’ordinaire, à se démarquer de différentes manières. Que ce soit dans la provocation sexuelle (allez voir le clip numéro 3 de « Selfie », vous m’en direz des nouvelles) ou encore dans le décalage complet (« Bonjour »), Vald a toujours été un artiste avec un univers très particulier. Il est inclassable. Il peut faire tout un son dans lequel il va kicker le monde du rap et un autre où il paraît romantique (à sa manière).Continuer la lecture →
Liège n’est pas la plus belle ville d’Europe. Liège est remplie de « barakis ». Liège est rarement synonyme de « convivialité ». Et pourtant, j’aime cette ville!
On peut lui attribuer tous les défauts qu’on veut, il y a bien pire que la Cité Ardente.
Je l’aime, d’autant plus que depuis un certain temps, il s’y respire un air rock’n’roll!
Le groupe Hungry Hollows a longtemps été comparé à Queen of Stone Age pour son style musical. Il est vrai que le stoner des deux groupes se ressemblent mais à qui la faute? C’est difficile en ces temps de ne pas étiqueter tout et n’importe quoi.
Si je devais interpréter leur nom de scène, j’expliquerais que les membres incarnent des fantômes ayant faim de prestations scéniques. Ils sont à l’image de leur animaux empaillés qu’ils mettent près d’eux, lors de leurs concerts: il suffit de les poser ensemble à un endroit, munis de leurs instruments, pour que toute l’attention soit portée sur eux grâce aux talents qu’ils dégagent.
Si vous voulez en savoir plus pour ce qui est de l’origine « des animaux empaillés », n’hésitez pas à jeter un œil sur l’interview que jcclm a pu avoir avec eux.
Cet article décrit l’un des plus grand mystère du Jazz nippon. Il s’agit de Shigeo Sekito, un joueur d’électron ayant sorti une série de 4 volumes de Latin Jazz totalement énigmatiques et passionnants dans le milieu des années 70.
Pourquoi mystérieux ? Parce qu’il est totalement impossible de trouver quelconque information biographique sur Sekito, sa ville ou sa date de naissance ou encore son âge… Certains forums de furieux de cette musique cherchent même à savoir s’il est encore vivant, entre deux liens de torrent.
Son instrument aussi est étrange, l’électron, mélangeant les sonorités d’un thérémine et d’ondes Martenot, sous forme d’un clavier.
J’ai décidé de vous parler de son opus nommé Volume II car c’est celui que j’ai écouté en premier. Je fus directement halluciné par ces sonorités bizarroïdes et cette coolitude qui nous fait sentir comme dans un ascenseur interminable, nous menant au ciel. Les premières pistes nous mettent directement bien, confortablement posé sur un petit nuage, jusqu’à la 4ème et la 6ème piste où la mélodie semble familière ! Oui on connaît ces airs, mais d’où viennent-ils déjà ?! Ce n’est pas dur à trouver, je vous laisserai donc deviner. En tout cas, on comprend vite par la suite, que Sekito est un adepte de la reprise, procédé qu’il maitrise à la perfection tant il arrive à mettre son cachet sur ces chansons qu’on connaît tous. Mais le gros choc était encore à venir…
La 7ème piste intitulée « ザ・ワード1 », ou plutôt « The World I », commence de manière endiablée, et je me sens replongé dans mes heures les plus sombres de galère sur Sonic Advance sur GameBoy, à cette époque où je passais des heures à essayer de battre le méchant Eggman avec Tails ou Knuckles (#nostalgie).
Et je n’ai même pas le temps de m’en remettre que commence « The World II »… Et là, je me dis merde… Je connais aussi cette mélodie, mais elle n’est pas plus vieille que cet album, au contraire, elle a été reprise par quelqu’un que je connais très bien… Une petite vérification s’impose: c’est la mélodie de « Chambers of Reflection » du grand Mac DeMarco ! En effet le Canadien nous cachait des choses (Mac avait repris ce morceau pour son album Salad Days) ! Cette découverte a rendu les deux artistes encore plus géniaux à mes yeux. Surtout que les deux chansons, alors qu’elles sont très différentes, véhiculent exactement la même émotion !
La fin de l’album nous remet sur notre nuage, avec ces sonorités mêlant ambiance Nintendo et Latin Jazz encore et encore. L’avant dernière piste, « Blue Star », est parfaite pour une fin de journée ensoleillée. Elle fait du bien par où elle passe, alors que la dernière piste « Lost Horizon Share The Joy », plus énigmatique, semble nous lancer vers le Volume III des œuvres de cet étrange bonhomme qu’est Shigeo Sekito !
Les 4 volumes, appelé aussi Special Sound Series, sont conceptuels.
Leurs artworks sont juste magnifiques et me donnent envie de les rechercher en vinyles juste pour ça ! Mais bon… 100€/pièce le vinyle sur Discogs… Ils doivent être très rares, et je le comprends !
Ma plume m’a démangé et forcé à écrire T H E G A R D E N!
Comme je le disais dans mon top albums 2015, The Garden est un groupe unique en son genre.
ATTENTION: il se peut que je surestime ces deux jumeaux californiens, mais ils me rendent très positif en ce qui concerne l’avenir de la Musique!
C’est plus fort que moi, Wyatt and Fletcher Shears m’ont véritablement charmés.
Dès sa première écoute, j’étais tombé amoureux de l’album haha (2015) qui, encore une fois, montre le je-m’en-foutisme de ces deux artistes, dans toutes leurs majestés. Certains seront peut-être rebutés par l’hétérogénéité totale de l’opus: une basse agressive, des sons proches d’un générique pour une émission de « tunning » (« Cloak »), des paroles sans queue ni tête et des compositions d’une technique folle (« Egg »).
Ces nihilistes le sont dans le sens où, l’image du groupe n’a rien de sérieux. Ce qui n’enlève en aucun cas le fait qu’ils jouent extraordinairement bien de leurs instruments.
Serait-ce exagéré de considérer The Garden comme des artistes d’avant-garde?
Basse aux sons rétros, jeu à la batterie vif et rapide, piano ajouté parfois: c’est un groupe que j’aime écouter et réécouter car pour le moment, il n’a rien à voir avec le reste des groupes qui nous entourent. Je qualifierai ces deux jumeaux d’Americans DADA: la cover de haha, clip dans des toilettes publiques (« Vexation »), clip de quelques secondes à presque 30000 vues sur Youtube, etc. C’est dans leur atypisme (tant musical qu’esthétique) qu’on retrouve leur génie.
The Life And Times Of A Paperclip (2013) est le type d’album qui s’écoute du début jusqu’à la fin, sans interruptions. Il contient une constante force de frappe avec des morceaux encore plus courts que ceux des Pixies à leurs débuts. De la piste « Trust » à « The Rocket », tout le potentiel de bassiste et de batteur des frères est étalé avec aisance! Si vous ne savez pas par quel album commencer leur discographie, je vous conseillerai vivement ce dernier, vu qu’il dévoile la facette la plus naturelle de la « band »: une batterie, une basse et une voix loufoque sans aucun ajout de sons électroniques.
En gros, cet album est une bonne claque musicale comme je les aime.
Découvrez cet album à Noël, le Nouvel An, l’année biSEXtile, la semaine des quatre jeudis ou à une autre fête…. MAIS écoutez le tout, en dansant dessus, ça en vaut la peine! Parole de DRAMA!
Il faut ajouter que ces jeunots ont une énorme discographie déjà derrière eux.
Il n’y a qu’à jeter un œil sur leurs carrières solos: Enjoy d’une part et Puzzle de l’autre. Enjoy, mené par le chanteur/bassiste, se rapproche beaucoup plus à du The Garden pour ce qui est des sons efficaces, rapides et bruts.
Puzzle, lui, pseudonyme solo du batteur, se lance plutôt dans de grandes envolées électros avec des morceaux beaucoup plus planants. Comme quoi la fusion des deux créent la symbiose si magique de The Garden, c’est-à-dire un son neuf, frais et extrêmement riche.
Puzzle explose toutes boules à facettes avec sa sonorité underground! L’album Soaring (2016) prouve que la « chill attitude » ne se détache jamais de la peau de Fletcher Shears. On plane toujours et encore via ces airs de space opéra sous acides.
Sorti en 2015, Punk Planet d’Enjoy m’a aussi surpris! Il en est même devenu un de mes albums préférés, c’est vous dire!
Des chansons écrites et enregistrées par Wyatt Shears, qui livre une prestation aux mélodies entraînantes et mémorables. Encore une fois, l’effet de sa basse (sa marque de fabrique) et ses constructions musicales découlent de l’inhabituel pour pour mes oreilles.
Ce projet solo est le jumeau maléfique de Phoenix: il partage une envie de danser de la façon la plus excitée possible.
Me rappelant souvent la sonorité de l’opus Unknown Pleasure (1979) des Joy Division, Punk Planet est mené de main de maître par un bassiste enragé.
Grâce à ses chansons courtes, aux teintes de vieux sons électros et à une star de basse, Enjoy suffit à être lu pour être apprécié à l’audition.
Listen and… Enjoy of course!!!!
Vous l’aurez compris, les frères Shears sont à suivre de très près.
Le seul groupe qui me remémore le style de musique de The Garden est The Drums. Cet autre groupe de New York met également en avant un son de basse qui se démarque beaucoup des autres instruments et fusionnent sons électroniques, mélodies et paroles qui restent en mémoire très facilement.
Cette parenthèse, made in jcclm, dédiée à ces deux dandies d’un punk dada, se clôture en une description du « Vada Vada ».
« Vada Vada » sont des termes inventés par le groupe et qui signifient une certaine liberté qui n’a nul besoin de conseils et qui n’a aucune frontière.
Qui sait si nous aurons droit à la naissance de plusieurs autres groupes attachés à cet état d’esprit?
Encore et encore une découverte transmise via The Lazylazyme (comme quoi cette chaîne Youtube deviendra une espèce de sponsor jcclm).
Common Holly est un groupe qui nous vient de Montréal. Sur leur mur Facebook, ils définissent leur genre de « dark indie/folk/rock ». Ce papier ne va pas se limiter à ce « dark indie » car si vous trouvez que ce groupe est ténébreux à souhait, alors laissez-moi vous prouver le contraire.
Dès le premier morceaux de l’opus, Playing House, la couleur de l’album est annoncée: des échos, des percussions qui tapotent et des guitares très saturées. Continuer la lecture →