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Tim Dup – La course folle

Une pastille pour l’été, voilà ce dont nous avions besoin. Une pastille sucrée, un bonbon qui dégouline de gourmandise. Tim Dup débarque avec un album hédoniste où son principal terrain d’action s’ancre en Italie. Pas de chichi. Ce pays est parfait pour célébrer l’ivresse de la vie.
L’artiste se lâche alors en délaissant ses tics hip hop. Il dépeint des cadres méditerranéens à travers un chant parfois haut perché. Sa poésie emporte les auditeurs vers le Soleil, les doux souvenirs d’été, l’amour du voyage.

Ce nouveau disque est singulier car j’y trouve une certaine forme de paix,
de lumière et de Soleil.
 –Tim Dup

Tim Dup grandit au rythme de sa musique de plus en plus riche. Les cordes envahissent notre ouïe. Des voix féminines bercent notre mental. La guitare et le piano sont à l’honneur.

Le jeune pianiste s’expérimente aussi à un monologue assez réaliste. Il donne l’impression de se situer à notre bar favori, un whiskey à la main, prêt à énoncer tous ses désirs… à la manière d’un enfant découvrant la beauté des petits riens. Un Ta gueule ! vient l’interrompre. Ces termes donnent un cachet bien plus réel à son titre si différent des autres.

Au bout des 40 minutes, une impression s’impose. Le plaisir corporel et visuel symbolisent le cœur de ses thématiques. D’où lui vient cette inspiration ? Il construit globalement son opus via une phrase écrite par Albert Camus :

Hors du Soleil, des baisers et des parfums sauvages, tout nous paraît futile.

Comme si la saison estivale faisait de nous des Dieux intemporels. La course folle résume énormément l’émotion éprouvée devant un paysage, un verre d’alcool ou un séjour ensoleillé. Tim Dup choisit le meilleur pays afin d’exprimer sa soif de vivre, malgré des mois de crises… la musique émouvante brûle et renaît facilement sur la péninsule et ses îles.

DRAMA
Photo ©Diane Sagnier

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