Dead Sullivan – Imbecile

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ÉBÈNE ET AUBAINE

Cette critique est une dédicace à tous ceux qui croyaient que le rock était mort après la séparation d’Oasis. Non pas que Dead Sullivan soit comparable au groupe des frères Gallaghers, c’est juste qu’il dépoussière la scène musicale pour y imposer son « rock ».

En terme de découvertes, je ne peux que remercier une chaîne Youtube qui a mis en avant la chanson « Server » de l’album Imbecile : The Lazylazyme (check this, it’s worth it).
On dit d’un album concept qu’il renferme un ensemble de choses qui sont liés à un thème, une histoire ou un propos particulier. En ce qui concerne Imbecile, les paroles des morceaux traitent souvent d’une personne en particulier mais ne suivent pas le schéma d’un album concept. Plus qu’un opus de ce type, je serai tenter de le qualifier d’album égal en tout point au niveau du son.
Via une approche minimaliste, grâce à guitare sèche, une guitare électrique ou encore une batterie assez classique, Dead Sullivan ne nous offre rien d’expérimental mais de simples ballades calmant tout Esprit.

Pour ceux qui pensent encore qu’on se rapproche de « Something In My Way » des Nirvana ou d’un autre groupe de prépubère, se scarifiant les veines, seul dans sa chambre… C’est tout faux!
Certes la voix blasée du chanteur pourrait faire danser des morts, cependant, c’est ce qui la rend assez spécifique à ce type de musique.
Si nous avions une voix équivalente à celle des pseudo rockers, tels que les Jonas Brothers ou les Marron 5, Imbecile serait bon à jeter, vu qu’il n’aurait plus la même saveur torturée.
Pour comprendre enfin que l’album n’a rien de déprimant, il n’y a qu’à écouter « Server », chantée, voire murmurée, sous fond de baguettes et de percussions au tempo allègre.

« God » est à l’image de l’album : une magnifique assimilation entre guitare électrique, synthé envoutant et guitare livrant des accords qui se répètent souvent.

Le minimalisme se dégage à la fois à travers les instruments tout comme dans les paroles. Jugez par vous-mêmes :

I just want to be your baby

sont les seules paroles de « What I Want ». Là ou beaucoup de paroliers auraient cherché la tournure de phrase, la rime ou l’accroche pour un super refrain d’une chanson d’amour, Dead Sullivan, lui, assume pleinement sa franchise et sa simplicité d’écriture. Ce détail fait bien naturellement partie du charme d’Imbecile.
En outre, « What I Want » se veut beaucoup plus cacophonique au niveau de sa structure par rapport aux autres pistes.

Quant à « Square », elle détient un son de piano similaire à ceux procurés par des anciens pianistes de Saloon.

Qu’en est-il du titre de l’album? Mon interprétation évite d’être complexe: il semblerait que les chansons abordent des thèmes liés aux effets de plusieurs sentiments humains qui nous amènent aisément à paraitre pour un imbécile, ou plus explicitement, pour un « perdu de la vie ».

Imbecile renferme de jolies ballades en somme!
Si j’insiste là-dessus, c’est parce que les paroles nous rappellent que parfois, la Vie n’est pas toujours aussi compliquée comme on se l’imagine. Pour preuve, les paroles de « Leave »:

In too deep

On the count of three

If you fell in love with me

Is that enough to up and leave

DRAMA

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