Melting God

STUFF. – old dreams new planets

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Il y a énormément de choses à dire sur les gars de STUFF. La bande flamande emmenée par leur batteur atypique, Lander Gyselinck, est peut-être tout simplement le groupe de néo jazz électronique (si je puis dire) se démarquant le plus de la flopée de groupes du genre. En quelques années, leurs sons électroniques et leurs mélodies groovies et sinueuses sont devenues une particularité et une qualité qu’eux seul, dans la lignée de Marc Moulin et de son groupe Placebo, ont su se réapproprier à la perfection.

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Publié le 7 août 2017

Héritiers de Flume Part 3

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Une explication à ce titre est nécessaire pour le comprendre entièrement.
Des artistes se copient inconsciemment ou volontairement pour parfois créer leurs œuvres. Je n’écrirai pas au sujet du « plagiat », au contraire, j’aime utiliser plutôt le terme « hérédité ». De fait, depuis l’arrivé de Flume, c’est-à-dire en 2011, une panoplie d’artistes puise énormément de sa technique. Car il faut savoir qu’il a eu un véritable impact sur le monde de l’électro, non pas parce qu’il est juste un jeune musicien et producteur d’Australie, mais aussi parce qu’il a une signature sonore qui lui est propre. En d’autres mots, il a complètement réussi à façonner une nouvelle approche musicale. Les nombreuses particularités qui font toute sa « magie » apparaissent désormais chez d’autres DJs juvéniles.

Møme, alias Jérémy Souillart est un producteur, ingénieur son et compositeur français. A la suite de 3 EP, ce jeune musicien délivre son premier LP, nommé Panorama, en 2016.

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Publié le 1 juillet 2017

Mac DeMarco – This Old Dog

Ecrire la critique du dernier album de Mac DeMarco, c’est comme entamer une substance qui enjaillerait n’importe qui. This Old Dog est le quatrième album de ce multi-instrumentaliste canadien. Certains le trouvent déjanté et d’autres le qualifient de génie. Je pense que Mac est ce qui pouvait arriver de mieux dans le paysage du rock indépendant. Son humour fait partie intégrante de ses productions, mais son talent se résume surtout à composer des chansons entraînantes, qui n’ont rien d’un casse-tête et dont les mélodies sont faciles à retenir. Lors d’une interview pour Télérama, Mac avouait qu’il aimait quand les chansons étaient courtes, en gamme majeure, douces et suaves: la « simplicité » correspond à son ingrédient préféré pour de bons morceaux.

Un thème récurrent entoure énormément l’ambiance de This Old Dog: l’Amour. Qu’il soit torturé ou sublimé, ce sujet a été traité maintes et maintes fois chez plusieurs artistes. Et pourtant, c’est peut-être ce qui humanise et nous rapproche le plus de nos idoles.

Cet album détient aussi la propriété de ralentir entièrement tout ce qui se passe autour de nous. Relaxant et planant à souhait, cet opus délivre une prestation musicale qui n’a rien de sauvage.
Le titre qui symbolise le plus cet aspect est sûrement « This Old Dog ». Guitare sèche, batterie aux battements atténués et guitare électrique aux sons de cordes aspirées, cette chanson semble nous transporter dans une zone de confort.
Véritable opium auditif, les paroles ne sont pas inintéressantes:

This old dog ain’t about to forget

All we’ve had

And all that’s next

‘Long as my heart’s beating in my chest

This old dog ain’t about to forget

Déclarant sa flamme à sa bien-aimée, ce chanteur n’a nul besoin de se marier pour lui faire comprendre qu’il ressent un amour éternel à son égard. En se comparant à « un vieux chien », qui équivaut à notre « vieux singe à qui on n’apprend pas à faire de vieilles grimaces », le côté « pitre » de Mac s’efface pour nous prouver qu’il peut être à la fois mature et romantique.

« One Another », elle, symbolise une ode à tous les mecs qui se sont fait larguer. « Une de perdue, dix de retrouvée », ainsi pourrait se synthétiser les paroles optimistes de cette chanson très allègre. Encore une fois, l’artiste prélève un simple fait universel qui parlera à un grand nombre d’auditeur. Cette teinte de réalisme a toujours collé à la peau de Mac, faisant de ses chansons des ballades où ses lyriques sont très profondes.

Le morceau que je retiens le plus se nomme « Moonlight on the River ». Cette piste se détache énormément de ce qu’on a l’habitude d’entendre de la part de Mac, vu qu’elle dure 7 minutes. 7 minutes où la guitare électrique est mise en exergue pour exploser dans des échos interminables, où l’on ne peut qu’aimer ce voyage particulier. En d’autres mots, 7 minutes où le talent du guitariste m’a émerveille, me donnant encore plus envie de suivre les prochains projets de cet artiste!

This Old Dog marque le retour de Mac DeMarco, un musicien dont on retiendra son jeu à la guitare, aux frontières des accords bossa-nova et jazzy.

Ne ratez pas ses concerts loufoques, où il n’a pas peur de cramer les poils de son corps ou de finir en caleçon.

brunoaleas

Publié le 28 juin 2017

Sean Lennon – Friendly Fire

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LE MEILLEUR FILS DES BEATLES

Les étudiants en blocus, Macron président, Chris Cornell décédé, Kasabian et ses nouveaux tubes décevants, ma chambre synonyme de four depuis un certain temps… Quelle époque!
Vos oreilles ont besoin de repos et Friendly Fire (2006) de Sean Lennon est adéquat à cela.

La première fois que j’ai entendu Sean Lennon, c’était dans l’émission musicale menée par Naguy et nommée Taratata. Seul, assis sur une chaise et muni de sa guitare sèche entre les mains, une fois « Dead Meat » entamé, une aura magnifique émanait sur le plateau. Cette sensation de fascination était mienne: le type en imposait et il n’avait pas besoin d’une armada de musiciens, à l’opposé d’un Arcade Fire sur scène.

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Publié le 31 mai 2017

Foster The People – III

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3,14/3

Une peur règne toujours lorsqu’on prie pour qu’un groupe qu’on aime ne change pas du tout au tout. Heureusement, Foster The People, avec deux albums à son actif, réussit toujours à me séduire. Créateur de chansons les unes plus dansantes que les autres, (comment oublier « Pumped Up Kicks » ?) ce quatuor me rend encore et encore curieux en ce qui concerne leurs futurs productions.

Cet EP, III, rassemble seulement trois morceaux, ce qui m’a laissé sur ma faim certes, mais dont je n’arrête pas d’écouter en boucle ces derniers temps.

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Publié le 25 mai 2017

Insecte – Deux

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Il va falloir s’y faire, chanter en français c’est cool !

Il s’agit juste de moderniser un peu cette si belle langue qui est la nôtre car chanter en français, ce n’est pas juste tout ce qui rapporte aux styles de Cloclo et d’Alain Souchon.
À l’heure actuelle, quelques bons groupes s’imposent petit à petit en chantant en français, pour le bonheur de la population francophilo-mélomane mondiale.

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Publié le 22 mai 2017

Nick Murphy – Missing Link

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OK I WAS DAZZLED

Je n’étais pas prêt. Cheveux ébouriffés, mâchoire bloquée et bras en l’air, tel était mon aspect lors de ma première écoute de Missing Link, l’album de Chet Faker, sous son nouveau nom de scène: Nick Murphy.

Dès la fin de l’année 2016, Nick Murphy débute sa lancée et balance deux morceaux, « Stop Me » et « Fear Less ».

Parfois, plusieurs groupes décident de changer de nom dans un but marketing.
En ce qui concerne cet artiste, le succès ne lui est pas inconnu, il n’a nul besoin de changer de « blase » pour y accéder. Il a collaboré avec grand nombre d’artistes célèbres comme Flume ou encore Bonobo plus récemment.

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Publié le 11 mai 2017

Du Rock à Liège! Part 1 / Hungry Hollows

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Liège n’est pas la plus belle ville d’Europe. Liège est remplie de « barakis ». Liège est rarement synonyme de « convivialité ». Et pourtant, j’aime cette ville!
On peut lui attribuer tous les défauts qu’on veut, il y a bien pire que la Cité Ardente.
Je l’aime, d’autant plus que depuis un certain temps, il s’y respire un air rock’n’roll!

Le groupe Hungry Hollows a longtemps été comparé à Queen of Stone Age pour son style musical. Il est vrai que le stoner des deux groupes se ressemblent mais à qui la faute? C’est difficile en ces temps de ne pas étiqueter tout et n’importe quoi.

Si je devais interpréter leur nom de scène, j’expliquerais que les membres incarnent des fantômes ayant faim de prestations scéniques. Ils sont à l’image de leur animaux empaillés qu’ils mettent près d’eux, lors de leurs concerts: il suffit de les poser ensemble à un endroit, munis de leurs instruments, pour que toute l’attention soit portée sur eux grâce aux talents qu’ils dégagent.
Si vous voulez en savoir plus pour ce qui est de l’origine « des animaux empaillés », n’hésitez pas à jeter un œil sur l’interview que jcclm a pu avoir avec eux.

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Publié le 17 avril 2017