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Dernier train pour Busan

ATTENTION CRITIQUE AVEC SPOILERS

Dernier train pour Busan (2016) est un film de zombie réalisé par le Sud-Coréen Yeon Sang-ho. Racontant le voyage infernal d’un père et d’une fille sur un train envahi par des morts-vivants, ce film renferme de nombreuses similitudes et quelques différences par rapport au premier film de Georges A. Romero, pilier du film de zombies. A l’instar de La Nuit des Morts-Vivants (1974), ce film concentre toute son intrigue dans un espace assez fermé : tout au long de wagons ou dans des gares. Quant au temps choisi, le réalisateur a lui aussi opté pour que son récit se déroule à sa propre époque contemporaine. Continuer la lecture

Publié le 23 juin 2017

Fatbabs Interview

DEPRESSION A ZERO

Le beatmaker français Fatbabs nous livre un premier ep nommé Daily Jam. Cet évènement ne pouvait passer à la trappe ! C’est pourquoi jcclm invite ce chanteur, beatmaker et producteur à répondre à quelques questions autour de son projet.

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Est-ce que tu es plus porté à composer une musique relaxante ou dansante ?

J’affectionne les deux mais mon tempérament m’oblige à dire dansant. Effectivement, je suis assez énergique et j’aime savoir que des gens vont danser sur la musique que je propose. Les sons énergiques sont également plus faciles à défendre sur scène et il est vrai que j’aime mettre le bordel sur scène.

Comment es-tu rentré en contact avec Naâman ?

Il y a de ça quelques années, nous nous sommes rencontrés sur Rennes via un ami qui pensait que nos styles pouvaient matcher. Apparemment il n’a pas eu tort car depuis, on a sorti une mixtape, deux albums et le troisième est en route. On vient tout juste de le terminer, sa sortie est prévue pour octobre 2016. Ce fut un vrai tournant pour moi de rencontrer Naâman. Depuis, on est toujours ensemble sur les routes, ça me permet de vivre de ma passion, et par la même occasion, de rencontrer un tas de gens cool.

Qui est ton modèle en musique ?

Si je ne devais citer qu’une seule personne, ce serait Diplo. Pas forcément pour toute la musique qu’il crée, mais pour son acharnement et sa volonté à croire en sa musique et à la hisser au plus haut point. Je suis admiratif de son travail et de sa persévérance. Je pense même qu’il a influencé toute cette nouvelle vague caribéenne que l’on peut constater dans la musique en ce moment. Il travaille également avec des artistes jamaïcains, ce qui me parle beaucoup. Petite anecdote, je viens de me réveiller en trance car je rêvais que Diplo m’offrait 2 cassettes de record sampling et que moi je lui filais mon Daily Jam

Au niveau des instrus, aimes-tu plus travailler seul dans ton coin ou collaborer avec de nombreux musiciens ? 

La plupart du temps je commence une instrumentale seul dans mon coin. Par la suite, je m’entoure de musiciens pour embellir ma maquette et la rendre plus organique. Je procède ainsi depuis peu et c’est vraiment intéressant. Ca m’apprend énormément de choses sur la musique et l’utilité de tel ou tel instrument. Comprendre et construire avant de déconstruire, c’est super formateur. J’ai procédé ainsi durant l’élaboration de Daily Jam. C’était un vrai plaisir de s’entourer d’autant de musiciens, une super expérience.

Depuis que tu as commencé la musique, quelle a été ta plus belle découverte dans ce domaine ?

Le bonheur que cela peut créer. Quoi qu’il arrive, si je me dis que même une personne décolle de chez elle le matin pour aller au boulot en étant pas trop motivée et met un de mes sons dans sa caisse, puis retrouve la pêche, alors c’est gagné. Avec Naâman nous avons parfois des retours vraiment émouvants de gens qui écoutent notre musique. Ca n’a pas de prix cette chose là, c’est la raison pour laquelle je n’arrêterai jamais ce que je fais. Même à petite échelle, c’est magnifique de pouvoir influer sur l’état d’esprit des gens. La musique est selon moi le meilleur antidépresseur du monde, alors quand ça marche, c’est un honneur d’être celui qui la prescrit.

Y a-t-il des artistes/groupes que tu trouves sous-estimés ? Si oui, pourquoi le sont-ils et qui sont-ils ?

On travaille avec beaucoup de gens qui mériteraient encore plus d’audimat, vu le travail et la qualité fournie. Si je pense bien à une personne quand tu me demandes ça, c’est mon ami Kool A. C’est un chanteur de Bordeaux, originaire du Rwanda. J’ai rarement rencontré quelqu’un capable de m’impressionner autant. Il rappe, il chante et écrit ses textes. C’est vraiment quelqu’un qui mérite d’être plus connu, alors go check it!!!!

Où révérais-tu de faire un concert de folie ?

Je suis un grand fan de HIPHOP et de black music en générale, si bien que si un jour je joue à Los Angeles ou à New York, il se passera quelques chose dans ma tête, même si le rêve américain devient de moins en moins beau…

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Interview faite le 19/05/17

Publié le 4 juin 2017

Sean Lennon – Friendly Fire

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LE MEILLEUR FILS DES BEATLES

Les étudiants en blocus, Macron président, Chris Cornell décédé, Kasabian et ses nouveaux tubes décevants, ma chambre synonyme de four depuis un certain temps… Quelle époque!
Vos oreilles ont besoin de repos et Friendly Fire (2006) de Sean Lennon est adéquat à cela.

La première fois que j’ai entendu Sean Lennon, c’était dans l’émission musicale menée par Naguy et nommée Taratata. Seul, assis sur une chaise et muni de sa guitare sèche entre les mains, une fois « Dead Meat » entamé, une aura magnifique émanait sur le plateau. Cette sensation de fascination était mienne: le type en imposait et il n’avait pas besoin d’une armada de musiciens, à l’opposé d’un Arcade Fire sur scène.

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Publié le 31 mai 2017

The Devil’s Work Interview

REVELATIONS DU DIABLE

Trio de folie, le groupe rock The Devil’s Work a décidé d’en terminer avec son périple sur la scène musicale. Jcclm livre leurs ultimes révélations pour tout fan ou néophyte de ces Liégeois aux sons qui font capoter!

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Quels étaient les objectifs de votre groupe lorsqu’il s’est formé ?

Butt : Oh rien de très ambitieux : ouvrir les portes de l’Enfer, conquérir le monde, asservir l’humanité, le B.A.-BA du rock’n’roll quoi !! Plus sérieusement, au départ je voulais démarrer un projet solo, mais je me suis vite rendu compte que c’était plus malin d’utiliser la créativité des autres membres et de fonctionner comme un « vrai » groupe, où chacun apporte sa pierre à l’édifice. Ce qui était amusant au départ, c’était qu’on était tous les trois à contre emploi : je n’avais jamais joué de guitare électrique dans un groupe, pareil pour Zoé à la basse, et notre premier batteur était guitariste ! Au-delà de ça, on voulait juste s’amuser et faire du rock n’roll, sans prise de tête, et à ce niveau on s’en est assez bien sortis je trouve !

Est-ce que Liège est une ville remplie de rockeurs ?

Butt : Je vais sans doute pas faire l’unanimité, mais je trouve que oui en fait ! Ça fait 25 ans que je traîne dans ce milieu à Liège et ailleurs, et je trouve qu’on est dans une période assez cool en fait. Il y a plein de bons groupes dans tous les styles, il y a plein de concerts et d’initiatives sympas, je trouve qu’on n’a vraiment pas à se plaindre ! Et je souligne en particulier le travail de La Zone qui, depuis que Mathieu a mis le nez dedans, a une programmation d’enfer ! Je n’oublie pas non plus Marc et le collectif Mental, le Smile, la Légia, il y plein d’endroits et de gens motivés à faire bouger les choses et Dieu sait que ce n’est pas facile, mais ils y vont, chapeau à tous ces gars !! Même le Reflektor commence à s’ouvrir au rock et au métal !! Anthrax, Dog Eat Dog ou Madball à Liège, personne ne l’a vu venir, et personne n’y aurait cru il y a 2 ans à peine !! Au niveau des gens, le succès de lieux comme le Warzone et la proportion de mecs barbus et tatoués au km² me fait penser que oui, Liège est une ville remplie de rockeurs, et c’est tant mieux !!

Comment est née la chanson « Another Man » ?

Butt : C’est la chanson préférée de mon fils ! C’est aussi ma première compo pour ce projet, elle a eu plusieurs formes avant de prendre celle qu’elle a aujourd’hui. Elle résume bien l’esprit que je cherchais dans ce projet : du rock’n’roll débridé, simple, efficace, avec des riffs qu’on retient… Niveau paroles, ça parle des gens qui s’expriment par la colère ou la violence parce qu’ils n’arrivent pas à se faire entendre autrement, et par extension, de violence conjugale. C’est rigolo hein ? On a des chansons avec des thèmes plus légers, demande moi de parler de « The Killing Sun » !

Vas-y explique moi.

Butt : Il s’agit d’une chanson qui parle de l’emprise maléfique que peut avoir la crème solaire sur les gens qui ont une peau sensible au Soleil. Pour ces gens (dont je fais partie), le Soleil est un ennemi mortel, qui ne peut être vaincu que par la pénombre, jusqu’au moment où arrive l’indice 50, avec ses promesses, et son prix à payer !

Vu qu’il y a deux vocalistes (Zoey et Butt), comment vous vous organisiez pour savoir qui chantait quoi/à quel moment ?

Butt : au début, c’est moi qui chantait tout. Quand Zoé a rejoint le groupe, elle se contentait de jouer de la basse, mais dès le départ je voulais qu’elle chante aussi ! Ça a commencé assez vite avec « Demons », qu’elle chante seule, et de fil en aiguille, on a essayé de plus en plus de composer des chansons où on chante tous les deux, en harmonie ou en alternance. Il n’y a pas de règles, mais en général je lui laisse les parties que je ne sais pas jouer à la guitare et chanter en même temps.

Zoé : Haha ! C’est vrai ! Mais le « qui fait quoi » s’est souvent imposé à nous, lorsque nous travaillions une chanson ensemble.

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Est-ce qu’il y a un message caché derrière le dessin se trouvant sur la pochette de The Bright Side Of The Apocalypse ?

Butt : le dessin est de Zoé, elle peut sans doute en parler mieux que moi. Le titre par contre, illustre bien l’esprit du groupe : on dit souvent qu’on fait du doom, mais avec le sourire. L’humour est important. C’est que du rock’n’roll, rien de tout ça n’est bien sérieux, donc on s’amuse un peu avec les clichés du genre. On aime bien rigoler avec Satan et la fin du monde en fait… « Just because we’re all doomed, doesn’t mean we can’t have a good time ». J’adore parler de thèmes dramatiques avec humour. Peter Steele est le maître du genre, et il a une grande influence sur mon écriture.

Zoé : En réalité, je voulais illustrer « The Devil’s Work » dans un premier temps. Il y a donc un bouc, symbole du Diable, qui présente un crâne humain dans sa main. La peinture existait avant le titre de l’EP.

Quel sont vos meilleurs souvenirs en studio et en concerts ?

Butt : on n’a été qu’une fois en studio, pour l’EP. C’était une super expérience, au Noise Factory. Gerald, le maître des lieux, a fait un super boulot, et nous a donné des conseils excellents, sans jamais nous prendre de haut sous prétexte qu’on est des amateurs. J’aurais adoré y retourner pour enregistrer un album, mais je pense que j’ai eu les yeux plus gros que le ventre sur ce projet, qu’on a donc abandonné en même temps que le groupe. C’est mon seul regret : j’aurais bien voulu laisser une trace sonore avec Séba à la batterie, notre ancien batteur qui joue sur l’EP. Sur scène, on a plein de bons souvenirs, on a eu la chance de pouvoir jouer aussi souvent qu’on le souhaitait sans vraiment faire le forcing pour trouver des dates, et ça c’est cool. A titre personnel, les deux dates que j’ai préférées, c’était à La Legia avec les Danois de The Hyle et Evra. Pas beaucoup de monde, mais on a passé une super soirée avec les Danois. Notre premier concert au Belvédère était vraiment cool aussi. On ne connaissait pas grand monde dans le public (c’est assez rare, on joue souvent devant les potes), et les réactions étaient cool. J’étais particulièrement en forme ce soir-là. Je garde assez peu de mauvais souvenirs de concert en fait, on fait toujours en sorte que ça se passe bien…

Quel artiste/groupe reste indémodable et toujours aussi puissant musicalement à vos yeux ?

Butt : Sans aucune hésitation : BLACK SABBATH !!! C’est par eux que tout a commencé, et leurs six premiers albums sont essentiels à tout qui prétend aimer la musique à guitare saturée. Mais je suis un ultra boulimique de musique, donc je pourrais te citer 12 000 groupes, de David Bowie à Obituary, en passant par les Beastie Boys ou Claude Barzotti !!

Est-ce qu’on peut s’attendre à un autre projet après la dissolution de votre groupe ?

Butt : Moi, je suis prépensionné du rock’n’roll. C’est moi qui suis à l’origine de la fin du groupe, et je n’ai pas l’intention de redémarrer un autre projet. Après, il ne faut jamais dire jamais, mais pour l’instant, j’en suis là.

Zoé : en ce qui me concerne, je compte bien continuer dans le même genre de style. Ça fait longtemps que j’ai envie de composer seule pour voir ce qui sort. M’en voilà l’occasion !

Séba : En ce qui me concerne, j’ai toujours TILL DAWN, mon groupe principal avec lequel on prépare notre deuxième album et quelques jours après avoir annoncé la fin du groupe, on m’a contacté pour faire du tambour dans un autre trio rock : Scramjet. L’essai a été concluant, le courant est bien passé, donc dès qu’on aura terminé l’aventure The Devil’s Work, je recommence une nouvelle histoire.

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Interview faite le 17/05/17

Publié le 28 mai 2017

Foster The People – III

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Une peur règne toujours lorsqu’on prie pour qu’un groupe qu’on aime ne change pas du tout au tout. Heureusement, Foster The People, avec deux albums à son actif, réussit toujours à me séduire. Créateur de chansons les unes plus dansantes que les autres, (comment oublier « Pumped Up Kicks » ?) ce quatuor me rend encore et encore curieux en ce qui concerne leurs futurs productions.

Cet EP, III, rassemble seulement trois morceaux, ce qui m’a laissé sur ma faim certes, mais dont je n’arrête pas d’écouter en boucle ces derniers temps.

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Publié le 25 mai 2017

Giraffe Tongue Orchestra Interview

Brent Hinds, Ben Wheiman, Thomas Pridgen, Pete Griffin and William DuVall viennent d’horizons différents. Ils sont avant tout des musiciens hors pair. Ils sont aussi membres de Girafe Tongue Orchestra : un véritable événement musical ! Broken line est leur premier album. William DuVall est notre invité pour cette interview totalement inédite !

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Quelle est la raison derrière la naissance de GTO ?

L’origine vient de l’admiration mutuelle que nous avons depuis longtemps les uns pour les autres. Ben Wheinman et Brent Hinds m’ont d’abord abordé pour collaborer sur GTO, il y a approximativement 7 ans. Cependant, pour de nombreuses raisons incluant nos emplois du temps chargé avec nos autres groupes, il a fallu attendre jusque 2016 pour que tout se concrétise enfin.

Pourquoi avez-vous choisi la girafe comme symbole de votre groupe ?

Brent Hinds visitait la section des girafes dans un zoo en Australie. Il a eu l’occasion de leur donner des bananes. Selon Brent, ces girafes ont été capables de prendre les bananes de sa main, de les éplucher et de les manger en un seul mouvement rapide rien qu’avec leurs langues. Brent était tellement impressionné qu’il a suggéré que le nom du groupe soit Girafe Tongue. Le mot Orchestra a été ajouté plus tard. Nous étions tous d’accord pour dire que la girafe était un animal magnifique et unique. Brent Hinds en est un aussi d’ailleurs.

En termes de musique, vous notez sans doute une différence entre un groupe comme Alice in Chains et GTO.

La musique de GTO est la somme totale de toutes nos influences musicales provenant de notre enfance. L’album Broken Lines a de tout : du punk au rock progressif jusqu’au disco, parfois dans la même chanson. GTO impose sa propre marque complètement séparée de nos autres groupes. Ce groupe représente une étape majeure pour chacune de nos carrières.

Qu’apprenez-vous en jouant avec des musiciens provenant d’autres groupes ?

Collaborer pour écrire des chansons est une des choses les plus intimes qu’on puisse partager avec quelqu’un, particulièrement quand ce quelqu’un prend la musique au sérieux comme Ben, Brent et moi-même. On peut vraiment en apprendre énormément sur la manière dont l’autre pense et comment il structure ses idées. Je me sens privilégié d’avoir eu cette expérience avec Ben et Brent. Et je suis très reconnaissant d’avoir interprété un album, et sur scène, avec Thomas Pridgen et Pete Griffin. En comptant le fait que le sentiment est partagé pour eux, je suis empli de gratitude.

Discutons de vos chansons. J’ai l’impression que les paroles ‘Blood Moon’ essaye d’évoquer quelque chose d’universel à propos de la vie moderne.

Oui. L’inspiration initiale pour les paroles de ‘Blood Moon’ nous est venue après avoir vu un jeune couple s’embrasser alors qu’ils remplissaient leur réservoir d’essence dans une station-service, à l’Est d’Atlanta. Ils étaient si beaux ensemble. Ils m’ont frappé comme l’incarnation idéale d’une jeunesse fabuleuse – tu peux avoir peu d’argent, mais tu as tes amis, tu as ton amour et quand tu sors le soir, le monde entier est à toi.

Dans le clip de crucifixion, vous comparez Donald Trump à Adolf Hitler. Qu’est-ce qui vous mène à voir le gouvernement américain de cette manière ?

Récemment, l’Amérique a certainement pris un tournant très malheureux en politique. Mais l’attitude latente qui a mené à ce virement politique, elle, était présente pendant des décennies, voire des siècles, même avant la fondation de l’Amérique. La vidéo de crucifixion a été créée plusieurs mois avant l’élection présidentielle de 2016. Mais de nombreux événements dérangeants ont prit place dès les premiers jours de la campagne. La frénésie nationaliste et la violence attisée au rallye de Trump semblaient étrangement rappeler les incidents qui ont pris place en Europe, avant la Seconde Guerre mondiale. Et avec tout cela, il y avait les coups fourrés qui ont eu lieu dans l’envers du décor par chacun des partis politiques majeurs en Amérique, durant la campagne de 2016. Ils ont pavé le chemin de la victoire de Trump et la situation dans laquelle l’Amérique se trouve aujourd’hui. Il y a un vieil adage qui dit : C’était écrit sur les murs. Ce qui s’est passé est évocateur. Il semble juste que l’art reflète les sentiments de l’artiste sur ce qu’il se passe.

N’est-il pas difficile d’être d’accord avec chaque membre quand vous composez ?

Lorsque plusieurs individus avec des personnalités fortes se rassemblent pour collaborer, il est inévitable qu’il y ait des différences d’opinions occasionnelles. Il y a aussi une immense admiration mutuelle, ce qui engendre beaucoup de confiance. Je pense que nous avons fait du bon travail sur GTO, en nous permettant de bien diviser les charges. Je les laisse s’occuper de la musique et ils me laissent m’occuper des paroles ainsi que de la mélodie. Cette confiance et cette division du travail sont les raisons pour lesquelles nous avons réussi à créer un son que nous n’aurions pas pu achever autrement.

Derrière les paroles sombres du morceau, y a-t-il un message d’espoir ?

Absolument. Je pense que le sentiment prépondérant de l’album est l’espoir. Ça parle de réaliser son propre pouvoir malgré l’impression d’être écrasé par les circonstances.

Parfois, quand j’écoute votre musique, j’ai envie de danser. GTO est-il plus pour les danseurs ou pour les révolutionnaires ?

LES DEUX ! La révolution n’est rien sans la danse, de préférence dans la rue.

DRAMA – Interview réalisée le 17/05/17

Publié le 22 mai 2017

Insecte – Deux

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Il va falloir s’y faire, chanter en français c’est cool !

Il s’agit juste de moderniser un peu cette si belle langue qui est la nôtre car chanter en français, ce n’est pas juste tout ce qui rapporte aux styles de Cloclo et d’Alain Souchon.
À l’heure actuelle, quelques bons groupes s’imposent petit à petit en chantant en français, pour le bonheur de la population francophilo-mélomane mondiale.

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Publié le 22 mai 2017

Alien Covenant

Six ans après le souvent injustement critiqué Prometheus et un an et demi après l’excellent The Martian, Ridley Scott revient sur la saga qui lui a permis de se faire connaître du grand public. C’était en 1979, et la science-fiction au cinéma n’a plus jamais été la même. Au même titre que Star Trek et Star Wars, Alien, le huitième passager constitue une pierre angulaire dans la popularisation de la science fiction en tant que genre cinématographiques, et tout comme ces deux sagas, Alien a droit à son retour en grandes pompes dans le Hollywood des années 2010, avec son géniteur à la barre.

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Publié le 20 mai 2017