Concerts 2026 Part 1

Il y a bien des choses que l’on peut reprocher à cette moitié d’année. Il faut tout de même admettre qu’elle était radieuse, en termes de concerts. En effet, les amateurs de pop/indie ont été plus que servis. Entre Mitski et Damso, j’ai été surprise de voir à quel point le monde du spectacle parvient encore et toujours à se réinventer.
Quitte à diviser, voici la première partie de mon top 5 des concerts de 2026, du moins convaincant au plus exceptionnel.

5 | Mitski – Forest National (mai)

Même si ça me brise le cœur de mettre Mitski en dernière position, il faut avouer qu’elle le cherchait un peu. Son dernier album, Nothing’s About to Happen to Me, était peut-être un avertissement des émotions qu’elle allait nous faire ressentir en concert : littéralement rien.

Elle a chanté très peu de hits. Par moment, j’avais vraiment l’impression d’entendre la bande originale de Brokeback Mountain… sans compter la première partie, Gwenifer Raymond, très talentueuse, mais se résumant à 35 minutes de guitare acoustique aux sonorités de Breaking Bad, sans aucunes paroles. Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, je l’avoue.

Plus sérieusement, le nouvel album est pas mal du tout. Mais je pense qu’il ne marche pas en concert ; c’est difficile de se mettre dedans et ça se ressentait fort dans l’ambiance qu’il y avait en fosse. Je pense surtout que Forest National était une salle bien trop grande pour Mitski. On ne retrouvait pas vraiment la chaleur qu’elle a tendance à transmettre, lorsqu’elle performe. Pour l’avoir vue il y a 2 ans au Cirque Royal, je remarque une grosse différence qui m’a assez déçue.

Cependant, elle a l’air d’aller mieux et de s’être tournée vers une nouvelle direction artistique qui ne correspond pas à ce que j’attendais, certes. Toutefois, elle semble lui permettre de s’épanouir, et c’est le plus important.

4 | Conan Gray – AFAS Dome (mai)

J’ai déjà vu Conan Gray il y a 2 ans. Il va sans dire que sa popularité l’a encouragé à se montrer plus créatif dans la manière de mettre en scène un album. C’est ça que j’ai adoré avec le Wishbone Tour : on voit Conan prenant le temps de construire un véritable spectacle, autour d’un schéma narratif.

Non seulement il sait se réinventer, mais en plus, il adore interagir avec son public. Ça se ressent. 

Les décors étaient magnifiques, un peu comme des décors de théâtre peints à la main. Ils collaient parfaitement à l’ordre des chansons.

Smash – texte & photo

Publié le 1 août 2026