Héritiers de Flume Part 3

mome

Une explication à ce titre est nécessaire pour le comprendre entièrement.
Des artistes se copient inconsciemment ou volontairement pour parfois créer leurs œuvres. Je n’écrirai pas au sujet du « plagiat », au contraire, j’aime utiliser plutôt le terme « hérédité ». De fait, depuis l’arrivé de Flume, c’est-à-dire en 2011, une panoplie d’artistes puise énormément de sa technique. Car il faut savoir qu’il a eu un véritable impact sur le monde de l’électro, non pas parce qu’il est juste un jeune musicien et producteur d’Australie, mais aussi parce qu’il a une signature sonore qui lui est propre. En d’autres mots, il a complètement réussi à façonner une nouvelle approche musicale. Les nombreuses particularités qui font toute sa « magie » apparaissent désormais chez d’autres DJs juvéniles.

Møme, alias Jérémy Souillart est un producteur, ingénieur son et compositeur français. A la suite de 3 EP, ce jeune musicien délivre son premier LP, nommé Panorama, en 2016.

Surfant sur la chillwave, Møme allie différents sons électroniques qui d’emblée, nous embarquent dans son univers. La sonorité de l’opus englobe des couches sonores très prononcées de synthé, des instruments à cordes, des chanteurs et chanteuses qui fredonnent des mélodies ou rappent aisément.

Ce projet rayonne de par la diversité musicale qu’apporte chaque morceau.
« Routine » met en avant un rap-électro plaisant, alors que « Aloha » déploie la douce voix de Merryn Jean. Merryn Jean semblant être la chanteuse fétiche de Møme (vu qu’elle est présente sur deux pistes), à l’image d’un Chet Faker, inséparable de Flume. D’ailleurs, « Medicine » délivre la prestation vocale de Gus Dingwall dont la voix rappelle celle de Chet Faker.

Tout comme pour Petit Biscuit, l’apport d’une guitare électrique crée une véritable ambiance estivale à Panorama. De surcroît, parfois ses clips participent à cette même atmosphère, en montrant de grandes étendues, des plages ou encore des forêts: symboles de découvertes vers l’Inconnu.

Tout est extrêmement bien léché et calculé l’esthétique par rapport à ses clips et pochettes d’albums. On est loin d’une pochette d’un opus du Sub Pop Records, où la saleté artistique se sentait si bien durant un concert de grunge, que graphiquement.

Quant aux différents sons de voix séquencés et aux multiples bruits aigus et graves dispersés à tout va, ils rappellent la musicalité de Flume.

Lorsqu’on demande à ce DJ niçois d’où vient la vague de popularité attribuée à cet électro-pop, qui découle en grande partie des vibes australiennes, il répond: « C’est une musique d’avenir ».
Il n’a pas tord. Grâce à l’évolution constante des logiciels et des machines, n’importe qui, dès le plus jeune âge, peut se lancer dans la production de pépites musicales, seul dans sa chambre ou ailleurs, devant son ordinateur portable.

Et si ce mouvement électro ne périmait jamais? L’Art se forge via des imitations et des renouvellements. Certes, cet article pointe l’hérédité flagrante de Flume vis-a-vis de quelques artistes, mais peut-être qu’un jour, Møme aura aussi ses propres descendants.

DRAMA

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