Georgie Interview

Des moustaches, du rose et des paillettes, voilà l’énergie de Lola, une jeune artiste belge qui performe sous le nom de Georgie, depuis l’âge de 16 ans. Son prochain titre « By my side » garantit un été euphorique et très girly.

Déjà, en un mot, Georgie, ça représente quoi ? 

En un mot, c’est un peu compliqué à définir. Georgie, c’est un projet musical, donc, c’est mon nom d’artiste. En fait, c’est un peu moi. Ce n’est pas un projet à part entière, c’est un peu la musique que je fais. De la pop rock. Je fais ça depuis plus ou moins quatre ans. Et en parallèle de ça, je fais des études en communication.

D’ailleurs, pourquoi Georgie ? Comment est-ce que tu as trouvé ce nom ?

Alors Georgie, j’ai dû choisir ce nom de scène quand j’avais 16 ans. A l’époque, j’étais fan du film It et du livre original de Stephen King. Et le petit garçon de l’histoire, qui se fait bouffer, s’appelle Georgie. A cette époque-là, j’allais beaucoup à la ferme et j’ai nommé un veau que j’ai un peu adopté, Georgie. Quand j’ai dû choisir, je me suis dit j’allais m’appeler comme mon veau, et donc Georgie.

D’accord (rire), c’est original. Tu travailles principalement tes prods, seule. Explique-moi tes procédés.

Le procédé est très variable, c’est-à-dire que ça dépend des chansons. Parfois, je commence juste par le titre, des fois par les paroles, des fois c’est la mélodie qui me vient, d’autres fois, ce sont les accords. Mais je commence souvent musicalement, ensuite, j’essaie de mettre des paroles dessus. Donc j’ai ma maquette en tête, puis, je vais en studio pour la produire. Souvent, la maquette est très différente de la production faite en studio. Je définis déjà la direction artistique, vers du pop rock ou vers la pop très été. A partir de ça, je définis la chanson à partir des bases que je mets.

Qui sont tes sources d’inspiration musicales qui t’auraient éventuellement guidée dans ton parcours artistique ? 

Au début, j’aurais dit que c’était beaucoup Lana Del Rey, Billie Eilish et peut-être Tom Odell. Maintenant, ce serait plus Dead Poets Society, qui est un groupe de rock. Ce groupe m’inspire à composer des chansons quand je fais du rock. Pour la pop, restons sur le basique, Sabrina Carpenter. J’aime beaucoup son énergie, je trouve que ça marche et c’est joyeux, c’est entraînant. 

En parlant d’énergie, je sais que tu performes et travaille presque exclusivement avec des femmes. C’est très important pour toi. Pourquoi ce choix ? 

Parce que je trouve que c’est cool de représenter les femmes dans l’industrie musicale. Je suis allée à beaucoup de concerts dans ma vie. C’était, souvent, exclusivement, des musiciens masculins. Et je trouve que c’est très cool de mettre des femmes sur la scène. Puis il y a aussi l’énergie. Elle est très cool, en tant que femme. Je trouve que c’est très cool de travailler avec des femmes. C’est très très cool. Maintenant, je ne rejette pas du tout les hommes non plus. Mais c’est vrai que j’ai un peu une préférence, j’aime travailler avec mes copines. 

Sur scène, tu joues également de la guitare et du synthé. D’où te vient cette polyvalence ? Es-tu es autodidacte ? Comment as-tu as appris ça ?

J’ai toujours été très autodidacte. Je n’ai jamais pris des cours de rien. C’est peut-être un de mes gros défauts parce que je fais tout à l’instinct et je ne travaille jamais rien assidûment. Mais oui, j’ai commencé d’abord avec le piano. Après cela, j’ai fait de la guitare, puis de la basse. Là, la batteuse essaie de m’apprendre 2-3 trucs à la batterie. Et je vais bientôt apprendre le saxophone parce que mon oncle est un grand saxophoniste à Liège, Robert Jeanne. Big up à lui ! Je suis très polyvalente mais j’aimerais bien changer ça chez moi, c’est-à-dire le fait d’être un peu plus assidue et de perfectionner un peu mes connaissances dans leur domaine car c’est bien d’être un peu une touche à tout. Mais c’est vrai que des fois aussi, c’est très bien de connaître un peu plus que les basses.

Le prochain son s’appelle « By My Side« . Il sortira le 19 juin. Comment décrire sa vibe ?

C’est une chanson pour l’été, donc, évidemment ça va être très pop, très in love, on est amoureuse, on a envie de sortir, on est toute joyeuse. C’est un peu la vibe du son et c’est un peu mon état parce que j’écris souvent sur mon état. Mais pour les chansons à venir, je vais aussi écrire sur autre chose que mon état parce que je trouve que c’est bien de sortir du « moi-je-moi-je« , ça n’a pas trop d’intérêt de toujours être focus là-dessus. Il y aura d’autres choses qui viendront un peu différentes. Pour l’instant, on reste sur de la pop bien dansante. 

Tu as eu l’occasion de jouer plusieurs concerts et de performer plusieurs fois. Est-ce que tu pourrais me parler de ton meilleur souvenir de concert où tu performais ?

Je dirais que c’était déjà la première fois, elle était assez mémorable. C’était au Reflektor. J’ai eu la grande chance de jouer pour la première fois au Reflektor. C’était un de mes premiers concerts. C’est quand même un peu incroyable. J’étais pas du tout prête évidemment, c’était mon premier concert, donc bon, voilà. Mais c’était quand même incroyable et je dirais que récemment le meilleur concert, c’était à Anvers. J’ai eu la chance d’y jouer. Le fait que personne ne nous connaisse fait qu’on se lâche plus… les gens ont un regard différent sur nous parce qu’ils ne nous connaissent pas. Alors que quand je joue à Liège, les gens nous connaissent, c’est différent. Ensuite, la manière dont je joue avec le groupe est un peu différente parce qu’on a plus de liberté à être nous-mêmes. On est plus enclin à être nous-mêmes car personne ne nous connaît. On n’a pas cette case à laquelle on doit se conformer.

En parlant d’être toi-même, dans quelle direction aimerais-tu voir évoluer ton projet ? 

Vers de la techno. Non, c’est une blague. Bah voilà, je suis en train d’un peu définir ma musique, actuellement. Enfin, c’est en train d’un peu se concrétiser en ce moment, au niveau de la direction artistique. J’aimerais bien continuer dans cette voie, être assez polyvalente au niveau du style, ne pas m’enfermer dans un style comme le rock ou la pop. J’aimerais bien continuer à faire un peu des deux, continuer à surprendre, continuer à explorer plusieurs styles. Quitte à essayer le jazz. J’aime bien un peu tout. J’aimerais continuer sur ma lignée, où je suis actuellement. 

2026 fut une année réjouissante en tant qu’artiste ? As-tu appris quelque chose ?

Je dirais que déjà j’ai eu pour la première fois la chance de performer à Paris, donc c’était très cool de jouer dans un autre pays, c’est incroyable. Il n’y avait pas la complexité linguistique. Ensuite, je dirais que cette année j’ai aussi développé un peu le fait de faire de la prod moi-même, donc j’ai commencé à chipoter avec Ableton, un logiciel de production musicale. J’ai commencé à chipoter, donc ça facilite le fait de concrétiser mes aspirations, quand je suis dans ma chambre. Je n’ai pas besoin d’aller au studio pour les faire, ou que ça reste dans ma tête, écrit de façon approximative sur mon carnet, ça c’est très chouette. Je pense être entourée de mélomanes. J’espère que ces gens resteront longtemps à mes côtés. C’est très cool aussi d’avoir développé ça, c’est un peu ce qui s’est développé en 2026.

Est-ce qu’éventuellement, le merch de l’univers Georgie pourrait voir le jour ? 

Evidemment. Là on a déjà des moustaches, on a déjà des stickers moustache, parce que mon copain a une moustache, et donc c’est très drôle. La moustache, c’est génial. On en a fait un sticker tout rose, tout girly, et oui ce serait très cool d’avoir un t-shirt Georgie, avec, soit des moustaches, soit des t-shirts, ce serait très bien, c’est en préparation. Ce n’est pas du tout encore concret, mais c’est en préparation, donc voilà.

Tu as écrit quand même plusieurs chansons, est-ce que tu as une préférée ? 

Pour l’instant je dirais que c’est « My Type ». Je pense que c’est celle qui a un peu le plus marché, sinon la nouvelle, qui va sortir, est vraiment très très très très cool. Je dirais que je suis fan de moi, j’aime trop mes chansons. C’est terrifiant de dire ça, c’est vraiment pas vrai, non ? Je dirais que les dernières chansons sorties, je les aime vraiment bien. Je trouve que ça prend une direction plus professionnelle, tandis qu’avant, c’était quand même fort amateur, et je trouve que ça pouvait parfois s’entendre. Là, la production est vraiment plus claire, c’est plus défini dans ma voix, dans ma technique, dans l’écriture, dans la production, et oui, je dirais que je préfère « My Type », pour l’instant. 

As-tu des conseils à donner pour les jeunes artistes qui auraient peur de se lancer ? 

Il ne faut pas avoir peur. Maintenant, ça ne se contrôle pas vraiment, mais je pense que la peur est vraiment la pire chose. C’est bien d’avoir de la peur, mais je pense que, justement, elle doit nous booster et pas nous coincer. Dans tous les cas, on va être jugé, que l’on ne fasse rien, qu’on fasse quelque chose, on va être jugé, donc on s’en fout, on fait ce qu’on aime. Il faut faire ce qu’on aime, et qu’importe ce que les gens peuvent dire, parce que les gens ont toujours un truc à dire, ce ne sera jamais assez bien, mais le but n »est pas d’être parfait. Si on attend d’être parfait, avant de commencer à faire un truc, on ne commencera jamais. Et on n’a qu’une vie quoi, one life.

Pour terminer, quels sont les prochains événements à venir ? 

Les prochaines dates de concert alors, la prochaine date sera le 19 juin, je sors ma nouvelle chanson « By My Side ». En août, on a la première partie de DC Lou, ensuite il y a une bière à mon effigie au Flag Bar qui va sortir le 29 août, donc on fait une release, il y aura un concert là-bas, venez !! Il y a d’autres chansons qui arrivent, il y a d’autres concerts qui arrivent, un festival à Bastogne en septembre, et donc voilà, il y a plein de petites choses qui arrivent, et vous êtes tenus au courant de toutes mes actualités sur Instagram.

Smash

Publié le 17 juin 2026