Melting God

Le Titan Sawano

Il y a Hiroyuki Sawano, puis il y a les autres… Ce compositeur japonais est devenu une valeur sûre pour ce qui est de livrer une musique épique ! Le mot est lâché. D’habitude, je ne l’utilise jamais. De peur d’être ringard ou de passer pour un fanatique ? Aucune idée.
Il n’empêche qu’« épique » est le parfait adjectif pour qualifier ses compositions.

Une voix féminine qui se fond et amplifie les notes de l’auteur. Des riffs métal. Un piano se collant  à merveille aux violons/guitares. Une puissance transpire des OST de L’Attaque des Titans (Shingeki No Kyojin, titre original) ! Car oui, il s’agit de se focaliser autour de cette série animée et non sur le reste de la discographie de l’artiste. Si c’était le cas, plusieurs chapitres auraient été nécessaires. Hiroyuki Sawano ne travaille pas seulement pour le monde des animes (Guilty Crown, Seven Deadly Sins, etc.). Il s’est occupé de quelques films et depuis quelques années, de jeux vidéos comme League of Legends.

A l’annonce de l’arrivée des derniers épisodes épisodes de SNK, j’ai réécouté les bandes sons de ses trois premières saisons. Quel plaisir ! A l’écoute des albums, j’ai toujours l’impression de partir en guerre…
Ou de respirer l’air d’un vétéran content d’avoir survécu aux tragédies.

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Même si l’on peut admettre qu’en 7 ans, Hiroyuki Sawano a réalisé une musique très typée, aux gimmicks ultra reconnaissables, personne ne lui ressemble artistiquement à l’heure actuelle. Oublions Hans Zimmer. Ce dernier sait écrire des mélodies imposantes mais saoule parfois via des boucles infernales de notes similaires. Pensez à la BO d’Interstellar ou de Dunkirk. Qu’en est-il alors du maestro Ennio Morricone ? Les œuvres des deux mélomanes ne sont pas comparables. L’Asiatique donne souvent une dimension rock/opéra/électronique à ses productions. Tandis que le Méditerranéen s’exerce à d’autres expérimentations musicales sans limites.

Pour le dire autrement, les morceaux sawanesques sont vraiment faits pour le délire visuel d’Hajime Isayama. On ne compte plus les nombreux rebondissements de SNK, lorsque la tension prend le dessus sur nos émotions. La chanson « Attack on Titan » illustre cet effet par excellence. Tout se joue sur le crescendo de fin. La brutalité sonore nous est d’abord amenée à travers une touche moderne et de longs silences vocaux. Tout explose à l’oreille petit à petit. De manière générale, chaque transition de ses titres n’est ni trop longue ni trop courte. Ses instrumentations ont tendance à grandement respirer. Elles laissent place ensuite à des envolées lyriques ou à des mélodies plus agressives.

J’espère qu’il se donnera à 200% pour son ultime collaboration sur la saison 4 de SNK. Je rêve d’une adaptation encore plus orchestrale de « Guren No Yumiya ». Je songe à des morceaux d’une vingtaine minutes. Quoi qu’il arrive, Hiroyuki Sawano aura déjà partagé des pièces titanesques de son imaginaire.

brunoaleas

Publié le 21 août 2020

Plus besoin d’aller à la messe, Damon est là

Mi-mai, Damon Albarn (Blur, Gorillaz) nous présente son nouveau projet musical. Il joue alors sur des cassettes de répétitions assemblées, en direct sur Boiler Room. Ce live nous donne un avant-goût à The Nearer the Fountain, More Pure the Stream Flows. Il met aussi en lumière Global FoodBanking Network, une entreprise fournissant de la nourriture aux plus précaires, à qui nous pouvions faire un don. Continuer la lecture

Publié le 14 juin 2020

Un nouvel été en festival ?

Souvent, en périodes pluvieuses et froides, on pense à l’été… Certains s’imaginent le passer sur une plage, d’autres en voyage. Pour ma part, ce sera en festival !

Quand on en parle, on pense généralement au Tomorrowland (Boom), aux Ardentes (Liège), aux Francofolies (Spa), ou encore au festival de Dour. Tous étant des événements axés sur de la musique populaire (rap, electro, etc.). Mais connaissons-nous vraiment tous nos festivals ? Continuer la lecture

Publié le 9 juin 2020

La dure à cuire #28

Atum Nophi – It’s Nothing Like What You’ve Been Told

La pression sociale nous force à rentrer dans une case. Même si, à cause de l’individualisme et d’une certaine façon, des réseaux sociaux, il est devenu difficile de s’en rendre compte.
Sur ce morceau, les paroles parlent d’elles-mêmes. Il encourage à assumer ses différences, quelles qu’elles soient, malgré les critiques et le regard des gens. On s’emmerderait terriblement si tout le monde était pareil. –
Adrien Schockert (chanteur/guitariste d’Atum Nophi)

Princess Thailand – And We Shine

Quand une playlist Luik Records est présente sur Spotify, impossible de nier une volonté de découvrir les groupes du label. Sorti en avril, And We Shine permet à Princess Thailand de librement surfer sur des sonorités brutes, ténébreuses et noise !

Animatronic – REC

Verdena n’est plus dans la course. C’était le meilleur groupe rock en Italie.
Heureusement, son ancien batteur joue dans Animatronic, un trio qui respire la cocaïne. En tant que fan du jeu de Luca Ferrari, je ne suis point déçu de REC !

Paradoxant

Antoine Meersseman (bassiste de BRNS) s’allie à Romain de Ropoporose et à Monolithe Noir sur scène, afin de nous pondre Paradoxant. On a qu’un titre pour le moment. Juste assez pour retrouver cette ambiance si unique, où danser et pleurer sont permis à l’écoute.

DRAMA – Illustration ©Amine Jaafari et Damaso Jaivenois

Publié le 26 mai 2020

Hommage à Tony Allen

Le musicien nigérien Tony Allen s’est éteint ce 30 avril, à Paris. Meilleur batteur de tous les temps pour certains, il était aux origines de l’afrobeat avec Fela Kuti. Un style de musique qui nous fait danser et réfléchir. Nourri de funk, il a été un vecteur de contestation, voire de résistance à l’oppression du peuple. Une trans s’impose dès que les notes s’enchaînent, que les cuivres sonnent et qu’un rythme de batterie s’invente à nouveau… L’afrobeat !

Puis, que dire des nombreuses collaborations de Tony Allen ? Elles nous ont fait rêver. De Sebastien Tellier à Damon Albarn, l’éclectisme de l’artiste était admirable. Il faudrait plus de 7 morceaux pour lui rendre hommage. Mais voici 7 de ses perles démontrant son amour pour la musique.

brunoaleas – Illustration ©Mixmag France

Publié le 19 mai 2020

La dure à cuire #27

Twelve Foot Ninja

Je prie chaque nuit pour que Twelve Foot Ninja nous livre un troisième album. Cette cover démontre à quel point le groupe déchire encore parmi les bandes metal. Le kitchissime « Stuck with you » (1986) est très bien adapté aux sonorités imprévisibles des Australiens.
Avouons que leur son devient reconnaissable… Une signature mortelle !

Squid

Les Anglais et leur manie à se différencier des autres groupes rock. Squid n’échappe pas à la règle. Une voix loufoque voguant sur des percussions et une guitares dynamitées. Loin d’être aussi extrême que black midi, le quintet fait parler ses instruments via divers effets.
Une scène underground anglaise qui se nourrit toujours plus.

Tamar Aphek

Dans le désert, on danse sous une ambiance presque Mars Volta, proche de PJ Harvey. Tamar Aphek, artiste israélienne signée sous le label bruxellois EXAG’ RECORDS, compte nous balancer un premier album (titre et date de sortie encore inconnus). Le temps de patienter avant de voyager au Moyen-Orient.

Naked Passion

Il s’en passe des choses au Koko Studio ! Un endroit qui voit les nouvelles générations rock défiler : It It Anita, La Jungle, Lysistrata, et Naked Passion. Ces derniers colleraient à l’affiche d’un VALEERO ou d’un Coyote Melon. De quoi bouger le cul des Liégeois pendant encore longtemps !

FITZ ROY

FITZ ROY est de retour avec une fausse berceuse. Trompeuse car sauvageonne. Malfaisante car emplie de rage. Pas besoin d’en ajouter plus. Mettez le volume à fond !

DRAMA – Illustration ©Visualamnesia

Publié le 13 mai 2020