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Diamanda Galas au Handelsbeurs de Ghent, le 20 avril 2016

S’ouvrir l’esprit, s’ouvrir les yeux et les oreilles, s’aventurer en terrain inconnu… Cette soif de découverte est l’apanage de l’enfance. A l’âge adulte, ces besoins diminuent, ces envies disparaissent… chez la plupart d’entre nous. La pression sociale, la peur et la fatigue sont généralement à la source de l’effritement de notre curiosité innée.

Heureusement, nous ne nous soumettons pas tous à cette fatalité. Nous pouvons rester éternellement frais. Ma curiosité est mon moteur. Mes découvertes sont mon carburant.

Diamanda Galas fut une magnifique découverte pour moi. Elle nous raconte des histoires, dans une ambiance de Piano-bar sombre, déjanté, voire Gothique (ou même d’Art Gothique, au sens où Fulcanelli l’entendait). Même dans une salle de plusieurs centaines de personnes, on peut ressentir un climat très intime.

Elle ne s’adresse pas à tout le monde, elle s’adresse à ceux qui le désirent! En effet, ce qu’elle exprime n’est pas agréablement reçu par tous. Elle aborde la musique d’une manière très personnelle, très unique. Elle excelle tant au piano qu’au chant, et empreint ces deux disciplines de son univers particulièrement singulier. Nombreux sont les détracteurs d’une telle approche… Je fais partie des amateurs. Soit.

Un concert de cette Artiste est une expérience interpellante. Cela va bien au-delà du simple divertissement, il s’agit d’une invitation à l’éveil. J’ai ressenti quelque chose de mystique pendant son spectacle. Il y a une dimension invisible, habituellement rejetée par notre société. La magie, la transmutation, les Esprits, tout ça n’existe pas, n’est-ce pas ? A moins que… ??? Vous préférez regarder une publicité montrant une jeune femme à moitié nue, lascive, qui semble vous désirer? Elle correspond parfaitement aux critères esthétiques imposés par la société de consommation, pourtant, ne serait-ce pas elle le mirage ?

Etes-vous prêts à regarder, à écouter le monde tel qu’il est? Dans la splendeur secrète de son horrible réalité ? Il semble que ce soit bien là que se situe le peu de libre-arbitre auquel nous pourrions prétendre. Nous avons le choix de croire ce qu’on nous dit, ou de chercher une autre vérité.

Diamanda Galas nous incite à la découverte d’un monde caché, au même titre que Platon, Zarathoustra, ou d’autres… N’ayez pas peur de ça, c’est bien plus enrichissant que la télé-réalité. Ne vous reposez pas. Un homme avisé m’a dit un jour: « Ne te conforte pas dans l’eau chaude de tes problèmes, et plonge-toi dans l’eau froide de la vie! ». Je ne peux pas vous dire qui est à l’origine de cette phrase, mais je vous souhaite de vous approprier cette cinglante sentence!

J’ai adoré le concert de Diamanda Galas au Handelbeurs de Ghent, ce mercredi 20 avril 2016 ! Elle m’a élevé.

Vincent HALIN
Photo ©Vincent Halin

Publié le 29 avril 2016

Qui êtes-vous ?

Certes, la réalité tangible rend concrète et, « contextuellement » acceptable, votre arbitraire position dans la société des Hommes.

Avec une grande justesse, Machiavel écrivait, dans son fameux ouvrage Le Prince, que c’est l’Homme qui fait le statut, et non l’inverse. J’adhère totalement à ce principe, toutefois… Notre humanité, notre monde, permettent, cependant, que la position sociale soit accordée, non pas en fonction des compétences, mais en fonction de la filiation ou du réseau social. Une grande injustice, dont « l’effet papillon » peut s’avérer être une véritable tragédie. L’actualité nous offre quotidiennement de multiples exemples.

Cela étant dit, rien n’indique qu’une position justement acquise, reste légitime sur le long terme. Quelle force « sur-humaine » faut-il posséder pour être incorruptible?

La Justice existe-t-elle dans la nature?

Pour répondre à cette question, nous devrions déjà définir le concept même de « Justice ». Cette définition, nous la voulons la plus neutre possible, car la Justice ne peut être positive de manière universelle.

En droit, la Justice est l’application d’un texte admis par une élite, permettant de qualifier un fait, et d’agir en conséquence. Sans texte, il n’y a pas de Justice possible. Ni la morale, ni l’éthique ne font partie de cette définition.(1)

Philosophiquement, le concept de Justice acquiert une dimension plus noble, qui est totalement inexistante en droit. Cette Justice philosophique est l’adoption d’un comportement de bonne foi, et, surtout, non-nuisible, permettant de rétablir l’équilibre.

L’aspect strictement juridique n’existe pas dans la nature. Serait-ce l’aspect philosophique de la Justice qui apparaîtrait dans la nature ? A la manière de Blaise Pascal, j’en aurai fait le pari. Mais ce pari n’est pas neutre, il n’est que le reflet de mon opinion, fondée, elle-même, sur mon désir et mon interprétation de ce qui existe. En d’autres termes, c’est une utopie. La nature n’est pas noble, elle est neutre.

En me focalisant sur les faits, je constate que la nature n’est ni juste juridiquement, ni juste philosophiquement. Elle fonctionne selon « la loi du plus fort ». Systématiquement. J’en conclus que la nature est mathématiquement juste.

La Justice (juridique et philosophique) a-t-elle un sens ? Est-il justifié (sic) de s’y référer ? La seule réponse que je puisse donner est que la Justice est une décision qui a permis de simplifier les relations humaines, et de limiter les libertés, afin de pouvoir réfléchir à d’autres phénomènes que notre propre sécurité et subsistance. La véritable liberté est inscrite à l’intérieur de limites claires.

Cette Justice est un idéal inapplicable dans l’absolu, mais cela donne un cadre à notre condition.

Je ne suis pas en mesure d’affirmer le bien fondé d’une telle démarche. J’ai seulement envie de croire que nous pourrions nettement améliorer la situation. Rien n’indique, en effet, que nous ayons choisi la « meilleure » Justice. Sur quelles base se repose-t-elle ? Lucien François propose une approche réduite à sa plus simple expression :

L’apparence, produite par un humain, du vœu d’obtenir une conduite humaine, apparence munie d’un dispositif tel que la résistance d’un des destinataires déclenche une pression en sens contraire par menace de sanction.(2)

J’ai une suggestion, quoi qu’il en soit, afin de partir sur des bases plus équitables: supprimer le système d’héritage patrimonial. L’éducation deviendrait la valeur suprême à transmettre.

Seriez-vous prêts à prendre un tel risque ?

Vincent Halin

(1) Pour plus de précision concernant cette question, voir FRANCOIS, Lucien, Le problème de la définition du droit, Liège, Editions de la Faculté de droit de Liège, 1978. Texte intégral disponible ici http://orbi.ulg.ac.be/handle/2268/175176

(2) Extrait de la préface de FRANCOIS, Lucien, Le cap des tempêtes, Essai de microscopie du droit, Paris, LGDJ, Bruxelles, Bruylant, 2001 ; 2e éd., préface de Pierre MAYER, 2012. Plus d’informations ici http://orbi.ulg.ac.be/handle/2268/174238. et Préface intégrale de Pierre MAYER disponible ici http://fr.bruylant.larciergroup.com/resource/extra/9782802737254/BAT%20PREFACE.pdf

Publié le 25 avril 2016

Qui sommes-nous ?

Je Crie C’est La Musique est un rêve qui devient réalité.

Le nom du webzine installe le mystère chez qui le consulte, fabuleux pas vrai ? D’autre part, n’est-il pas ennuyeux de devoir tout expliquer, tout le temps ? C’est comme vouloir être immortel, à quoi bon être prisonnier d’un ennui éternel ? Alors, débrouillez-vous avec ça… mais, trêve de plaisanterie, ne négligeons le fait que l’Homme vit souvent dans la crainte de ne pas savoir donner un sens à ce qu’il fait. C’est pourquoi, je vais essayer de balayer un trouble qui se trouve peut-être en vous. Qui sait ?

Autrefois, JCCLM signifiait Jésus Christ C’est La Musique. Il est temps de laisser ce bon vieux Jésus de côté. C’est le moment de surprendre. En tant qu’athée, je ne veux plus porter le poids de la figure christique. A la base, je m’inspirais vraiment des instants où j’inventais une émission radio fictive, lors de mon enfance. Elle s’appelait Jésus Christ C’est La Musique. Je comparais le metal au fils de Dieu. J’illustrais le fait que le genre musical était souvent décrié pour un rien.

Désormais, je me détache de ce nom si populaire pour insister sur un désir vital : l’importance d’assumer ses idées. S’affirmer. Trancher. Critiquer. Le nouveau nom de votre webzine prend plus de sens. Surtout, après ces années similaires à La Quatrième Dimension. Surtout, à l’époque actuelle, où la jeunesse se doit de nuancer ses propos.
Pourquoi pointer la jeunesse ? S’il devient impossible de dialoguer avec les jeunes, dès lors, comment demeurer optimiste quant à l’avenir de nos sociétés ? Je ne ponds pas un tract politique. Je ressens juste l’envie de crier ! Faites place à Je Crie C’est La Musique !

Avec un goût affirmé pour l’éclectisme, jcclm.com partagera ses connaissances, tous genres confondus, afin de livrer ce qui nous fait vibrer. En plongeant avec vous dans le monde socioculturel, j’espère agrandir mon bagage intellectuel, mon ouverture vers l’existence.
Notre plume évoluera, pas à pas, pour ne pas stagner dans le superflu ou le déjà vu qui rendraient nos textes moins attrayants. Sachez déjà profiter de notre identité : une patte, un style, une approche inhabituelle, une originalité, une envie. Au travers d’interviews, de critiques culturelles, via des photos et réflexions diverses, ce site souhaite élargir le spectre des centres d’intérêts usuellement présentés ailleurs !

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brunoaleas & Vincent Halin 
Photo ©Alexis Docquier

Publié le 25 avril 2016

Inauguration et présentation

Cette rubrique est dédiée à la photographie. Le concept est simple : une photo, un titre. Pour les fanatiques de l’image, voici un régale pour les yeux. Commençons par inaugurer cette rubrique par 3 photos qui pourraient déjà éveiller en vous, tout un monde imaginaire.

 Welcome

"Welcome"
Vincent Halin

Faux Soleil

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MOMO

Gold is yours

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DRAMA

Publié le 24 avril 2016

Marc-Emmanuel Mélon Interview

PAS DE DEFINITION POUR L’ART

Professeur, enseignant l’art du cinéma et de la photographie à l’université de Liège, en faculté de Philosophie et Lettres, Marc-Emmanuel Mélon a accepté de parler de sa Science du cinéma.

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Est-ce qu’il y a un film en particulier qui vous a donné l’envie d’enseigner ?

Aucun film ne m’a donné envie d’enseigner. Le goût et le bonheur de l’enseignement, malgré les vicissitudes que l’on rencontre parfois, sont indépendants des objets. Si j’étais mathématicien, j’aurais aimé enseigner les mathématiques. Je suis aussi historien de l’art et j’ai toujours voulu partager avec les plus jeunes le plaisir de l’art.
Par contre, un film,
Vertigo de Hitchcock, que j’étudie depuis plus de vingt ans, m’a donné envie de chercher (un prof d’université exerce trois métiers en un : enseignant, chercheur, gestionnaire, cette dernière charge prenant le plus de temps).

Poster - Vertigo_06

En ces temps troubles, où la haine apparaît malheureusement trop souvent, quels sont les films à voir, qui nous aideraient à mieux réfléchir sur l’existence ?

Impossible de répondre à cette question. Il y a des films qui donnent à penser, d’autres pas mais sur lesquels il est toujours possible de construire une pensée. Le 22 mars, jour des attentats de Bruxelles, le hasard a fait que le film Teorema de Pasolini était programmé au cours d’Histoire du cinéma. Vous l’avez vu. C’est un film qui questionne l’existence et notre capacité à la changer. Je suis très heureux de cette pure coïncidence. Il y a aussi quantité de films qui empêchent de penser, parce qu’ils prétendent donner aux problèmes du monde une solution simpliste. Ce sont, en général, des films d’action très divertissants dans lesquels le héros est toujours gagnant. Ceux-là sont dangereux, et il faut développer son esprit critique pour être capable de les contredire. C’est l’objectif premier de mon enseignement, et de l’enseignement supérieur en général.

teorema

Etes-vous plus pour le numérique ou la pellicule ?

Ni l’un ni l’autre. Il faut respecter les supports d’origine des films et ne pas fétichiser la technique.

Considérez-vous Xavier Dolan comme un des dignes héritiers de Jean-Luc Godard ?
Ce jeune cinéaste québécois traite de « l’amour impossible » dans sa filmographie, avec beaucoup de poésie, tout comme JLG.

Xavier Dolan fait d’excellents films, sans doute est-il un des nombreux héritiers de JLG, mais alors très lointain. Ce n’est pas la thématique (quelle qu’elle soit) qui crée une filiation, c’est le style.

Etes-vous d’accord avec la citation de Samuel Fuller dans Pierrot le fou (1965, Jean-Luc Godard), à propos de ce qu’est un film : Un film est un champ de bataille : amour, haine, violence, action, mort, en un mot, émotion ?

Beaucoup de films correspondent à cette définition, y compris Pierrot le Fou. Beaucoup d’autres, non. On ne définit pas un film en quelques mots. Ni le cinéma. Ni l’art. Définissez l’art et il se trouvera toujours un artiste pour faire autre chose qui sera quand même de l’art. Je n’aime pas les définitions. Je préfère les expérimentations.

 Est-ce que le cinéma belge détient de futures grandes vedettes ?

Je n’en sais rien et cela ne m’intéresse pas.

Y a-t-il un réalisateur en particulier dont vous attendez le film ?

Non, il risquerait de me décevoir. Je n’attends pas le film d’un réalisateur mais j’attends le réalisateur qui me fera découvrir un film inattendu. Il y en a malheureusement de moins en moins.

DRAMA
Interview du 06/04/16

Publié le 20 avril 2016

Le Macchine Dell’Inferno Interview

L’ALBUM DISTOSUB

Après un premier album, muni de fréquences basses auditivement destructrices, Le Macchine Dell’Inferno revient avec un ep de 5 titres, plus flamboyants les uns que les autres. L’ingénieur son, Pasquale Caruana, nous livre quelques mots sur son projet.

Peux-tu me résumer en quelques mots ta carrière ?

J’ai commencé à jouer de la guitare à l’âge de 16 ans puis, j’ai continué à prendre des cours de piano et de solfège, à l’académie. J’ai joué dans différents groupes de rock, punk jusqu’à salsa rock, reggae, etc. Après avoir joué dans quelques groupes, je me suis aperçu que j’aimais plus travailler dans la production sonore en studio : bosser en tant qu’ingénieur du son. Au fur et à mesure des années, j’ai commencé à construire mon propre studio et à faire beaucoup plus de productions que de guitare ou de clavier.

Où as-tu enregistré ton nouvel album et combien de temps cela a pris ?

Je l’ai enregistré dans mon propre studio, à Montréal. C’est difficile de dire combien de temps cela m’a pris parce que je me suis consacré à la composition quand j’avais du temps libre. Ca peut s’étalonner sur 1 an. En résumé, l’album s’est fait en deux mois si on compresse les jours dispersés.

Musicalement, on peut retrouver dans cet album : un bon gros son de basse, des distorsions à foison, des sons électroniques…

Comment définirais-tu, en un seul mot, le son de cet album ?

« Distosub ».

Pourquoi as-tu choisis de poser la basse, au centre de ton image d’album ?

Le groove est dans la basse. Les fréquences basses sont la fondation d’un morceau, c’est bien pour cela que l’on met les sub par terre, c’est par là que je commence. Du coup, je l’ai mise au centre parce que si tu n’as pas une bonne fondation, tu ne peux pas construire ton morceau.

J’ai remarqué que tu chantais en plusieurs langues, déjà depuis Niente. Tu as déjà chanté en français, en italien et en anglais. Est-ce qu’il y a une langue que tu préfères, qui te convient le plus pour tes chansons?

C’est vraiment en relation avec ce que le morceau m’inspire. Je commence à enregistrer la basse avec un groove de batterie, puis, souvent le groove de batterie change par rapport à ce que je fais à la basse. Après ça, je mets les guitares et puis, seulement, je commence à m’imprégner du morceau et à essayer de lui trouver un sens. C’est ensuite que sorte quelques phrases en anglais, italien ou autres. C’est souvent le morceau qui va m’inspirer l’ambiance. Ca peut-être aussi une phrase à laquelle je pense, deux, trois mots, une mélodie qui me vient à l’esprit, pour enfin donner un sens au texte.

Tu as enregistré déjà de nombreux albums, que ce soit avec Falling Anvils, The Hype, Hungry Hollows ou un artiste qui fait succès au Québec qui se nomme Marco Calliari.

Quels sont tes futurs projets et collaborations ?

A court terme je dois terminer de mixer le nouvel album des Hungry Hollows. A long terme, Waiting For : un groupe métal de Liège. De Parrot qui était en première partie acoustique de Channel Zéro.

Ici, au Québec, je continue avec Marco, on pratique un show de ballades, prévu pour le mois de mars. Après cela, on part sur un nouvel album.

2016 s’annonce assez…

Laborieux !

Quel est ou quels sont les albums que tu aimes bien écouter, en ce moment ?

Ca dépend de ce que je veux écouter. Si je veux écouter un truc qui arrache un petit peu, j’écoute Shining (NDLR : le groupe norvégien, pas le groupe suédois). Sinon, quand je veux être plus relax, j’écoute Mrs. Mills.

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DRAMA – Photo ©Alexis Docquier / Interview réalisée le 14/01/16

Publié le 17 avril 2016