Notre monde part en couille. Heureusement, un artiste sait l’illustrer en image et en chanson. Nicolas Michaux revient en septembre, avec un album sobrement nommé Amour Colère. Deux mots qui résument à eux-seuls 2020. Content de survivre. Désespéré quant à la gestion du pays.Continuer la lecture →
tu nous as bien retourné le cerveau avec L’Attaque des Titans (Shingeki No Kyojin, titre original). Son récit dépasse tout ce que j’imaginais. Comment croire que les propos de ton manga ne seront pas censurés plus tard ? Vu la manière dont nos sociétés évoluent, il serait peu étonnant de voir ton œuvre cadenassé par la bien-pensance.
Arrêtons de nous préoccuper de l’avenir. Tu questionnes le prix de la liberté. J’aimerais avoir ta définition de l’Homme Libre. Tu exposes la difficulté de maintenir le pouvoir sans délirer. J’aimerais savoir ton opinion quant à la politique internationale.
Ces interrogations me viennent à l’esprit après une certaine lecture. Le tome 30 ne fait qu’affirmer la puissance scénaristique de SNK ! Rebondissements après rebondissements, tu réinventes ton histoire encore et encore. Comme si SNK symbolisait diverses couches de trames savourées au fur et à mesure de la lecture. Heureusement, rien ne se résume au gentil Bataillon d’Exploration combattant les méchants Titans. Le manichéisme n’a pas lieu d’être. Chaque révélation embrouille les lecteurs. Les repères disparaissent, si bien qu’il est impossible de choisir un camp à défendre.
Puis, quelle sera ta fin ?! Tout se joue sur le message final (n’est-ce pas Game of Thrones ?!). Merci pour cette poésie offrant un caractère éternel à tes personnages. Tes dernières pages affirmeront si nous avons bel et bien à faire à un chef-d’œuvre. Pour l’instant, ton écriture partage plusieurs surprises, réflexions et traumatismes.
JCCLM n’existe pas pour lécher les bottes d’artistes talentueux. Sauf qu’il faut appeler un chat un chat ! On ne va pas se mentir. L’Attaque des Titans me trouble, m’épate, me fascine. J’applaudis devant ton travail. Bisous de Belgique.
Précisons que je me situe actuellement au tome 93 de One Piece. Peut-être que certains d’entre-vous détiennent déjà des informations importantes concernant l’intrigue.
Via cet article, je tente seulement de jouer à l’oracle.
Il n’a qu’un bras, n’a mangé aucun fruit du démon et est respecté de tous. Shanks Le Roux a autrefois navigué dans l’équipage de Gol D. Roger, le roi des pirates. Il a ensuite légué son chapeau de paille à Luffy.
Les théories fusent sur le net au sujet du mentor de l’homme élastique. Son aura est folle…
Il demeure une énigme dans One Piece.
Quelle est la supposition qui trotte dans mon crâne depuis un certain temps ?
Il ne s’agit pas de l’hypothèse autour du membre de l’équipage de Shanks sachant se téléporter. Je tente juste de comprendre comment un homme en claquettes de gitan arrive à tenir tête aux plus puissants. Qu’a-t-il fait pour obtenir tant de reconnaissance ?
Shanks qui stoppe net la guerre au sommet, entre la Marine et les pirates de Barbe Blanche.
Ma théorie serait d’affirmer que cet Empereur aurait participé à la fin de Gol D. Roger. En d’autres mots, je pense que Shanks a mis un terme aux agissements du Roi des pirates en le convaincant de se rendre à la Marine. Peut-être que son capitaine avait franchi une limite de trop. Je ne crois pas que Le Roux soit foncièrement mauvais ou qu’il manipule Luffy depuis le début. Il aurait réalisé quelque chose par le passé qui a façonné son image. Si cela n’a rien à voir avec Roger, je suspecte tout de même un fait qui a satisfait aussi bien la Marine que les pirates du monde entier.
Ce personnage fascine énormément. Je sens que l’auteur nous apportera bientôt plusieurs éclaircissements.
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
Dans la vie, il n’est pas interdit de pleurer.
Mais cela ne doit en aucun cas t’empêcher d’avancer. -Shanks
Shanks s’adressant à la plus haute autorité mondiale dans le plus grand des calmes.
Autrement appelé Harry Potter à l’école des furries sodomites, The Wize Wize Beasts of the Wizarding Wizdoms est un manga paru en 2020 aux éditions Komikku (2015 au Japon) et réalisé par le jeune et talentueux Nagabe (Le patron est une copine ou encore L’Enfant et le Maudit). À côté des sortilèges et des potions, c’est surtout l’alchimie amoureuse entre créatures anthropomorphes que l’auteur met en scène à travers une série d’histoires courtes, touchantes et au style graphique inimitable. Continuer la lecture →
Il y a Hiroyuki Sawano, puis il y a les autres… Ce compositeur japonais est devenu une valeur sûre pour ce qui est de livrer une musique épique ! Le mot est lâché. D’habitude, je ne l’utilise jamais. De peur d’être ringard ou de passer pour un fanatique ? Aucune idée.
Il n’empêche qu’« épique » est le parfait adjectif pour qualifier ses compositions.
Une voix féminine qui se fond et amplifie les notes de l’auteur. Des riffs métal. Un piano se collant à merveille aux violons/guitares. Une puissance transpire des OST de L’Attaque des Titans (Shingeki No Kyojin, titre original) ! Car oui, il s’agit de se focaliser autour de cette série animée et non sur le reste de la discographie de l’artiste. Si c’était le cas, plusieurs chapitres auraient été nécessaires. Hiroyuki Sawano ne travaille pas seulement pour le monde des animes (Guilty Crown, Seven Deadly Sins, etc.). Il s’est occupé de quelques films et depuis quelques années, de jeux vidéos comme League of Legends.
A l’annonce de l’arrivée des derniers épisodes épisodes de SNK, j’ai réécouté les bandes sons de ses trois premières saisons. Quel plaisir ! A l’écoute des albums, j’ai toujours l’impression de partir en guerre…
Ou de respirer l’air d’un vétéran content d’avoir survécu aux tragédies.
Même si l’on peut admettre qu’en 7 ans, Hiroyuki Sawano a réalisé une musique très typée, aux gimmicks ultra reconnaissables, personne ne lui ressemble artistiquement à l’heure actuelle. Oublions Hans Zimmer. Ce dernier sait écrire des mélodies imposantes mais saoule parfois via des boucles infernales de notes similaires. Pensez à la BO d’Interstellar ou de Dunkirk. Qu’en est-il alors du maestro Ennio Morricone ? Les œuvres des deux mélomanes ne sont pas comparables. L’Asiatique donne souvent une dimension rock/opéra/électronique à ses productions. Tandis que le Méditerranéen s’exerce à d’autres expérimentations musicales sans limites.
Pour le dire autrement, les morceaux sawanesques sont vraiment faits pour le délire visuel d’Hajime Isayama. On ne compte plus les nombreux rebondissements de SNK, lorsque la tension prend le dessus sur nos émotions. La chanson « Attack on Titan » illustre cet effet par excellence. Tout se joue sur le crescendo de fin. La brutalité sonore nous est d’abord amenée à travers une touche moderne et de longs silences vocaux. Tout explose à l’oreille petit à petit. De manière générale, chaque transition de ses titres n’est ni trop longue ni trop courte. Ses instrumentations ont tendance à grandement respirer. Elles laissent place ensuite à des envolées lyriques ou à des mélodies plus agressives.
J’espère qu’il se donnera à 200% pour son ultime collaboration sur la saison 4 de SNK. Je rêve d’une adaptation encore plus orchestrale de « Guren No Yumiya ». Je songe à des morceaux d’une vingtaine minutes. Quoi qu’il arrive, Hiroyuki Sawano aura déjà partagé des pièces titanesques de son imaginaire.
Dans le paysage cinématographique actuel, lorsqu’on parle de « comédie française », un frisson parcourt la critique.
Sans analyse détaillée, il est évident que depuis quelques années, une certaine ambiance parcourt le comique de l’hexagone. Même si des réalisateurs comme Quentin Dupieux (Rubber,Le Daim, Réalité) ont su la contester, une mode subsiste.
Le ressort comique actuel, c’est la moquerie sociale. Méchante et gratuite, elle s’attaque aux minorités ethniques et religieuses (Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?), aux Roms (A bras ouverts), et cetera. Mais jamais ou presque, le Français blanc privilégié n’est moqué.
Comme si l’attaque raciste, bête et facile était devenue l’ingrédient secret sublimant n’importe quel travail du genre subtil qu’est la comédie.
Mais malgré cette vague, certaines œuvres subsistent, et prouvent que oui, on peut faire de la comédie sans moquer l’identité de nos pairs. Les Parfums de Grégory Magne fait partie de ces œuvres-là.
Le moral de Guillaume est au plus bas. Chauffeur, il a manqué de perdre son travail à la suite d’un excès de vitesse. Habitant un minuscule appartement, la juge daigne lui donner la garde de sa fille, avec qui les liens disparaissent peu à peu.
C’est au bout du rouleau que Guillaume est envoyé en mission. Il devient le chauffeur privé d’une certaine Anne Walberg, diva hautaine au métier hors du commun.
En effet, Anne est « nez ». Son travail consiste à concevoir des parfums. Mais sa carrière stagne. Elle utilise son art au service de travaux peu prestigieux : ambiances de supermarchés, masques d’odeurs d’usine…
Au départ opposés, les deux protagonistes vont finir par nouer une relation. Ils vont apprendre énormément l’un de l’autre, jusqu’à s’affranchir de leurs problèmes respectifs.
L’œuvre est légère, innocente, sans prétention. Ce n’est pas une grande histoire, ni une comédie débordant de gags à se plier de rire. Aucune situation n’est artificiellement créée dans un but comique. Les blagues arrivent quand elles sont les bienvenues, lorsque le récit les attend.
Le métrage est paisible, d’une tendresse simple. Aucun personnage n’est moqué ou jugé par le film. Il garde de fait un respect profond pour chacun d’entre eux.
On pourrait dès lors lui attribuer une absence de conflit clair. D’action, peut-être. Et il est vrai que le scénario est un peu bancal et ne semble aller nulle part. Cependant, l’intrigue retombe sur ses pattes dans les dernières minutes, vers une fin mémorable.
Si on souhaite rire aux éclats, oublions Les Parfums. Mais si on veut se laisser bercer par une comédie simple et innocente, on y trouvera son bonheur.
Le duo liégeois Last Night Issue était en première partie des Last Train au Reflektor. L’occasion idéale pour rencontrer ces gais lurons ! On discute de Liège, de leurs sonorités punk et de la mort du CD… Tout en voyant un cul de batteur !
C’est quoi votre rêve en tant que musicien ?
Lou : Avoir une super bagnole, avoir une femme avec des seins siliconés, être plusieurs fois disques de platine sans sortir d’albums… Tout ça réuni, c’est déjà bien hein.
Liège demeure une des meilleures niches belges pour les rockeurs.
Timizy : Moi je crois que non. (rire) J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de groupes rock sur Liège et que c’est un peu saturé. Ce n’est pas si simple de faire son nom dans cette ville. Puis, on a récemment joué en Flandre et ce n’est pas du tout comparable. J’ai la sensation que le public est plus chaud, plus amateur de rock, de stoner et de metal quoi !
Quel est l’inconvénient de jouer en duo ?
Timizy : Quand tu es en froid avec l’un des gars du groupe, ben il n’y a plus de groupe. (rire)
C’est cool quand ça marche et moins quand on s’engueule.
Lou : On est deux à porter une batterie. Mine de rien, on porte plus de matos qu’un groupe de cinq.
Pour ce qui est des avantages ?
Timizy : Les répet’ ! (rire) Ca c’est top. Conduire une seule bagnole pour aller aux concerts, c’est bon aussi. On avait plusieurs groupes avant et c’était l’horreur.
Là comme ça, vous ne pensez pas vous élargir…
Lou : J’essaye de maigrir justement. (rire) Ce n’est pas dans mes plans !
Timizy : Nan mais plus sérieusement, on y a pensé. On a joué avec plusieurs bassistes par le passé. C’est super difficile de trouver un gars qui ne fasse pas deux plus un, aussi bien d’un point de vue musical que celui de l’entente. Quitte à être trois, on veut sonner à trois. On n’arrivait pas à trouver une aussi belle synergie propre à nous deux. C’est comme si t’essayais de convaincre ta gonzesse de la normalité de faire un plan à trois. Ce n’est pas évident. C’est compliqué. Après je ne suis pas contre hein ! (rire)
Maintenant, il faut répondre du tac au tac. Vous n’avez droit qu’à une seul bonne réponse. Qui préférez-vous entre les Whites Stripes et les Black Keys ?
Timizy : Je crois que ma réponse serait Black Keys et lui, White Stripes.
Lou : On aime beaucoup les deux mais en termes d’influence musicale, on sonne comme aucun des deux. Je surkiffe les White Stripes. J’aime beaucoup moins les deux derniers albums des Black Keys… D’ailleurs, si tu m’entends Dan, arrête ! Stop it man ! (rire) Même s’ils ont un côté bluesy qu’on retrouve chez Royal Blood, cette bande nous inspire bien plus. Ces mecs ont un son gras et rentre dedans. Il y a du blues dans ce qu’ils produisent : des arpèges, des gammes pentatoniques, etc. Nous, on essaye de se démarquer avec des riffs pas metal, mais agressifs, moins blues que punk, avec un chant clair.
Timizy : On est aussi parfois plus influencé par des groupes comme Queens of The Stone Age.
Que réservez-vous pour la suite ?
Timizy : Ben je te montrerai bien mon cul nan ? (et il le fait)
Lou : La bagnole, la fille siliconée et la coke. Mais pour arriver jusque là, on va réaliser plein de titres.
Un album en préparation ?
Lou : J’ai bien envie de te lâcher une exclu et une date, mais non. (rire) Pour l’instant, on fonctionne à un rythme qui nous correspond. Si un jour on pond un album, je crois que ça demandera beaucoup d’énergie. On souhaite faire ça d’une bonne manière sans brûler les étapes. On verra aussi si une occasion ou qu’une demande se présente à nous. Donc, aucun album n’est prévu tout de suite.
Timizy : Je ne suis pas convaincu au sujet du concept de l’album. Passer autant de temps et d’énergie à enregistrer douze titres par exemple, c’est vain. D’abord, les gens n’achètent plus vraiment d’albums. Ensuite, tu pourrais passer pour un musicien hyper sérieux sans pour autant envoyer d’albums à des organisateurs d’évènements. C’est beaucoup plus chouette d’enregistrer quelques titres et de filmer certaines vidéos. Mais ouais, si un jour on a trop d’argents, pourquoi pas se lancer dans la réalisation d’un album.
Lou : N’oublions pas les contraintes du temps, de la créativité. Même si on est capable de travailler vite et de façon efficace. Mais le plus gros obstacle reste surtout celui de l’argent. On avance grâce à la passion. On n’a pas de vocation à passer pro demain.
Timizy : Ce qu’on veut vendre aux gens, c’est l’envie de venir à nos concerts. On est bon à ces moments-là. C’est là qu’on a de l’énergie à revendre. Venez profitez en live et non en CD. Admettons qu’on sorte un album, ce ne sera pas du tout pareil à ce qu’on fait sur scène.