Albert Hammond Jr. – Francis Trouble

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ACCROCHEUR AS FUCK

Albert Hammond Jr. m’a complétement surpris.

Francis Trouble, son quatrième album, explore un thème extrêmement personnel: la mort-né de son frère jumeau nommé Francis. L’opus s’inspire de l’impact de cet évènement lié à la vie du guitariste américain. Il symbolise également un hommage à ce membre de la famille qu’il n’a malheureusement pas connu.

Le diable étant dans les détails, l’écoute de l’album dure en tout et pour tout 36 minutes car c’est à 36 ans que Hammond avait su qu’un morceau de son jumeau (un ongle) était resté dans l’utérus de sa mère, avec lui, jusqu’à la naissance. Tout cela peut paraître glauque mais l’Art est un excellent véhicule pour transmettre les émotions qui nécessitent d’être partagées.  

What the music says may be serious, but as a medium it should not be questioned, analyzed or taken too seriously, (…) I think it should be tarted up, made into a character, a parody of itself. The music is the mask the message wears and I, the performer, am the message.

Cette déclaration faite au Rolling Stone Magazine démontre à quel point Hammond se dédie au maximum à son projet. Il a adopté un nouveau look, s’est teint les cheveux et délivre des morceaux beaucoup plus musclés. Il n’y a qu’à se souvenir des différents personnages interprétés par David Bowie pour comprendre que cette démarche reste efficace et marque aisément les esprits. A l’instar d’un certain dandysme, Hammond vit à fond la caisse l’univers de son œuvre.
Il incarne peut-être le physique et le style vestimentaire qu’aurait eu Francis.

hammmond
En ce qui concerne les sonorités de Francis Trouble, on retrouve les codes propres à sa discographie prouvant encore et encore qu’il est l’âme, le cœur, la tête des Strokes.  C’est à se demander si les albums de ce musicien n’auraient pas été la suite des aventures de son groupe d’origine, tant les liens sont nombreux.

« Muted Beats » envoie du pâté, notamment grâce à un batteur au jeu très dynamique. Son clip, lui, dévoile une Portia Doubleday sous des décors sublimes, à l’image de chacune de ses prestations à l’écran.

« Tea For Two » est le morceau que je retiendrai le plus. Il se détache de ce que Hammond fait d’habitude. La chanson met en avant une voix à la fois sévère et douce. Elle se termine via une ambiance planante de par la participation d’un saxophone et d’une guitare aux sons plus psychés.

« Stop And Go » sera à écouter à la plage, buvant un des meilleurs cocktails.

Quant à « Harder, Harder, Harder », avec ses airs d’Arctic Monkeys, se collerait très bien à la bande son de la série Peaky Blinders.

Julian Casablancas trace sa voie au sein de The Voidz et j’attends impatiemment l’arrivée dans les bacs de Virtue. Néanmoins, même si leur musique n’est pas comparable, je ne pense pas que Casablancas me surprendra autant que ce que vient de produire son ami de longue date.

DRAMA

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