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The Black Keys – Let’s Rock

Le duo de rock américain sort un neuvième album au titre digne d’un slogan pour pogoteurs: Let’s Rock. Tout ce qui entoure l’univers de ces musiciens de l’Ohio continue de fasciner… A l’opposé d’un projet qui s’essouffle.

L’écart d’inquiétude était de 5 ans. On doutait sur un possible retour des Black Keys. Jusqu’en septembre dernier, les deux compères revenaient à l’attaque, sans réunion, de “pré-production” ou de chansons écrites à l’avance.

Zagorski

Il n’y a rien qui ne puisse rendre la vie plus vivante que la perspective de la mort, déclare Dan Auerbach en riant, au Rolling Stone Magazine.

Le meurtrier Edmund George Zagorski est la première personne à mourir sur la chaise électrique depuis 2007 au Tennessee. Ses derniers mots sur la chaise électrique inspirent le chanteur/guitariste: “Let’s Rock. Lobjet de mort devient alors une volonté de conscientiser chaque auditeur au sujet de la peine capitale aux USA.

black-keys-promo©Rocket Mortgage FieldHouse

Nashville

The Raconteurs (projet de l’artiste prolifique Jack White) sortent également un nouvel opus au mois de juin. Help Us Stranger, enregistré à Third Man Record et Let’s Rock à Easy Eye Sound, ces deux œuvres naissent à Nashville. Berceau de la country et lieu du siège social de Gibson, Nashville est une étape importante pour plusieurs musiciens (Elvis Prestley, Kings of Leon, Lana Del Rey, etc.). Parmi eux, Jack White symbolise la pierre angulaire au rock de ce siècle. Alors qu’on pouvait penser qu’une rivalité existait entre les Black Keys et Jack White, un tweet de ce dernier vient prouver le contraire: “Plus de preuves que le rock’n’roll de Nashville est bien vivant. Félicitations pour la nouvelle musique Black Keys!”. Un moment de rayonnement pour la capitale du Tennessee.

Blues?

Où se situe le blues des Black Keys? Beaucoup plus du côté classique (Joe Bonamassa) que de celui moderne (Fantastic Negrito). Il n’y aucun risque pris de la part de Dan Auerbach et Patrick Cartney. Certes, Let’s Rock est un véritable hommage à la guitare électrique. Pensons à « Breaking Down », où une sitar vient harmonieusement compléter les cordes jouées par Dan Auebarch. Néanmoins, leurs titres sont beaucoup trop lisses… Aucune envolée, aucune saveur et aucune énergie similaire à leurs précédentes réussites.

Quant à l’éternelle comparaison des deux groupes, qu’on se le dise tout de suite, The Black Keys n’a rien d’une vulgaire copie des White Stripes! Leurs riffs et leur style ne sont pas aussi scandaleux que ceux de Greta Van Fleet, ersatz des Led Zeppelin.

Alors peut-être que cet album va fédérer les fans des White Stripes, ou même de George Harrison, le temps d’une chanson ou d’un album… Mais son contenu trop radio-mainstream demeure une petite déception.

DRAMA

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