Pixies – Head Carrier

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FUCK THE PIXIES

Une rage se dissimule derrière cet agressif titre d’article. Les Pixies ne sont plus ce qu’ils étaient… Malheureusement, Head Carrier est le type d’album qui me fait éprouver toute la douleur de J-C sur sa croix. Comment est-ce possible ? J’étais pourtant un fan inconditionnel du groupe. J’aimais avec passion leur style de musique. Quelle fatalité de devoir écrire une critique négative sur l’un des piliers de l’Histoire du rock.

J’insiste : j’aime énormément la discographie des Pixies. Avant tout, il faut savoir qu’on n’a pas affaire à n’importe quel groupe. En effet, Kurt Cobain aimait les Pixies… A cause d’une trop haute portée émotionnelle, je suis obligé de réécrire ce que je viens d’énoncer : LES PIXIES ONT ENGENDRE D’UNE CERTAINE MANIERE NIRVANA ! C’est vous dire à quel point la « badassitude » de ce groupe en impose. Au moment même où je rédige ces phrases, j’écoute leur disque en or, Surfer Rosa (1988), pour ne jamais oublier ce qu’ils ont été : des artistes extras qui influençaient un bon nombre de groupes et qui surfaient sur une vague rock aimée d’un grand public.

Indie Cindy, sorti en 2014, n’était pas si mauvais comme opus. Il signait un retour assez correct, malgré que (rappelons-le quand même, b*r*el de Dieu!) la bassiste Kim Deal ne soit plus de la partie. Alors que certains crachaient sur le morceau « Bagboy », je ne me plaignais en rien vu que ça ressemblait encore à quelque chose.

Cependant, ce que le groupe a produit par la suite est insipide. Je ne vois pas du tout l’intérêt d’écouter des chansons qui se ressemblent toutes les unes des autres. Imaginez que vous mangiez chaque jour votre pâtisserie préférée. Il y a de fortes chances d’en être écœuré assez vite. En d’autres mots, je me suis bien fait chier à l’écoute de Head Carrier (cette fois, je ne censure plus). Quelle pénitence.
Faut-il avoir de la pitié pour un groupe qui se fait du flouz via un genre musicale qui est surpassé et qui n’apporte rien de nouveau ? En tout cas, on retrouve les recettes qui ont fait la magie des albums précédents : des chansons plus virulentes que d’autres, des solos, de la disto, la voix éraillée de Black Francis ou encore des morceaux aux mélodies faciles à retenir. Cependant, ce n’est pas assez pour me donner envie de continuer l’écoute.

J’espère que Steve Albini, l’ingénieur son de Surfer Rosa, ne vomit pas dans sa bouche en découvrant les nouveaux Pixies… Pour ma part, j’ai saigné des oreilles.

DRAMA

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