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DILLY DALLY à La Zone

J’avance en ayant les narines complétement gelées. Comme à mon habitude j’arrive beaucoup trop tôt au concert. Une chose me pousse à me pointer à l’avance. Un groupe mythico-mythique est au rendez-vous: DILLY DALLY. Via un deuxième opus, Heaven (2018), faisant vibrer les cendres du grunge, ces Canadiens débarquent à Liège pour enflammer la scène punk de La Zone.

Nous sommes gentils déclare le chanteur de King Fu avant de péter une corde de sa guitare. Quant à Chastity, le chanteur présente ses excuses à cause d’une voix endommagée et malade. Malgré quelques pépins, ces deux groupes annoncent du très lourd. Cependant, DILLY DALLY joue dans une autre cour.

dd2©Alexis Docquier

Une fois sur scène, Katie Monks (chanteuse/guitariste) impose immédiatement son charisme. Cheveux blancs et tenue noire, elle brille de par un chant furieux. Claires sont les mélodies, précis est le vocero. Après avoir ôter sa noirceur vestimentaire, Monks dévoile un habit blanchâtre. A l’image de la statuette torturée et collée sur Heaven, elle apparaît comme un ange démoniaque. Un chérubin qui maîtrise un vocal impressionnant, agressif et inoubliable.

Dès les premières chansons, un spectateur souhaite embrasser Monks. L’incompréhension au visage de la Canadienne, un what se lit sur ses lèvres. Passé ce délire, le show continue et la foule embrasse les sonorités distordues de la bande.

La soirée se termine avec la satisfaction d’avoir vu un groupe qui aurait percé à l’époque de Kurt Cobain. Un DILLY DALLY qui renoue avec un genre qui m’a toujours parlé. Un style à la fois brut et efficace.

DRAMA

Photo bannière ©Fanny Pluymers

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