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1917

L’année ne fait que commencer et on nous balance déjà du lourd?!

Le sujet de 1917 est simple: le britannique Schofield et son compagnon d’arme doivent traverser les lignes ennemies afin d’avertir un bataillon, appât d’un piège allemand. Après avoir réalisé deux James Bond, Sam Mendes plonge les spectateurs dans un plan-séquence permanent. A savoir, une véritable course obstruée de barbaries humaines filmée comme un et un seul plan.

Faut-il dès lors développer des protagonistes dont le temps est compté?

1917 propose une immersion assez particulière. Nous sommes aussi perdus que ces soldats en France. Ce qui nous entoure nous paraît parfois mystérieux. Seul le chaos est omniprésent.

A titre de comparaison, Mad Max: Fury Road (2015) prône l’action à la parole. Quelques cinéphiles crachent sur son « non-scénario ». Avouons tout de même que sa puissance formelle l’emporte sur tout!
L’écriture a son importance. Un bon scénario amène à un vrai récit. Pourtant, il ne faut pas toujours s’attendre à des dialogues servant les émotions des acteurs. La photographie, le son, le rythme, ces caractéristiques enrichissent également un film.

1917_7©HobbyConsolas

Le cinéaste révèle que l’image de son œuvre (plus que la technique) renvoie bel et bien à un engagement émotionnel.

La caméra ne fait pas de trucs incroyables: elle ne passe pas par un trou de serrure ou à travers un mur, elle ne décolle pas à trois mille mètres d’altitude… On ne va pas sous l’eau pendant dix minutes. Nous étions dictés par l’émotion que nous voulions transmettre. Nous voulions témoigner de la réalité du no man’s land, de la destruction terrible de la guerre, montrer des villages entiers qui brûlent… Tout cela est, finalement, très instinctif. Sam Mendes

Si la guerre illustre l’ignominie. Si la guerre renverse nos valeurs. Si la guerre laisse un vide glacial. Alors, 1917 dépeint cette fatalité à employer la folie, la force et la haine comme solutions.
Un métrage dont les séquences n’ont rien de tristes caricatures militaires. Elles reflètent plutôt des griffes historiques qui le demeureront… Tant elles rappellent la tristesse d’un autre temps.

DRAMA

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