Les films de Steven Spielberg, est-ce possible de les critiquer, en deux mots ? Oui. Le réalisateur embrouille peu. Ses récits sont fascinants et accessibles. Après les focus sur Bo Burnham, Tim Burton et Spider-Man, place au Roi du Divertissement !
L’horreur semble indescriptible. La libération des camps de concentration nazis s’est déroulée principalement en 1945. L’Armée Rouge libère Auschwitz, le 27 janvier 1945. Auschwitz-Birkenau fut le plus important des camps d’extermination nazis. Les films sont alors un excellent outil à exploiter pour ne pas oublier les atrocités du siècle dernier.

Parfois, des individus détestant le cinéma, pointent du doigt la propagande nauséabonde de certains réalisateurs – un ancien membre de notre équipe évite la filmographie de Kubrick car le cinéaste disséminerait de mauvaises idées pour notre petit cerveau –.
Soyons francs. Ne tombons pas dans le complotisme pur et simple. Lisons Edward Bernays pour capter un fait : « La propagande ne cessera jamais d’exister. Les esprits intelligents doivent comprendre qu’elle leur offre l’outil moderne dont ils doivent se saisir à des fins productives, pour créer de l’ordre à partir du chaos ».
La Liste de Schindler ne symbolise pas une propagande-crasse, mais un devoir de mémoire. Telle une stèle qui rappelle les massacres nazis, ce long métrage illustre la barbarie humaine et ses conséquences. On y suit un homme d’affaires, Oskar Schindler. Il arrive à Cracovie, en 1939. Après avoir rejoint le parti nazi pour des raisons politiques, il emploie des juifs dans son usine. Il ne restera pas indifférent au sort de ses ouvriers.
Comment le cinéaste conçoit ce drame historique, précisément ? L’image, noire et blanche, embrasse sobrement les yeux du spectateur. Quant aux personnages, ils gravitent brillamment autour de deux thèmes : la misère et le pouvoir. Et la musique s’adapte à la tristesse visuelle, sans jamais déranger.
Steven Spielberg partage donc une œuvre universelle et impressionnante, où un homme côtoie le Mal afin d’extraire des innocents de la mort. Quand le film se termine, une pensée ne cesse de résonner… sauver une vie équivaut à sauver le monde entier.
Une fois cette philosophie digérée, que reste-t-il ? Que faire, après ? Collectivement, quelle action mener ? La réponse se trouve dans les pages de Wilfried. Une chronique, signée Jeroen Olyslaegers, invite à la réflexion. Il ne faut pas se reposer sur les films, séries ou romans décrivant la Shoah. Il faut aussi commémorer correctement. Pourquoi ? Rien n’est acquis. L’écrivain belge le prouve en quelques phrases.
Commémorer signifie partir du principe que les mêmes atrocités peuvent se reproduire demain et que l’on ne doit surtout pas trop se faire confiance. […] Les bourreaux et les victimes étaient tous des être humains. Comme vous. Comme moi.
brunoaleas