Sarah Kinsley, l’avenir de la pop ?

Si en Europe, beaucoup de gens sont passés à côté du phénomène indie du moment, l’Amérique, elle, a la vision. Sarah Kinsley, révélée notamment grâce à son titre « The King » sur TikTok, est absolument l’artiste sur laquelle se brancher en 2026.

Elle fait partie de la génération d’artistes émergents, créatifs mais surtout polyvalents. Formée dès l’enfance à la musique classique, puis passée par des études en ingénierie du son, elle développe un univers mélodramatique qu’elle maîtrise avec une précision remarquable. 

Après plusieurs EP aux ambiances introspectives et mélancoliques, elle dévoile en 2024 son premier album, Escaper. Honnêtement, ça claque. C’est un album qui sait varier dans l’intensité des morceaux qu’il propose, sans pour autant qu’il y ait d’incohérences. Il reste énergique, malgré des thèmes comme la quête de soi ou le désir d’évasion qui peuvent vite devenir lassants et finir en bruit de fond. 

Escaper, c’est un album que j’aime qualifier de graphique, parce que les prods sont minutieusement travaillées et permettent de le vivre de manière immersive. 

Certains sons me font par exemple penser à des décors de dark fantasy, tout en restant pétillants et modernes, créant un super contraste. Une forme de nostalgie dans laquelle on se projette s’impose et c’est là que la magie de Kinsley opère.

Plus récemment, l’artiste a dévoilé Fleeting, un EP à la fois plus moderne et plus épuré, qui se démarque par un style électro-pop qui  pulse entre des percussions tonitruantes, des nappes de synthés texturées et la voix aérienne de l’artiste. 
S’il ne fallait retenir que quelques titres de sa discographie, peu importe l’humeur ressentie, on pourrait citer « Fleeting », « The Escape », « Reverie », « Lovegod », « I’m not a mountain » ou encore « Cypress », dont le clip, aux couleurs saisissantes, mérite largement le détour.

Smash
Photo ©Dillon Matthew

Publié le 15 mai 2026