Films

TB3

Tim Burton en quelques lignes / Ed Wood

Tim Burton marque les esprits. Comment définir ses astuces ? Le cinéaste présente souvent des personnages au cœur d’or. Les récits attirent enfants et adultes. Son imaginaire illustre bel et bien de farfelus protagonistes baignant dans divers décors à la fois macabres et baroques. Mais il s’y note généralement une touche féerique.
Avant que mes cheveux blancs envahissent entièrement ma tête, analysons en quelques phrases certaines de ses œuvres.
Continuer la lecture

lv

Le Mal contourné par Miyazaki

L’égoïsme est un thème extrêmement fascinant. Peu importe sa nature, l’être humain ne peut échapper à cet état d’esprit.
Le cinéaste Hayao Miyazaki exploite ce sujet à de nombreuses reprises. Là où deux poids, l’Homme et la Nature, tentent de s’équilibrer dans ses productions, une autre parenthèse est à noter. L’artiste nippon expose les mortels et leurs sacrifices. 

Ne passons pas en revue toute l’orfèvrerie visuelle du maître de l’animation. Le Vent se lève retient mon attention. Non pas qu’ils soit mon Miyazaki favori. Cependant, il présente bel et bien un récit pertinent. Il s’articule autour d’une histoire vraie : le destin de Jiro Horikoshi (1903-1982). Cette figure conçoit le Mitsubishi A6M Zero. L’appareil est considéré comme l’un des meilleurs de la Seconde Guerre mondiale. Il reste pourtant associé à une sombre période du militarisme japonais (propre aux missions kamikazes de forces aériennes). Continuer la lecture

stopétitions

Que révèlent les pétitions fanatiques ?

Quelques événements ont divisé les fanatiques : Star Wars VIII, le final de Game of Thrones, celui de l’Attaque des Titans. Ces fanatiques décident alors de lancer des pétitions. Pourquoi ? Pour tourner ou écrire leurs œuvres fétiches d’une autre manière… quelle bouffonnerie.
Je déteste les ultimes séquences de GoT. Néanmoins, je ne désire pas voler la plume d’un/e auteur/e.
Continuer la lecture

mrfox

Anderson et la perfection

On dit qu’il existe deux types d’artistes : les jardiniers et les architectes. Les premiers créent de manière désorganisée, laissant les idées voyager entre leurs deux oreilles, voguer au gré du vent et, peut-être, germer dans une des terres fertiles de l’imagination.

La méthode des deuxièmes est radicalement différente. L’architecte construit ses œuvres comme on construit une tour : d’une idée viennent les plans, des plans vient la structure, puis seulement, la construction. L’architecte sait où son œuvre va atterrir avant même son instrument. Bien avant l’atterrissage de la plume ou du pinceau sur le support de création.
Bien sûr, une méthode n’est pas supérieure à l’autre. Il ne s’agit-là que de différences dans la façon d’aborder la création. De plus, c’est une division dichotomique, qui n’est à considérer que de manière abstraite dans un milieu aussi vague et riche que la création artistique.

Mais les œuvres, parfois, se retrouvent empruntes d’un style correspondant plus à un extrême qu’à un autre. Là où le style jardinier pourrait être décrit par des termes tels que « vaporeux »,
« vague », ou « déstructuré », le style de l’architecte est synonyme d’un nom : Wes Anderson.
Continuer la lecture

pan

Perdu dans Le Labyrinthe de Pan

ATTENTION SPOILERS

Sombre. Le Labyrinthe de Pan est une œuvre très noire. Peu après la guerre d’Espagne, la jeune Ofelia rencontre un faune. La créature lui déclare qu’elle est la princesse d’un monde souterrain. Elle doit alors réussir trois épreuves pour obtenir son titre.

Cette création hispano-mexicaine partage des propos et un visuel frôlant les ténèbres. Elle développe 2 thèmes : la joie finie de l’imaginaire infantile et la tristesse infinie d’une guerre civile. Continuer la lecture

soul3

Soul : dialogue d’âmes

Quoi de mieux que la compagnie à la lampe pour éclairer ces temps obscurs ?

Après de nombreux succès qui ont fait sa renommée, Pixar revient à la charge avec un nouveau long métrage : Soul. Une fois encore, c’est Pete Docter qui est aux commandes. La-haut, Monstres&cie, Toy Story, Wall-E… Le studio d’animation doit beaucoup au réalisateur américain, signant de son nom ses films les plus emblématiques.

Joe Gardner, professeur de musique dans un collège de New York, saisit l’opportunité de sa vie. Aspirant pianiste de jazz, il a l’occasion de jouer avec une star locale. Mais alors qu’il s’apprête à réaliser son rêve, il chute et tombe… Dans le coma. Continuer la lecture