LaCarriereFest_20180818_03468 (c)Olivier Calicis

La Carrière Festival remet le couvert

Après une première édition soldout, La Carrière Festival revient avec son lot de découvertes musicales.

La Carrière est en passe de devenir le rendez-vous estival des amoureux de musique indépendante. Ce festival à taille humaine se déroule le 17 août, le long du Burnot, entre les villages de Bioul et d’Arbre, à 20 kilomètres de Namur, et propose une ambiance conviviale, un cadre naturel, des produits locaux… Mais surtout une programmation musicale hétérogène qui mêle pop, slacker, folk, post punk, kraut et électro. Une diversité des genres qui réunit les plus vieux comme les plus jeunes.

Cette année, il est également possible de profiter un peu plus de l’évènement avec un brunch matinal et un concert (John Moods) le dimanche 18 août. ‘‘L’an dernier, plusieurs familles souhaitaient rester plus longtemps au festival’’, note César Laloux, organisateur de l’événement qui revient pour une deuxième édition. ‘‘Cette forte demande a amené à l’idée du brunch… Un moyen de rassembler une fois de plus les festivaliers’’.

LaCarriereFest_20180819_2-17 (c)Olivier Calicis
Du belge, de l’allemand, de l’américain

‘‘La philosophie du festival n’est pas de reposer sur une tête d’affiche, tous les artistes sont sur le même pied’’, affirme César Laloux. De nombreux groupes belges aux styles divers et variés (Tonsils, Judith Kiddo, Bimbo Delice) participent au festival. Ils sont rejoints par les Allemands de Sea Moya et l’Américain Juan Wauters. Les premiers se posent en tant qu’héritiers des Pink Floyd et se rapprochent de Tame Impala dans les sonorités.
Le second, originaire d’Uruguay, a composé deux albums, l’un en espagnol, l’autre en français, mixant ces deux cultures. De son voyage d’Amérique du Sud, il en retire des chansons accompagnées de guitare sèche, de flûte ou même de saxophone. ‘‘Juan Wauters mêle un côté indépendant et expérimental à son chant espagnol. C’est quelqu’un de très attachant qui parle à pas mal de personnes’’, le qualifie César Laloux.

Succès des festivals à taille humaine

Le succès des festivals de petite taille ne cesse de croître ces dernières années. Notamment Olt Rivierenhof à Deurne, Deep in The Woods à Hastière, et bien entendu le Micro Festival liégeois. ‘‘On est complet chaque année. On essaye de faire en sorte que le prix reste accessible et que l’ambiance soit toujours conviviale’’, clarifie l’un des organisateurs du Micro.
Il ajoute que parmi un public allant de 20 à 60 ans, les plus admiratifs annoncent sur les réseaux sociaux qu’ils font entièrement confiance aux organisateurs à chaque nouvelle programmation.

César Laloux résume parfaitement ce succès: ‘‘Les gens cherchent une expérience différente de celle des grands festivals, où les festivaliers sont noyés dans la masse. A partir de 25 ans, les gens désirent une autre manière de vivre un festival. La Carrière, Le Micro, Deep in The Woods et d’autres, proposent un certains confort, un petit espace et plus de proximité d’écoute’’.

DRAMA

Photos ©Olivier Calicis

Article paru également à La Libre Belgique.

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